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Comme se et suua on latin

armé contre les équivoques de son, sa, ses, puisqu'il a trois (et même quatre, avec sia) pronoms possessifs de la 3" pers. sing. correspondant aux 3 genres, lesquels sont naturels *.

L'emploi des temps et des modes n'est pas déterminé, comme dans nos langues, par des règles d'accord arbitraires et capricieuses, ni par les conjonctions, mais toujours et uniquement par le sens du verbe. Le choix du temps ne donne donc lieu à aucune difficulté : on dit, conformément à la logique : « S'il viendra, je serai content ».

Dans les propositions subordonnées, on emploie le présent, le passé ou le futur, suivant que le fait exprimé par le verbe est présent, passé ou futur par rapport à celui qu'exprime le verbe de la proposition principale. Ex. : Je crains qu'il ne perde son procès, mi timas ke 11 perdos (futur) sian proceson; je n espère pas qu'il vienne, mi ne espéras ke li venos ; je croyais que vous étiez médecin, mi kredis ke vi estas kuracisto.

Pour l'emploi des modes le D"" Zamenhof n'a énoncé aucune règle, ce qui ne laisse pas d'être embarrassant pour les novices, car cet emploi est très variable suivant les langues, et donne lieu à une foule d'idiotismes. M. de Bevufront s'est efforcé de régulariser cet emploi en formulant les préceptes suivants^. L'indicatif est le « mode de la certitude »; on doit l'appliquer à tout fait positif ou présenté comme tel. Ex. : Je crois qu'il pleut, mi kredas ke pluvas; je ne crois pas qu'il pleuve (maintenant), mine kredas ke pluvas; je ne crois pas qu'il pleuve (plus tard), mi ne kredas ke pluvos. Comme on le voit, la présence de la négation dans la proposition principale ne change pas le mode du verbe subordonné.

L'interrogation, soit directe, soit indirecte, n'influe pas davantage sur le mode : Croyez-vous qu'il pleuve, eu vi kredas ke pluvos? Je doute qu'il vienne, mi dubas eu li venos ; je ne doute pas qu'il ne vienne^, mi ne dubas ke li venos.

Le conditionnel est le mode de la condition et de la supposition :

1. En allemand, où la même distinction existe, les pronoms du masculin et du neutre sont identiques; et comme le genre n'est pas naturel (le mot Weib = femme est du neutre!), on ne sait jamais si sein se rapporte à une personne ou à une chose. Ajoutons que ihr peut signifier à la fois : son (à une femme), voItc et leurl

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