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En allemand : Wir werden gcliebt worden sein

2. Cf. \V. Vad, Altes und Neues iiber Weltsprache (1891), p. 24, qui propose estar pour être.

D' LIPTAY : LANGUE CATHOLIQUE 441

femme, et par suite vestoro, tailleur pour hommes, de Tettaro. laitleur pour dames.

11 admet un suffixe diminutir -in, et un suffixe nugmentotif -on.

Il forme alors les mots : pedo, pied d'homme: peda, pied de femme, (jui donnent en composition : pedovest, chaussure tChomme, et pedavest, chaussure de femme; et piir d)>t-ivation : pedoveston, botte d'homme ; pedavestin, soulier de femme, etc. Le cordonnier s'appellera pedevestor (-0. -a). Par opposition au tailleur, le marchand d'habits s'appellera veste-vendor.

Les degrés de parent»^ seront indiciués par les préfixes grand-, bel- et con-. Exemples : confil (-0. -a), neveu, nièce; confrat (-0, -ai, cousin, cousine (germains); conparent (-0, -a), oncle, tante. L'auteur admet toutefois sor comme synonyme de frata {sœur}.

11 admet les suffixes internationaux (surtout romans) -al, -lion (ou plutôt -cion, comme en espagnol; ex. : prononciacion internacional), -or, -ar, able ou -ible. -ur, -ist. -ism; -iq (ic ou ik; -itata (ité F., -ity E., -ital 1).. -itù 1., -idad E., idade P.); -ant. -ent (parti cipes); -ance, -ence (ou mieux : -ans, -ens).

11 forme en mt^me temps le vocabulaire catholique de tous les mots internationaux qui ont ces désinences, et il évalue leur nombre totale 10000».

Critique.

On ne peut pas juger ce projet avec la même nuiirm- <jii un système complet et achevé. Et dabortl. on ne peut guèi*c lui reprocher les lacunes de la grammaire et l'absence du dictionnaire. Il ne faut pas non plus blâmer l'auteur d'hésiter entre divers partis ù prendre, puisque ce sont des propositions entre lesquelles il laisse le choix à une autorité compétente. Nous nous bornerons à constater qu'il n'a pas pu rester jusqu'au bout fidèle t\ son principe, de ne rien inventer. Malgré sa méthode a posteriori, il a cru devoir former des mots nouveaux au moyen de suffixes déjà connus, ou même inventer des suffixes nouveaux pour composer des mots suivant une méthode purement logique. De même, il a voulu régulariser la correspondance des adverbe» interrogatifs et des conjonctions, et par suite les construire a priori (malgré les analogies plus ou moins lointaines par les-

i. Comme Julius Lott.

quelles il justifie telle ou telle flexion). Et ce qu'il y a de plus fâcheux, c'est que les voyelles-désinences qu'il a choisies pour les verbes sont les mêmes que pour les substantifs (o, a, e) et pour les adverbes (e). En revanche, à côté de ces procédés arbitraires, il admet trop d'irrégularités (degrés de comparaison des adjectifs : magne, parve, bon, mal ; conjugaison des verbes ser et aver). Les pronoms personnels n'ont pas une physionomie uniforme : les uns ont un accusatif, tandis que les autres n'en ont pas plus que les substantifs; quant aux pronoms possessifs, non seulement ils ne dérivent pas régulièrement des pronoms personnels, mais ceux du pluriel sont identiques à ceux-ci, ce qui est équivoque. D'une manière générale, l'auteur oscille entre deux principes entre lesquels il n'a pas su opter : ou bien emprunter tous les mots aux langues naturelles *; ou bien leur emprunter seulement les radicaux, et former les mots suivant des règles systématiques *. En somme, ce projet repose sur des principes fort raisonnables, et contient beaucoup d'indications judicieuses; mais il est encore informe, et il manque d'unité.

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