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Du verbe latin indigere

REERMANN : NOVILATIIN 469

nn commencement d'action) se forment au moyen du suffixe

-ccin (I.. -esco): albecciir. blanchir; senecciir, vieillir.

Los mois composés so r<>riiu'rit pur la juxlapositioii iWs racines (avec un i interposé au besoin), la principale (Haut In dernij>re : vitre fenestre. /♦•«é'Vre à vitres \ fenestre vitre, vitre à fenêtre; ferre> vie, cliemin de fer.

l/ouvrage du D' F^eerm ann contient dos échantillons de NovUaliin qui coiisishMil on traductions «le loxios nlloinnnd. anglais, fraiHjais, ilalicii. latin, russe, espagnol ol... Volapûk. Il nous parait intéressant de citer la première phrase de celle dernière, avec le loxteoi» regard ' :

Vobuk klonela sona Rudolf de II oper del grandiprinco Rndolf

Lôstân-Nugân « Lefùdânatâv » po- de Austrie-Ungarie <• Un oriente-

lofom is menés pekulivôl netas viaaje » sin présentât tteper al

valik as gelùtot vôladik lautela koltaat homes de omne nasioons u

edeilôl tu suno noie e mostepe in presioos heredie del antooro mo-

flol lifa okik. riit nimi celeram al sciensie e pro-

(frette nil floor de lie viit.

Critique.

I.e projet du D' Beermann est une œuvre intéressante, qui mérite un examen approfondi. Il repose sur des princiiies Ihéori«|iies fort judicieux, mais dont l'application est souvent défectueuse, de sorte «jue le résultat n'est ni assez simple ni assez pratique pour pouvoir j)asser dans l'usage.

Le plus grave défaut de cette langue est la distinction des voyelles longues au moyen du retloublement. distinction rendue nécessaire parles règles trop savantes et trop compliquées qui régissent l'accent. Ce redoublement des voyelles viole le principe de l'invariabilité des radicaux, posé et observé ailleurs par l'auteur. Les exemples sont innombrables : on en a déji\ vu dans la conjugaison des verbes : pnniir fait pnonin, clc. On en Irouve mit» foule d'antres dans les mots dérivés : amiiko. amikaal; koraaje, korajoos; naat. natiive: nasioon, nasionaal: periit (L. prri- Uis, expérimenté), peritita; riik. ricita (avec changement du k en c ruur (L. rus, campagne), ruraan; yiciin, Ticiuita. etc. '. C'esl

1. Préface de l'ouvrage de Lederer : Lefûddnatdv fa klonelaton Rudolf de lÀisUln-Sugan (Voi/age en Orient du prince impérial Rodolphe if Autriche-Hongrie).

2. Il est vrai que les voyelles doubles ne comptenl que pour une seule dans l'ordre alphabétique du diclionnaire.

CouTURAT ot Lkau. — I.4U>guo univ. «W

compliquer à plaisir l'écriture, et exposer les novices à de perpétuelles fautes d'orthographe.

Mais voici un inconvénient plus grave encore : il y a des formes verbales, voire des mots différents, qui ne se distinguent que par la longueur d'une voyelle, c'est-à-dire par le redoublement. Ex. : puniir (infinitif), puunir (indicatif futur); al = au (à le), aal = aile; ml = dans le (ni il), niil = r ie/i (L. nihil); kan ^ chien (L. canis), kaan = gris (L. canus); man = main (L. manus), maan = matin (L. mane) ; fin = je deviens (L. fio), fiin = fin (adjectif), fiini = fin (subst.); un = un (art. indéf.), uun = un (nombre); us == jusqu'à (L. usque), uus = us{age) ; ta = ainsi, taa = oui (L. ita) ; ver == mais (L. verum), veer = vrai (L. verus) *, etc. On voit que l'auteur a essayé d'éviter par là des homonymies : il y a assez mal réussi. Il y en a d'autres qu'il a éludées par de légères modifications : vol = action de voler, voli = volonté, volan = voler, volin = vouloir; poste = (la) poste, posti = (un) poste; seri = série (L. séries), série = sérieux (L. sérias); serve = conservation, servi = service; studin = avoir du zèle, studian = étudier (L. studere), etc. Il y en a enfin qu'il n'a pas évitées du tout : si signifie si et soi. D'autre part, la formation des dérivés manque souvent de régularité, par un attachement excessif aux langues naturelles. Ex. : viit = vie, viive = vif, viivin = vivre. On a vu que dans certains cas elle altère le radical ou le suffixe, parfois les deux, pour se conformer à la tradition du latin, que l'on est censé ignorer. Tous ces détails ne pourraient s'apprendre que par Vusage, dont le rôle doit être restreint autant que possible au bénéfice de la logique et de l'analogie. De plus, certains mots se terminent comme des dérivés, et ne sont pas des dérivés. Ex. : koraaje, pasaaje, visaaje; rejioon {région) ne vient pas de rejie {royaume). D'autres mots, dérivés par la forme, ne le sont pas par le sens : un village (vilaaje) n'est pas une réunion de maisons de campagne, de villas (ville); une vigne (vineet) n'est pas un champ planté de vin (viin); un voyage (viaaje) n'est pas une collection de chemins (vie).

L'auteur semble avoir hésité à employer partout le suffixe -sioon, qui engendre dans nos langues des mots parfois si longs et si lourds. Il admet, par exemple, à la fois admiir et admirasioon, defiil et defilasion {défilé de troupes), dissip et disipasioon, situe et

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