Anglais : she
3. En d'autres termes, il n'y a aucune différence entre les adjectifs possessifs et les pronoms possessifs.
d' zamenhof : espéranto
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Les adjectifs et pronoms des 3 premières colonnes prennent la marque du pluriel et celle de l'accusatif; tous les autres mots sont invariables.
Les mots de la 3" ligne sont tantôt les antécédents des mots de la 2", quand ceux-ci sont relatifs, et tantôt leurs répondants, quand ils sont interrogatifs. On leur ajoute ci quand on veut désigner un objet rapproché : tiu-ci, celui-ci; tio-ci, ceci; ci, tie-ci, ici. Pour donner aux relatifs le sens indéterminé, il suffit de leur ajouter ajn : kiu ajn, qui que ce soit; kia ajn, quel que soit; kie ajn, n'importe où ; kiam ajn, n'importe quand.
Les principaux pronoms indéfinis sont :
alia, autre; cetera], les autres; kelka, quelque; multa, nombreux (multe, beaucoup); tuta, tout entier; sama, te même (L. idem). Même (L. ipse) se traduit par mem (adverbe invariable).
Le verbe est invariable en personne et en nombre. 11 a une con. jugaison absolument uniforme, qui s'effectue tout entière au moyen de six terminaisons : -as pour le présent, -is pour le passé, os pour le futur, -us pour le conditionnel, -u pour V impératif-subjonctif, et -i pour Vinfinitif. On doit y ajouter six autres terminaisons pour les participes actifs et passiTs :
Actif.
Passif.
Présent :
-ant
-at
Passé :
-int
-it
Futur :
-ont
-ot
Comme on le voit, les voyelles a, i, o caractérisent respectivement les trois temps principaux, de sorte que les 12 terminaisons verbales se réduisent en définitive à 9 éléments :
a, i, o; s, nt, t; us, u, i.
La conjugaison n'emploie qu'un seul auxiliaire, le verbe esti = être, qui sert à la fois à former les temps secondaires de l'actif (avec les participes actifs) et tous les temps du passif (avec les participes passifs), sans jamais être répété ou accompagné d'un autre auxiliaire '.
1. Comme cela arrive dans toutes les langues vivantes : ic/i wûrde geliebt worden sein (D.) z=f aurais été aimé (F.) Le verbe esti se conjugue comme les autres, c'est-à-dire avec lui-même pour auxiliaire; mais ses formes composées ne servent pas d'auxiliaires aux autres verbes.
d' zamenhof : espéranto 111
V<»i4-i lo paradigme do la conjugaisou :
Voix active.
Infinitif présent : ami. aimer.
— passé : esti aminta. (woir aimé.
— futur : esti amonta. devoir aimer. Participe présent : amanta. aimant.
— passé : aminta. ayant aimé.
— futur : amonta, qui aimera '.
Indicatif.
Présent : amas. Parfait : estas aminta.
Passé : amis. Plus-que-parfail . estis aminta. Futur : amos. Futur antérieur : estos aminta.
Conditionnel.
Présent : anras. Passé : estns aminta.
Impératif-subjonctif.
Présent : amu. Passé : estu aminta.
Voix passive.
Infinitif présent : esti amata. être aimé.
— passé : esti amita. avoir été aimé.
— futur : esti amota. devoir être aimé. Participe présont : amata. qu'on aime.
— passé : amita, qu'on a aimé.
— futur : amota, qu'on aimera.
Indicatif.
Présont : estas amata. Parfait : estas amita.
Passé : estis amata. Pius-que-parfail : estis amita.
Futur : estos amata. Futur antérieur . estos amita.
Conditionnel.
Présent : estus amata. Pass<'> : estus amita.
Impératif-Subjonctif.
Présent : estu amata. liasse : estu amita.
I. Los participes, considérés comme adjoolifs, se terminent en ••; mois on peut les transformer en suhstantirs ou en adverbes (gérondifs) en changeant cette désinence en -o ou en -••
On remarquera que la combinaison du verbe être avec les divers participes permet d'exprimer bien d'autres nuances de temps ou de mode, notamment les aoristes anglais (lam going = mi estas iranta; / was luriting = mi estis skribanta) et certains temps que le français ne peut rendre que par des périphrases. Ex. : vi estis punota = vous deviez être puni (sens de futur, et non d'obligation) : c'est un passé-futur, comme vi estos punita est un futur-passé, et vi estis punita, un passé-passé.
Quant au passé rapproché et au futur rapproché, ils s'expriment au moyen des adverbes îus {justement, à Vinstant) et tuj [tout de suite) -.je viens de lire = mi jus legis: je vais écrire = mi tuj skribos.
Les verbes réfléchis se construisent avec les pronoms personnels, aux !'■'= et 2*^ personnes, et avec le pronom réfléchi à la 3'=: tous ces pronoms sont mis à l'accusatif. Ex. : mi lavas min, je me lave: vi lavas vin, tu te laves; li lavas sin, il se lave: si lavas sin, elle se lave (li lavas lin et si lavas sin signifieraient : il le lave, elle la lave).
Les verbes réciproques se construisent soit en ajoutant au verbe l'éfléchi l'adverbe reciproke, soit en ajoutant au verbe actif : unu la alian [Vun l'autre). Us se battent = i\i bâtas sin reciproke, ou : ili bâtas unu la alian.
Les verbes impersonnels n'ont pas de sujet : pluvas, il pleut.
L'interrogation, directe ou indirecte, se marque par la particule eu mise au commencement de la phrase (sans entraîner aucune inversion), à moins que celle-ci ne contienne un mot interrogatif.
Les adverbes dérivés se forment en ajoutant la désinence caractéristique -e au radical, quel qu'il soit : bone, bien: nokte, de nuit; kolere, avec colère: cetere, du reste; sekve, par conséquent; alie, autrement. Leurs degrés de signification s'indiquent comme ceux des adjectifs.
Les principaux adverbes primitifs sont : jes, oui: ne, non, ne... pas; nun, maintenant; nur, seulement ;ankan, aussi :ankoraù, encore; ec, même: jam. déjà : baldaii, bientôt: kvazaii, quasi: hieraù, hier: morgaù, demain; preskaù, presque; tro, trop ; ju pli... des pli, plus... plus...
Les principales prépositions sont : al, à, vers; de, de (origine, possession) '; en, dans; el, hors de; ekster, en dehors de; sur, sur;
\. Cette proposition traduit logiquement par après un verbe passif, comme de en français : Il est aimé de tous.
d' zamenhof : bspehanto 313
super, au-dessas de: sub, sous: antaû, avant: post. aprh: apud. auprh de: ce. chez: cirkaû. autour de: anstataû. nu lieu de: dam. pendant: gis. jn.v*/uV»: inter. entre: kontraù. ronire: kun. avec: sen, sans: per, au moyen de: pri, au sujet de; pro, à cause de: por. pour {afin de): laù. selon; malgraû, malgré.
Knliii. dans les cns où l'on h('*site entre plusieurs prépositions, ou lorsqu'nucunc no parait convonablo, on emploie la pn^position indélermim'-e je. qni p(Mjf tenir lieu de tonte antre. Kx. : plein de sable — plena je sablo : la dernière fois = je la lasta fojo '.
F.es principales conjonctions sont : kaj (<!.). et: au. oh; nek. ni: sed. mais: ja. à la vérité: jen, voici: jeu... jen. tantôt,... tantôt: do, rfo/ic:tamen. cependant: se, si: ke, que; kiam, lorsque: kvankam (L.), quoique: car. car. parce que: eu, est-ce que? si (interrogalif): eu... eu, soj7 que... soit que.
(Jnelquos-unes sont aussi des prépositions : dum. pendant que; §is. J/j.sv/hYj ce que: anstataû. nu lieu que.
Danfi-es sont couipos«'es avec des prépositions ou des adverbes : por ke, pour que, afin que: antaû ol *, avant que: se nur, pourvu que: nur se. à moins que: éc se. (juand même.
Daillenrs lin ynpas detlislindion tranchée entre lesadverbes, les préposilions^ et les conjonctions; chacune de ces particules l)ent jouer les trois rAles. Toutefois, elles prennent en général -e comme adveibes : dume. cependant: antaûe. nntérieurcmcnl: kontraùe, au contraire : plie, de plus, en outre.
I.es pai'ticides sont en général invariables. Miiis les adverbes <Mi e pi'enntMil In de l'acrusatif dans certains cas détinis par la syntaxe.
Parmi les inlcrjcctions. citons : adiaû. ndieu: ve (D.. !-.\ malheur.
Syntaxe.
l^'article défini s'emploie devant un nom générique pour marquer, soit qu'il d»''siLrne la lofalitf' de <e«i f»bjef«i. soit qu'il
1. Un pliilolofrue do nos collègues nous disait que Pinvention do je e»l un trait do pônio iinpuistiquo. En ctTot. peu importe, lo plus souvent, le sons do in proposition, pourvu qu'il y on nil uno. qui marque le lion de deux mots. La nature do oo lion est détormiuoo par lo svns de ce» mots.
2. Nous no voyons pas do raison sufllsanto pour faire suivre antaû de cl. alors qu'on emploie anstataû comme eonjonrtion.
désigne un objet déterminé ^ Ex. : la homo estas mortema = l'homme est mortel : la homo kiu veuis = Vhomme qui est venu.
On ne l'emploie pas devant les noms propres ou singuliers {dont l'objet est unique) puisqu'ils sont entièrement déterminés par eux-mêmes. Ex. : Doktoro Zamenhof, papo Pio IX», rego Henriko IV^ 2.
L'accasa/i/ s'emploie :
i" Pour indiquer le régime direct du verbe. 11 importe de remarquer que l'E'spéra/iio considère, fort logiquement, tout régime unique comme un régime direct ^. Ex. : obéi la patron, obéir au père: kion vi bezonas, de quoi avez-vous besoin?
2" Pour remplacer la préposition indéterminée je lorsqu'elle est inutile, notamment avec les compléments indiquant la date, la durée, la mesure et le prix : la lastan fojon, la dernière fois; alla kvin metrojn, haut de cinq mètres: mi restes tri tagoin,je resterai trois jours: tiu ci libro kostas ses frankojn, ce livre coûte six francs '*.
30 Pour indiquer le but d'un mouvement (matériel ou idéal), quand la préposition ne suffit pas à exprimer qu'il y a mouvement : Mi iras Parizon, je vais à Paris ■'. La kato saltas sur la tablon, le chat saute sur la table (il s'y rend; sur la tablo signifierait qu'il y est). On met à l'accusatif même les adverbes de lieu : Kien vi iras, oh allez-vous 1 Réponses : domen, à la maison: hejmen, chez moi. Li falis teren, il tomba à terre: antaûen, en avant!
En dehors des cas précédents, les prépositions gouvernent le nominatif. Par suite les prépositions al et gis le gouvernent toujours.
1. Le D' Zamenhof lui-mômc dit de l'article : « Gi estas uzata tiam, kiam ni parolas pri objektoj konataj. >• Il est vrai qu'il ajoute, pour les Slaves qui ne comprennent pas l'usage de l'article : « Se iu ne kornprenas bone la uzon de la artikulo, li povas tute gin ne uzi, car gi estas oportuna sed ne necesa. » Dua Libro, p. 17; cf. Ekzercaro, § 27.
2. Lire : Pio naùa, Henriko kvara. Remarciuons en passant que VEsperanto ne remplace jamais le nombre ordinal par le nombre cardinal, comme cela a lieu fré(juemment en français.
3. Quoi de plus absurde que nos verbes soi-disant neutres avec un régime indirect? Les verbes nuire, jouir ne sont-ils pas actifs? Pourquoi dire : nuire à quelqu'un, jouir de quelque chose, alors qu'on dit : léser, offenser qttelqiCun ; goûter, savourer quelque chose'?