‹ Histoire de la langue universelleChapitre 183 sur 296 · D' ROSA : \0V LATIN · texte numérisé non relu

D' ROSA : \0V LATIN

Lr i\'ov Latin du D"" DvNiELE RosA procède do la nuMno idro f|uc la Liiujua tl«« Henderson, d<»iit l'auteur sVsl inspin'*, «'l à laciucllo il compare son projet. Le D' Rosa écarte d'abord les deux solutions <|ui consistent i\ adopter une langue vivante ou une langue morte telle quelle, et opte pour la création dune langue non- \t'lle. Mais, pour que cette langue nouvelle puisse être adoptée el universellement employée, il faut qu'on n'ait pour ainsi dire pas la peine de l'apprendre : • 1° Klle doit pouvoir tMre lue par tous les savants sans préparation, ou seulement après la lecture de quelques lignes d'explicati«m préliminaire; 2" elle doit pouvoir être écrite sans dil'liculté après la lecture de quel<iues pages il'explication, et sans avoir besoin d'un nouveau dictionnaire ». Tel est le programme que le \ov Latin se propose de remplir, il qu'il remplit effectivement. Comme l'indiiiue son titre, c'est une langue artificielle qui a pour base le vocabulaire latin.

Grammaire.

I/al|tlinl)et est naturellement l'alphabet latin, sans l'y : synlnre --Vcrit sintax. La prononciation est la prononciation latine. On est tenté de demander : Quelle prononciation latine? car il

I. Le S'ov Latin, international identifie lingua super nalural bases, par le D' Daniele Rosa, direclour du Musée zoologique de Turin (aujourd'hui directeur de l'Institut 7!oologi(|ue de l'Université de Mmléne). Extrait du Bolletfino dei Musei di Zoologia ed Analomia coiuparata delln H. (Jiiicersita di Torino, vol. V, n° 80, l.") octobre !8".K) (Torino, Carlo ClausenK Cel opuscule (10 p. 8") est entièrement rédigé (sauf une note préliminaire de 14 lignes) en Sov Latin même, ce qui prouve que celle langue esl In"*» fooile il lire... quand on sait le latin.

y en a autant que de peuples qui parlent latin. L'auteur répondrait sans doute : « La prononciation italienne. » L'accent des mots latins serait conservé (ce qui implique que chacun doit savoir l'accentuation latine).

11 y a un article défini :1e (sing.), les (plur.); et un article indéfini: un (sing. seulement).

Les substantifs et les adjectifs ne se déclinent pas (ils sont réduits à leurs radicaux). Les cas sont remplacés par des prépositions (de, ad, etc.).

Le genre est naturel, ou plutôt, il n'y a de genre féminin que pour les personnes et les animaux du sexe féminin. Il n'affecte que les substantifs et les adjectifs substantifîés.

Le pluriel est indiqué par la terminaison -s ou -es (suivant des règles d'euphonie). Il n'affecte les adjectifs que lorsqu'ils ne sont pas joints à un substantif.

Les degrés de comparaison seront indiqués, soit comme en latin, soit par des particules (plus, mult, vere, etc.).

Les nombres cardinaux sont les latins abrégés et régularisés : un, du, tre, quat, quinq, sex, sept, oct, nov, dec; dec-un, decdu,... vigint; trigint; quadragint;... cent;... mill...; unmillion...

Les nombres ordinaux se forment régulièrement en ajoutant au nombre cardinal la terminaison -esim : duesim, treesim, etc. Toutefois, on conserve : prim, secund, terti,...

On conserve de môme les premiers multiplicatifs : semel, bis, ter, et on forme les autres avec le substantif vices ou tempors (fois) : très vices, quat tempors *.

On supprime les distributifs latins, pourtant si commodes [bini, terni...)

Les pronoms personnels sont : me, te, il (masc), ila (fém.); nos, vos, ils (m.), ilas (f.), auxquels on ajoute hom (on). Le pronom réfléchi est se (sing. et plur.). Ils sont tous indéclinables.

Les adjectifs-pronoms possessifs sont : mei, tui, sui; nostr, vestr, lor.

Les autres pronoms sont les pronoms latins réduits à leur radical ou abrégés suivant les règles générales : ist, il, id, alter. qui, aliq, quicunq, quidam, omn, null, nihil; tal, quai; tant, quant; ips, medesim ^. Ces pronoms prennent -a au féminin quand ils ne sont pas joints à un substantif, et -s ou -es au pluriel.

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