Comme V Espéranto, qu'il cite à ce sujet p
STEMPPL : MYRANA 407
pierre; stonoso, plein de pierre (comme : gaudioso, plein de Joie, Joyeux). Exemples de contraires : inkontent, imprudent.
F.e suflixe -on est nupmentatif : lt« suffixe -el dimimilif: le suflixe -fu jx^joralir.
Parmi les préfixes verbaux, on remarquera per idaiis peragrar. perrumper, perkurje, perfluje) qui a un tout autre sens ijue dans l<>s adjeilirs (où il marque le siq)erlalif absolu), si tant est qu'il en ait un (comme dans perturbar, perverter, permitter).
I.e préfixe re- indique à la fois la répétition ^D. u;j>f/»T) et le retour (I). zurnck).
Les mots comi>nsés se forment, comme en allemand, en juxtaposant les racines, la principale en dernier lieu : voldelingna = langue universelle.
Ou ne «loil pas oublier, en jugeant le ^fyrana, que ce n'est qu'un projet sans vocabulairç; son caractère hésitant et flottant s'explique et se justifie, dans une certaine mesure, par Ma modestie de son auteur. Peut-être, de peur de ressembler à Mgr SciiLEYER, est-il tondté dans l'excès contraire: trop de latitude et trop de tolérance. Il en résulte une grammaire compliquée el peu homog«'»fie : l'auteur hésite entre le synthétisme el l'analytisme, d'où ses deux ou même trois déclinaisons, et ses deux formes pour les degrés de comparaison. Il se défie de la méthode (I priori, et ne veut pas soumettre à des règles générales la forme lies mots, ce qui l'oblige à ailmettre des variantes. Il reproche au \olai)iil< d'employer des flexions arbitraires empruntées à l'alphabet (a, e, i, o, a): mais il emploie, lui aussi, pour la conjugaison, des formes entièrement a priori, notamment des préfixes qui rendent le radical verbal méconnaissable, ce qui produit une conjugaison extrémemeid compliquée et ardue. De niéme, dans le vocabulaire, qui est en principe <i posteriori, il aihuet des formations a priori comme celles-ci (imitées du \ohiptik) : isu, à présent: ezn, depuis un instant: asa. auintravant : aiazu, ({ y a longtemps; oiu, ensuite; oiozu, plus lard. De même : idag, aujourd'hui: edag. aujourd'hui fwur la première fois; adag. hier: aiadag, avant-hier: odag, demain; oiodag, après-demain.
En somme, ce système, fondé sur des principes judicieux, manque de simplicité, de régularité et de décision.
J. STEMPFL : COMMUNIA ^
Le même auteur a réformé et simplifié son projet de langue internationale pratique dans un second ouvrage, où il le nomme Communia. Les principes sont toujours les mêmes. L'auteur ne donne que la grammaire de sa langue, et adopte provisoirement le vocabulaire latin, en faisant subir aux désinences des modifications légères et l'égulières. Mais, comme le vocabulaire latin contient beaucoup de mots aujourd'hui inutiles, et manque de termes concis et précis pour beaucoup d'idées modernes qu'il ne peut rendre que par des périphrases, on devra l'enrichir de mots empruntés aux langues vivantes; on formera donc un vocabulaire éclectique dont le lexique latin sera la base, mais qui comprendra des mots des diverses langues modernes, et avant tout les mots internationaux. Le Communia ne sera donc pas un simple néo-latin, mais une langue complète et autonome, quoique dérivée du latin. Nous ne recommencerons pas en entier l'exposé de la grammaire; nous signalerons seulement les points où elle diffère de la grammaire du Myrana.
Grammaire.
Ualphabet comprend, en plus, 2 consonnes nouvelles : ph (/) et zh {tch). A la règle de l'uniformité de prononciation, deux consonnes font exception : c, qui se prononce ts devant e, i, a, 6; et t, qui se prononce ts devant ia, io, iu. Il est vrai qu'on pourra
1. J. Stempfl : Communia oder internationale Verkehrssprache, 72 p. in-10 (Kempten, Dobler, 1894).
STEMPFL : COMMUNIA 409
remplacer dans ces cas c et t par i, cl c par k dans les autres
cas (ce qui nhoutit A In suppression de c).
L'article défini rsl toujours le: Vnriicle ituUjïni est en, et il y a un article partitif : dû (F.) : dû vin. dû pane.
pour les substantifs, l'auN'ur n'ndiucf plus qu'une diVlinaison, ni»nlyfi(|u<' pour le g» iiilif c>t lo ilntif (marqués par les pnrliciiles di cl ail. synthétique pour l'accusatif (marqué par la désiufnce -n ou -en). On décline donc comme suit :
Sing. N. vir. honinu-. le kasa, la maison.
G. di vir di le kasa
D. ai vir ai le kasa
A. viren le kasan
Plur. N. vires le kasas
G. di vires di le kasas
D. ai vires ai le kasas
A. virens le kasans
Pour les dey r es (le comparaison, l'auteur admrt encore les tjeux systèmes, le synlhéfique, avec -ior, -isso; et l'analytique, avec plur et pluss. De même, pô (peu) n pour drprés : pôr <'t pôss.
Les noms de nombre sont : un. dui, tri. quadri. quini, sexi. sepli. octi. noni, dezi: dezinn. 11: dezidui. 12: dezitri. 1.3:... dniges. JO; triges, '^0: quadrages. quinquages. sexages. septages. octages. nonages : centi. lOO: duicenti. tricenti. quadracenti. r\*\ i-omine les dizaines): mille. 1000: milion.
Les nombres ordinaux sont : prim o . secund o\ trit o^, quarto^ quint(o}, sexto, septimo, octavo, nono, dezimo. Les autres se forment en général en ajoutant -(i mo au nombre cardinal : duigesimo, centimo. millimo ou centesimo. millesimoV
Los nombres nndtipUeatifs se forment an moyeu du sulTixe -es
(Ml ies : unies, duies, tries dezies. duigesies (ou dnigies)....
centies... millies...
Los nomf)res fractionnaires se forment au moyen du suffixe el • >ii -tel : secundel on duitel, tritel. quartel. quintel... dezitel. duigestel, centitel, millitel.
Les pronoms personnels sont, au nominatif: mi, tu, el(loi. ela, lô; nui, voi, loi. lai. Le génitif et le datif sont marqués par di et ai. Laocusatifest : me. te. elen, élan.... : nos. vos. los. las. Il y a aussi un nous et un vous de cérémonie : Nois. Vois: accusatif : Noisen. Voisen. On se dit on ou oi. Le pronom rèjlèchi est se. Les adjectifs possessifs sont : min. ten. Ion. lan: noter, voter. Ior.
lar. Son et san correspondent au pronom réfléchi ; noster et vester, à nois et vois.
La conjugaison est bien simplifiée '. Tous les infinitifs se terminent en -re. L'indicatif présent est le radical verbal, qu'on obtient en supprimant la terminaison -re de l'infinitif. L'imparfait se forme en y ajoutant -ra, le parfait, -va, le plus-que-parfait, -vera, \e futur, -ro, \e futur antérieur, -vero.
Le subjonctif s'indiqne en infléchissant la voyelle finale de l'indicatif, c'est-à-dire en changeant a en a et o en ô.
Le conditionnel se forme en ajoutant -riâ à l'indicatif (présent et parfait ^).
L'impératif de la 2'' pers. sing. est semblable à l'indicatif présent : on y ajoute -te pour avoir la 2^ pers. plur.
Les infinitifs passé et futur se forment au moyen des terminaisons -vare et -rore (c'est-à-dire de la terminaison -re ajoutée à l'indicatif correspondant).
Les participes présent, passé et futur dérivent des infinitifs correspondants en changeant -re en -nt, sauf pour -ire qui donne -ient.
Indicatif.
Présent : lauda, aude, crede, audi.
Imparfait : laudara, audera, credera, audira.
Parfait : laudava, audeva, credeva, audiva.
Plus -que-parfait : laudavera, audevera, credevera, audivera.
Futur : laudaro, audero, credero, audiro.
Futur antérieur : laudavero, audevero, credevero, audivero.
Subjonctif.
Présent : laudà, audâ, credà, audiâ.
Imparfait : laudarà, audera, credera, audira.
Futur : laudaro, audero, credero, audiro.
Conditionnel.
Présent : laudarià, auderiâ, crederià, audirià.
Passé : laudavarià, audevarià, credevarià, audivariâ.
1. L'auteur donne encore au pluriel des verbes la finale -s, mais elle est facultative.
2. Ici encore l'auteur admet une désinence -rein pour traduire un mode spécial à l'allemand {il doit, il devrait).
8tempfl : communia 411
Impératif.
2* pors. sing. . lauda. aude. crede, audi. 2« pcrs. phir. . laudate, audete. credete. audite.
Infinitik.
Présent : laudare. audere. credere, audire.
Passé : laudavere. audavere. credavere. audivere.
Futur : laudarore. audarore, credarore. audirore.
PAllTlt:il'K.
Présent : laudant, audent, credent, audient.
Passé : laudavant, audevant, credevant. audivant.