‹ Histoire de la langue universelleChapitre 177 sur 296 · V. HOINIX : ANGLO-FRANCA · texte numérisé non relu

V. HOINIX : ANGLO-FRANCA

met avant son substantiT; mais, s'il est accompagné de comph^iiuMils, il s»' inrl aprôs.

I/ordrc iionual do la phrase ost le même qu'en anglais. Mais il n'y n qu'une seule i^gle absolue : Le régime direct ne doit Jamais être riilrr If sujet et le verbe {conlrmvcmoiiï à l'usagr français pour les l>roin»ms!. Cette rt*gle est nécessaire pour éviter toute équivoque • Il l'altstMiti' (le l'accusatir.

Vocabulaire.

Le vocabulaire, comme ou sait, est cntit^rement français, à l'exception de 130 mots anglais (dont l'auteur donne la liste), qui sont toutes les parlicules : articles, pronoms, adverbes simples, prépositions et conjonctions. On en a déjù vu cpielquesuns.

Les mots empruntés au français sont donc les sut}stanli/s, les ittljectifs et les verttes (sauf les verbes auxiliaires, qu'on a vus plus haut).

Les subslunlifs et adjectifs sont pris sous la form»- qu'ils ouf an singulier et au masculin.

Le radical des verbes s'obtient en supprimant au participe présent français la terminaison -<i/i/. Cela revient à supprimer à l'infinitif la terminaison -er, -ir, oir, ou -re, mais dans les verbes réguliers seulement. Pour les verbes irréguliers, on doit suivre la l"^^ régie, et non la i", dont le résultat serait ililTérent. L'auteur donne la table des radicaux de ces verbes, pour les lecteurs (jui ne savent pas le français.

L'auteur fait exception à la règle générale en faveur des mois internationaux, et pose le principe suivant :

Quaml un mot esl internationalement compris, on doit le préférer au mol iniiicpié par les régies générales de VAnylo-Franca.

Les mots internationaux admis en vertu de ce principe sont : l* les noms de nombre: 2" les mots suivants, empruntés au latin ou au français : nil. satis. per. pro. contra, versus, via. de novo. in toto: encore, ensemble, environ.

L'admission de ces mots internationaux devra être di< i.i. ■ par r.Vcadémie internationale.

Les noms propres (y compris les noms géographiques) garderont leur forme natiouabv On «lira et écrira :

Aristoteles. Horatius : London, Kœln, Wien, Mûnchen. Regensburg. Firenze; Deutschland, England, France; deutsch, english, français.

L'auteur a écrit en Anylo-Franca, comme appendice à son opuscule, une General Revue and Critique of the divers essais ivhich hâve been faisedfor to etabliss an international langue, où on lit par exemple les phrases suivantes :

The peuples of the Orient trouv theyselfs in an embarras encore more grand wen they voul to entam commercial relations with

Europe Un pouv to demand, if ' more soon ^ than to hâve

recours to an artificiel langue, it would not be préférable to adopt as international langue some un ^ Européen idiome...

Voici encore deux phrases d'Amito-Francn :

Me pren the liberté to ecriv to you in Anglo-Franca... Me hâve the honneur to soumett to you's inspection the prospectus of mes objets manufactured, which me to you envoy here-inclued.

Critique.

Les considérations théoriques et pratiques qui ont inspiré Y Anglo-Franca semblent judicieuses et acceptables: toutefois, on ne peut raisonnablement restreindre à deux langues la base d'un lexique vraiment international : il faut en admettre au moins trois (D., E., F.) ou, plus équitablement, six (D., E., P., L, R., S.) comme V American Philosophical Society l'avait proposé.

L'auteur a si bien senti qu? fa base lexicologique était trop étroite, qu'il a adopté subsidiairement le principe de l'internationalité, qui viole son principe primitif, et qui, poussé à ses dernières conséquences, le ruinerait entièrement, car il suffd à lui seul à constituer un lexique.

Le défaut capital de V Anglo-Franca est le manque d'iiomogénéité, non pas tant à cause du mélange des radicaux anglais et français (l'anglais offre un mélange de radicaux latins et germaniques bien plus hétérogène encore) qu'à cause du contraste violent entre la grammaire anglaise et le vocabulaire français K

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