‹ Histoire de la langue universelleChapitre 203 sur 296 · I. Empruntée à tam, 7m«hi (L.). Pourquoi · texte numérisé non relu

I. Empruntée à tam, 7m«hi (L.). Pourquoi

pos, après; supre, sur; su, sous; ku, avec; ci, sans; o, à cause de; per, par; pro, pour, etc. Il y a aussi des locutions prépositives, comme : ni loke de, au lieu de; per medie de, au moyen de, etc.

Les principales conjonctions sont : e, et; au, ou; ne, ni; ver, mais; na, car; si, si; ke, gue; tame, cependant. Il y a des conjonctions composées avec ke (comme en français) : perke, pendant que; anteke, avant que; poske, après que; proke, pour que; oke, parce que, etc.

L'auteur ne donne qu'une indication relative à la syntaxe : c'est que le régime direct se distinguera du sujet par sa place. Ex. : il soldaato presintaf al duko il ordin del rejessa, le soldat présenta au duc Vordre de la reine.

L'accusatif des pronoms peut remplacer le datif, quand il n'y a pas d'équivoque à craindre : da mi un libre, donne-moi un livre.

Vocabulaire.

Le fonds du vocabulaire est fourni par le latin, complété par le grec. En général, les mots à flexion sont réduits à leur radical : anim, numer, nive ; grande, medie. Il en résulte que certains mots deviennent identiques, par ex. : collis et collum, vallis et vallum. L'auteur se tire d'affaire en modifiant les radicaux : koliin et koUe. valle et valie. Les particules sont abrégées, comme on l'a vu; mais elles restent intactes dans les mots composés.

Mais l'auteur ne se restreint pas au vocabulaire latin. Lorsque le mot latin manque, ou même lorsqu'il est tombé en désuétude dans les langues modernes, l'auteur adopte le mot international correspondant (Ex. : park). Il appelle mol international tout mot commun à 3 au moins des 6 langues principales, pourvu que ces 3 langues comprennent une langue non romane. C'est ainsi qu'il admet les mots frak (D., R., S.), habit; kork (D., E., S.), bouchon. Faute d'un mot international, il admet un mot commun à deux langues. Par exemple, la comparaison des mots : Kellner (D.), ivaiter (E.), garçon (F.), garzone (I.), tcelovyek {R.), mozo (S.), le conduit à adopter garsoono (F., L). Faute d'un mot commun à deux langues, il opte pour le mot italien, l'italien étant la langue la plus voisine du latin.

En fait, dans son lexique (1400 mots environ), on trouve un certain nombre de mots empruntés aux langues modernes, et

BEERMANN : NOVILATIIN 463

pour cause : biir, bi^re; bool, 6o(; broi, broise; CABM, ehancê;

gazette, jurnaal. kafee, poste. Parfois m»^nn« ratitcur n pn-rrr»'* iiiir fiiciiH' (ii> Ims-latiii ou modenir ù In rnciiu* latine ; agradaabil. agréable; atakke, attaque ; bekke. bec; belle, beau; kaTalle. cheval; gruppe. jardiin: kacie, chasse: kambie, chnmje . klok, cloche, kombatte, combat; koraaje. conraije; paees, pays; prisioon. prison: riik, riche; trappe, troupe; akostumaar, s'accoutumer; eskappaar. échapper: eskortaar, escorter; kominsiaar. commencer, oie. Comme on voit, l'aulrnr sacrili(* (Irliljért'nu'iil la pureté de son n^olatin à l'internationalitt^ '

Pf»ur les mots dérivés et composés, il pose en |)rincipe que les radicaux doivent y entrer sans altération (ce qui n'a pas lieu en latin, où qu,i'ro fait acquiro; cado et ca'do font incido^ etc.). Par suite, il faudra choisir entre les diverses formes d'un même ratlical. Par exemple, jekt est j>référal)le à jakt, à cause de tnbjekt. objekt. projekt. injektion. En revanche, kad vaut mieux que kid, à cause de décadence (E. F. I. S.). Pour la même raison, on dira superfacie (surface) au lieu de superficies (L.>.

En général, la formation des mots peut être progressive ou régressive : elle est progressive quand on passe d'un radical à ses dérivés; elle est régressive quand on extrait de mots (dérivés ou non) le radical (pii tloit représenter le mot primitif. I)e même «pie les substantifs défense, estime, sont provenus des verbes 'Irfendre, estimer, de même on tirera par régression : tj^w {espoir) du vtM'be sperare; dabit (doute) du verbe dubiiare; narre (récit) du verbe narrare.

Une fois fixés le vocabulaire (liste des radicaux), d'une part, et la liste des afllxes de «lérivafion. d'aiitre part, le Sovilatiin doit se développ«»r d'une manière régulière et indépeiulante, suivant ses règles propres de formation, comme les langues romanes ellesniêuu»s se sont développées d'une manière autonome, indépendauiuDMit du latin.

La formation des mots dérivés se fait au moyen de divers suffixes aucim préflre\ dont nous allons énumérer les principaux.

Ajoutés à un radical verbal, le suflixe toor forme le substantif (pii indique l'agent : fundatooro, konditooro ; et le suffixe sioon forme le sidtstantif «jui désigne l'action : deklarasioon. negasioon.

1. Le mot L. caseus (f^'omage) est déformé en keet. pour se nppn>-

• lier de P. E.

Mais quand le radical verbal se termine en -ta ou -sa, il y a déformation du radical ou du suffixe : profesooro; direksioon, esklusioon.

Les substantifs dérivés d'adjectifs se forment au moyen des suffixes -ta ou -ita : proprieta, pauperta, juventa; sanita, beatita; ou encore du suffixe -sie, substitué à la désinence -te des adjectifs ou participes : forte, forsie (force); multe {beaucoup), mulsie (multitude).

Les substantifs dérivés de substantifs se forment au moyen des suffixes :

-ul ou -ette pour les diminutifs : filiulo, statuette ' ;

-oon, pour les augmentatifs : patroono, matroona ;

-astre, pour les péjoratifs : medikastro;

-aaje, pour les collectifs : vilaaje, village (de ville, maison de campagne); viaage, voyage (de vie, chemin);

-eet, pour les plantations : vineet, vigne (de vlin, vin);

-eer ou -ist, pour les personnes qui s'occupent d'une chose ou d'une science : libreero, arkiveero; dentiste, violinisto^;

-le, pour les noms de choses dérivés de noms de personnes : librerie.

Les adjectifs dérivés de verbes se forment au moyen des suffixes :

-bil, pour indiquer la possibilité : amaabil, aimable ^; krediibil, croyable ;

-tiive, pour indiquer l'activité : negatiive. Ce suffixe s'abrège en -iive après les radicaux terminés en -ta ou -sa : aktiive, abusiive. Les adjectifs dérivés de substantifs se forment, en général, au moyen du suffixe -aal (sensuaal), ou du suffixe -eer quand le radical se termine par 1 (populeer) ; le suffixe -iil s'applique aux noms de personnes (viriil), et le suffixe -aan aux noms de lieux (Castiliaan). Le suffixe -oos désigne la plénitude, et le suffixe -ije '' l'absence de la cpialité en question : korajoos, perikuloos; pietije, impie.

Enfin les verbes dérivés de substantifs en -i font leur présent en -in; tous les autres en -an. Les verbes inchoatifs (qui marquent

1. Le suffixe -ard paraît désigner le fils de : imperardo, prince impérial.

Page 1