‹ Histoire de la langue universelleChapitre 165 sur 296 · THE AMERICAN PHILOSOPHICAL SOCIETY · texte numérisé non relu

THE AMERICAN PHILOSOPHICAL SOCIETY

Au moment du plus grand succès du Volapûk, YAmerican Philosophical Society (fondée par Franklin en 1743) mit à l'étude la question de la langue universelle, et nomma, le 21 octobre 1887, un Comité « pour examiner la valeur scientifique du Volapûk ». Nous croyons devoir résumer l'intéressant rapport de ce Comité, car il contient un véritable programme théorique de langue internationale *.

Le Comité commence par constater le besoin croissant d'une langue universelle auxiliaire. Depuis que le latin, puis le français, ont cessé de remplir cet office (pour les savants au moins), toutes les nationalités ont tenu à honneur de publier leurs productions dans leur propre langue; il en résulte qu'on a maintenant des ouvrages scientifiques en roumain, en tchèque, en suédois, en magyar, en arménien et même en japonais. La confusion des langues est telle, que Max MOller en était réduit à supplier (en vain d'ailleurs) ses confrères de se borner aux six langues suivantes : D., E., F., L, L., S.; remède bien insuffisant, ajoute le rapport, car quel est l'étudiant qui peut apprendre seulement à lire ces six langues? D'ailleurs, les commerçants et les voyageurs ont besoin, eux aussi, d'une langue internationale qui soit simple et facile. Le Comité constate que cette création

1. Report of the Committee appointed Oct. SI, 1887, to examine into Ihe scientific value of tlie Volapûk, presented to the American Philosophical Society, Nov. 1887, 12 p. in-8". Publié ap. Nature, t. XXXVIII (1888). Le Comité so composait de MM. Daniel Brinton, président; Henry Phillips et Monroe Snyder. M. Brinton a publié depuis, en 1889, un opuscule intitulé : Ai7ns and Ti-aits of a World Lanquage, ap. Proceedings of the American Association for the Advancement of Science, t. XXXVIl.

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