‹ Histoire de la langue universelleChapitre 192 sur 296 · VOC.ABUL.\IRE · texte numérisé non relu

VOC.ABUL.\IRE

C'est le vocabulaire qui est, pour l'auteur, le fondement essentiel de la Langue internationale, et qui constitue In plus grande partie de son teuvre. Presque tous les mots-racines sont empruntés nu latin; quelques-uns aux langues romanes (F., I.); quelques-uns même aux langues gt'rnianiques. \i\. : iish, poisson: fink. pinson; korb, panier; ox, bœuf; soi, douane.

L'auteur hésite, en transcrivant les mots latins et autres, à supprimer les lettres d«)ubles. Et en efTet, on ne distinguerait plus kan chien de kann canne, tuyau); bal ibai de bail [balle, etc.

1. n.Tiis V, on trouve en oiilrc : ta... qua... 'te même qm'-, pos qua. après ■i'ir: secun qe. selon que: ne obstant qe : sapposit qe: si do. f>oui-vu que

- iiiianisnic : wenn doch).

2. Opindnnt. M. J. T.ott écrit: • le difikuUé de solution de il problam ne forma le gramatik ma le vokabular • {Supleni foli^, p. Si. Il est clair cjup le sujet i-si gramatik et vokabular. niors que leur plaro en fail de» régimes. Cet exoniplc prouve rutilito de roccusntif.

3. V. p. 27. Pans III. p. xxiv. elles répissaienl toujours le nnminatir.

4. Conformément nux idées de I.ii'tav. à qui l'auteur se r*l*re(IV. p. W>.

Bien qu'il prescrive de transcrire le plus exactement possible les mots internationaux, il n'a pu s'empêcher de fixer quelques règles générales pour la formation des mots dérivés, c'est-à-dire de régulariser les affixes déjà internationaux. Nous avons déjà vu qu'il forme les féminins et les noms d'arbres avec le suffixe -a, et certains autres féminins avec le suffixe -ess.

Pour les noms de ceux qui exercent une profession, il adopte le suffixe -er (D.), -ero, -era '. Si l'on y ajoute le suffixe -le, on obtient le nom de la profession ou du lieu où elle s'exerce. Ex. : tanner, tanneur: tannerie, tannerie.

Le suffixe -ier sert à indiquer le lieu ou le récipient où on loge un objet : salier, salière: candelier, chandelier.

La terminaison -ia est caractéristique des noms de pays : Germania, Italia ; et aussi de certains noms de sciences : geometria, geografia.

Le suffixe diminutif est -et ou -ette, pour les adjectifs comme pour les substantifs : operet; nerette {noirâtre).

Le suffixe augmentatif est -on : bal, balon; can (tuyau), canon [canon).

Les substantifs dérivés d'adjectifs, qui indiquent la qualité correspondante, se forment au moyen de la terminaison -ita : sanct, sanctitâ; quand l'adjectif (ou participe) se termine en -ent, le substantif se termine en -ence : sapient, sapience.

Les adjectifs dérivés de substantifs ont les terminaisons -al, -ar, -os, -ik. Ex. : mortal, natural; familiar, regular ; poros, nervos; akademik, gigantik.

Enfin les substantifs et adjectifs dérivés de verbes se forment les uns au moyen du participe passé, et des suffixes -or (pour l'agent), -iv (pour la qualité active), -ion (pour l'action) ; les autres on ajoutant le suffixe -bil (possibilité passive) au radical verbal. Ainsi formar, part, format, donne : formater, formation, formativ, formabil: vendere, vendit, donne : venditor, vendition, vendibil; audire, audit, donne : auditor, audition, audibil ^.

L'auteur adopte aussi un certain nomln-e de préfi.xes latins devenus internationaux par les mots qu'ils composent : ab-, ad-,

1. 11 conserve néanmoins le suffl.xe international -ist, là où il existe : artist, dentist, lampist.

2. Lorsque le participe passé est remplacé par le supin latin (irrégulier), c'est de celui-ci que se forment les dérivés. Ex. : scriptor, scription. Le sufllxe -bil, suivi du suffixe de qualité -ita, sert à former les substantifs

JULIl'S LOTT : MUNDOLINGUE 431

de-, dis-, ex-, in-, ko- ou kon-, mis-, pre-, re-. Il roinnn|iio le (ioiihlc sens de corlaiiis (l'nitrr eux lin- si^fiiifie tnritiM dnm, et ti\nt(H In lu^^ntion ; re- signifie tanUM lu ri''|i(Hitinn, laiidM lo n^^rossion ou Incliou coulrnire '), snns chercher à reiiuMier aux ('•'luivoques qui pcuvtMit eu résuller.

\j()ul<)us (pi'il emploie le |)r<'lixe bel- (français) pour d^^igner l;( parouJi' par alliainr : belpater. belfrater, elr.

1, auteur ne doiuie pas de règles de coni|>(>sition ; il parait d'ailleurs éviter les mots composés, et leur préférer les |>éripliras(»s à la mnni«'»re fi'aiieai«;e (ex. : buro de post. mastro de capelle). Ou trouve |K>urtaut ferrovie rt vaporinavig là eôli'- de navig de vapor) ^

\'i)iei. à titre d'érliaulillou, la traduction du l'aler que M. Jnlius KoTT a bien voulu nous eoinninuii|uer :

P:.tre nostri, résident in celé, tei nomine e sanctificat. Tel règne vole venir a nostri. Tei voluntate e exequer ne solu in cele ma eti in terre. Da tu a nos hodie nostri quotidian pane, et pardona a nos nostri debiti. qua eti noi pardona al nostri debitores. Ne indace tu nos in tentatione, ma libéra nos de omne maie.

\ <»ici uu aidre spéciuicu i\r Muiulolingue ^ :

Amabil amico.

Con grand satisfaction mi ha lect tei letter de le mundolingue Le po::cibilità de un universal lingue pro le civilisât nations ne esse dubitabil. nam noi ha tôt éléments pro un tal lingue in nostri lingues, sciences, etc. Noi trova in le cultur-lingues plus qua 7000 gênerai intelligibil expressions, quel con lostri dérivations repre senta un respectabil vocabular, sufficient pro le reciproc communication. Le simpl. latin pronunciation et accentuation facilita le parlar et l'intelliger, et le simpl et regular grammatic fa le mundolingue ad facilissimi lingue del mund. Mi propagaré le universal lingue et conquireré partisans pro ist. Adio !

do po9sil>ilit6 (ex. : possibilita). Nous remarquons que l'auteur emploii* le mot recommandabil (V. p. 7() dans lo sons : qu'on doit (et non : qu'on pi'ul) rerom)nander (traductions : D. empfi'filensh-ut'dig : E. to hf reeomrn- ■'■•■!: F. à tecommander). Do nii^mo admirabil. honorabil. respectabil. clr. Sons niari]iu^ rcspQctivomoat on alloninnd pnr wieder ot zuruck.

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