Verbes à sens actif ou neutre et à forme passive
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inche. -à transforme un adjectif en un substantif abstrait : bono, {le) bien; novô, (du) nouveau. Le suffixe -ach indique Vépouse de.
Les muts composés sont le plus souvent pris tout faits dnns los langues naturelles : agrikel (L. agricola), cuUivateur.
L'nul»Mir doiuu* un petit vocabulaire qui fournit des exemples «le la formation des mots. Les racines sont presque toutes cmpruntt^es au latin. Exceptions : bam, arbre (E. beam), à côté de arbor: jar, année, à côté de anno. Los noms d'arbres ont la drsinence nuise, -o, et les noms de Irurs fruits n'en diffèrent qu«* par la désinence féminine -a : fica, figue; lico, figuier '.
Les adj«*ctifs ont assez souvent les terminaisons -i, -al. -il, -in. -os. On remarque un suflixe pernjanitpie : -arti {artig D.i. de l'espèce de — , semblable à — .
Les (h'rivalions suivent l'cxomplf du latin, dans toutes ses irn'gularift's : faber, fabrik: pater, patri (paternel), patria : nome ou nomen. nominare: canere ou cantare. cantor; scribere. scriptor ou scribo: pingere, pictor: tegere. tect {loUy. respondere. respons: agere. act : errare. error; ridere, risu; vivere, vita; mentire, mendaz (r/ie/iso/i(/c); miscere, mixtur; torquere. tormento: solvere. soluz (paiement). Certaines sont mt'mc plus irr«''gulii*res (pirn laliii i\ cause d'une d«''formation germanique : nebel. nebulos; insel. insulan.
Daulrcs sont arbitraires : studiu {étude), studio {étudiant : opercule [opuscule); salire {saler, et non salir ou sauter); navabl (navi- (fable) ne vient pas de navare (s'occuper de).
L'auteur s'est efforcé d'éviter les bomonymies des radicaux lafins; il y a parfois réussi : mensa {table), mense (mois), mente {espril) ; auro {or), aura {souffie , aura {oreille); fnrara (voter), furire (être en fureur) ; sedare {calmer], sedere (être assis).
D'autres fois, il a été moins heureux : manu {main^, manu [le malin, adv.); post (poste), post (après); querere {cherchera pourrait venir du verbe déponent queror (se plaindre). Aussi bésile-t-il • (uelquefois entre deux radicaux : iter et itiner, sciere et sapere. computare et contare.
Lulin il admet sans difficulté qu'une mémo idée puisse se traduire par plusieurs mots, et, ce qui est plus grave, qu'un même mot (une préposition par exemple) puisse avoir plusieurs sens.
1. (Test juste l'inverse de la règle adoptée par J. Lott et d'autres (à l'imi-
tation du latin).
Il compte sur le contexte pour distinguer ceux-ci, comme dans toutes les langues naturelles.
On voit par ces dernières remarques que l'auteur pousse à l'extrême la méthode a posteriori : il a un respect excessif pour les anomalies des langues naturelles, et n'ose pas imposer à leurs racines une régularité absolue, de peur de tomber dans l'artificiel et l'arbitraire du Volapiik. Aussi ses dérivations n'offrent-ellcs aucune luiiformité, et ne peuvent être apprises que par l'usage, comme en latin et dans les langues vivantes, ce qui rend la langue plus difficile et surcharge inutilement la mémoire. C'est le principal défaut du vocabulaire. Quant à la grammaire, elle est bien plus analytique et plus simple que celle du Myrana, surtout dans la conjugaison, entièrement inspirée du latin. L'auteur a heureusement renoncé aux préfixes arbitraires du Volapiik, et exprimé toutes les flexions par des suffixes harmonieux et suggestifs. Pourtant, là encore, il flotte entre le synthétisme et l'analytisme : à côté ou au lieu de sa conjugaison systématique, il admet des auxiliaires. Peut-être aussi crée-t-il trop de formes : par exemple, le participe absolu est évidemment superflu. Il est vrai qu'il prévoit l'objection, et y répond en conseillant de négliger les formes qu'on trouvera inutiles. Quoi qu'il en soit, ce projet est entaché, comme le précédent, d'une indécision regrettable, quoique fort respectable : car elle provient de l'excès de conscience de l'auteur. Il faut reconnaître à son honneur qu'il a donné un rare exemple de modestie et de conscience en entreprenant lui-même la réforme et la refonte de son premier système ; et que, si le second n'est pas encore parfait, il marque un progrès notable sur le premier, et a fortiori sur le Volapiik. Enfin, on doit lui savoir gré d'avoir appelé de ses vœux l'institution d'une Académie de langue internationale pour perfectionner, développer et fixer dans tous ses détails le projet qui aurait été choisi.