‹ Histoire de la langue universelleChapitre 216 sur 296 · Moitié (subst.) se dit semiad · texte numérisé non relu

Moitié (subst.) se dit semiad

AKADEMI : IDIOM NEUTRAL 489

Les nombres distributifs sont les cartliiiaux précédés de la particule a : a du. deux à deux.

Los nombres (h- fois cardiiianx cl onliiiaux sont indiqués par le suffixe -foa : unfoa, dufoa, etc. ; primfoa, duimfoa, etc.

Les adverbes ordinaux dérivent des nombres ordinaux par l'adjonction d'un -e (suffixe adverbial) : prime, sekunde.

Los verbes multiplicatifs so forment au moyen du suffixe -ifikar appliqué aux nombres de fois : duplifikar, doubler.

Les pronoms personnels sont : mi, vo '. il (m.), lia (f.), it (n.); noi, vol, ili (m. et n.) liai (f.). Ils se déclinont comme les substantifs. On = on; le pronom réfléchi est se.

Les pro/ioms possessifs sont : mie, voir, sie; noir, vostr, lor. Celui qui correspond au pronom réfléchi est sue (s. et pi.). 11 se rapporte au sujet de la proposition, par opposition à sie et lor.

Los pronoms démonstratifs sont : ist (m. f.), istkos (n.), celui-ci, ceci; el (m., f.), elkos (n.), celui-là, cela; el sem (m., f.), it sem (n.), le même; aut, même (L. ipse): tel, telkos, celui {qui), ce (qui).

Les pronoms relatifs-interrogatifs sont : kl, kekos. qui, que; kel, keli, quel, quels; kelkos, quoil

Les principaux pronoms indéfinis sont : kelk. kelkkos, quelque, quelque chose: kelkhom. kelkun, quelqu'un; nohom, personne; nokos, rien: noua, aucun: omni. omnikos, tout, tous: omnihom, (un) chacun; otr, otrkos, {un) autre; sert, sertkos, {un) certain, etc.

Les pronoms corrélatifs sont : tal.., kual..., tel... que...: tant..., kuant.... autant... que... Kual et kuant sont aussi interrogatifs.

Los verbes n'ont qu'une seule conjugaison: ils sont invariables en nombre et en personne. Voici le paradigme de l'actif appliqué au radical am (aimer) :

Indicatif présent : mi am. j'aime.

— imparfait : mi amav. j'aimais.

— parfait : mi av amed, j'ai aimé.

— plus-que-parfait: mi avav amed, j'ni'ais aimé.

— futur : mi amero. j'aimerai.

— futur antérieur : mi avero amed, j'aurai aimé. Conditionnel présent : mi amerio. j'aimerais.

— passé : mi averio amed, j'aurais aimé.

Impératif, 2^ pérs. sing. : ama, aime.

1. On admet le pronom tu pour traduire littéralement tu quand c'est nécessaire. Le pronom possessif correspondant est tue (Res. 79).

Impératif, 2« pers. plur. : amate, aimez.

— l""^ pers. — amam, aimons.

Infinitif (présent) : amar, aimer.

Participe (présent) : amant, aimant.

Le passif a exactement les mêmes modes et temps, formés au moyen des modes et temps correspondants du verbe esar {être) conjugué régulièrement, suivi du participe passif amed. Il y a en outre un gérondif : amand = qui doit être aimé.

Les verbes impersonnels sont précédés du pronom it (neutre).

Les verbes réfléchis sont suivis, à la 1'""' et à la 2« personne, du pronom correspondant (semblable au i)ronom sujet): à la 3" personne, du pronom réfléchi se : mi lav mi, vo lav vo, il lav se.

Les verbes réciproques sont suivis du pronom unotr {l'un l'autre) ou du pronom se suivi de l'adverbe resiproke : patr e filio am unotr, ou : am se resiproke.

L'm<errogfa/ion est marquée parla particule eske {est-ce que) mise au commencement de la proposition interrogative (qu'elle soit principale ou subordonnée *), à moins que celle-ci ne contienne déjà un pronom interrogatif, qui doit précéder le verbe.

La négation s'exprime par no, placé immédiatement devant le verbe ou le mot nié.

Les adverbes primitifs sont : si, oui; no, non; ya, déjà; la, là; tro, trop: plu, plus; minu, moins; bene, bien: kuasi, presque; rétro, en arrière; sirka, alentour, etc.

Les adverbes dérivés sont formés au moyen du suffixe -e ^ : dekstre, adroite; finie, enfin: frekuente, souvent; dôme, à la maison; norde, au nord; pede, à pied, etc.

Les adverbes interrogatifs-relatifs sont formés au moyen du préfixe ke-, qui a pour corrélatif le préfixe te- : kefrekuente, combien souvent? kekaiuse, pourquoi? kemamere, comment? kéloke ou keplase, où? ketempe, quand? Réponses : tekause, teloke, tetempe. D'autres sont caractérisés par les initiales ku- : kuande, quand? kuante , combien? kuale, comment?

Les prépositions primitives sont : a, à, pour (devant un infinitif) ; ad, auprès; ante, avant; da, depuis, à partir de; de, de; di, au sujet de; eks, hors de; in, dans; ekstr, en dehors de; intr, entre; ko, avec;

1. Par suite, eske remplace les conjonctions interroa-atives ou dubitatives si (F.) et ob (D.).

2. Ils se distinguent ainsi nettement des adjectifs, contrairement à ce qui a lieu en allemand.

AKADEMI : IDIOM NEUTRAL 491

kontr. contre; per, à travers, par (le moyen de); po, derrière; pro. pour; sine, sans; sirka. antaiir; su, sur; sub. sous; trans, à travers: ultra, fin delà; usk, Jusfjnn; versu, vers; via, par'.

Los prépositions d('M-ivécs sont formées au moyen du suffixe -u : kausu, à cnnse de: plasu. nn lien de: sekuantu. à la suite de; mediu. au moyen de; durantu, pendant; relativu, par rapport à, etc.

Il y a aussi des locutions prépositionnelles, comme : in nom de. nn nom de; in manier de. n la manière de'^.

Les conjonctions primitives sont : e, et; et, aussi; u, ou; if, si: if et, quand même; ma, mais; ke, que; ka, que (après un comparatif); ni... ni..., ni... ni... (de même : e... e..., u... u...)

Les autres conjonctions sont formées de périphrases : a fini ke, afin que; ante ke, avant que; da temp ke, depuis que; sine ke, sans que; usk ke. jus^/u'ù ce que; taie ke. de sorte que.

Quelques-unes dérivent des prépositions par la substitution de la finale (adverbiale) -e à la finale -u : kanse, parce que; kuande. quand; plase ke. au lieu que; durante ke, pendant que^.

Parmi les interjections, citons : ekse (L. ecce), voici; apo (G.), loin; fi (F.); ve (D.), malheur; stop (E.), halte.'*

Voici les principales r^gles de syntaxe :

L'adjectif (invariable) se place toujours après le substantif ; patr bon, filia bon, filii bon.

Les nombres cardinaux et les fractions précèdent le substantif; les aulres noms de nond)re le suivent : paragraf sekund, plesir dupl.

Le verbe est toujours précédé du sujet et suivi de ses compléments. Dans les phrases interrogatives, le verbe est précédé du sujet et du mot interrogatif (qui peuvent être identiques) :Ki pari? Ki patr puni. Qui le père punit-il? Lïhr de ki es su làbl. Le livre de<jui est sur la talde? A ki vo donero flori. .1 (pu donnerez-vous les Jleurs? Kuant paroli vo av scribed, Combien de mots avez-vous écrits?

On j)eut supprimer la i)réposition a du datif s'il n'y a pas

1. Le mot via est déjà international dans la langue des chemins de fer.

2. Il nous semble qu'on pourrait remplacer .avec avantage ces périphrases par des propositions simi)les, et dire par exemple nomu (au nom rfe), comme un dit plasu au lieu de : in plas de.

3. 11 nous semble ([u'il serait plus simple d'employer les mêmes mots comme i)rt''positions et comme conjonctions, au lieu de leur donner une forme adverbiale et de leur adjoindre l'inutile ke.

4. Le mot halte (D.) est international sur terre; le mot stop (stopper) est international sur mer. Lequel des deux préférer?

d'équivoque à craindre (notamment avec les pronoms) : dans ce cas, le datif précède toujours l'accusatif. Ex. : il don mi libr, il me donne un livre ; il mit mi flori, il m'envoie des fleurs.

On a remarqué qu'il n'y a pas de subjonctif; on met toujours l'indicatif après ke, et toujours le conditionnel après si. On ne doit jamais sous-entendre la conjonction ke (comme cela se fait trop souvent en allemand et en anglais).

Le place de l'adverbe est après le verbe (sauf la négation no), mais avant le mot modifié, s'il n'est pas un verbe : multe grand, très grand: yust ist, justement celui-ci.

Les prépositions sont toujours devant le substantif, qui est au nominatif : kausu pluvi, à cause de la pluie K

Vocabulaire.

Le vocabulaire de Vidiom neutral comprend environ 9 000 mots. Le principe directeur est l'internationalité maxima pour les radicaux. La plupart des radicaux sont communs à quatre au moins des sept langues fondamentales (D., E., F., I., R., S., L.); certains sont même communs aux sept, comme : apetit, diametr, eksaminar, tri (trois). Ce n'est que par exception qu'on a dû recourir à des radicaux communs à moins de quatre langues. Ex. : trotoar (D., F., R.) ; urs (F., L, L.) ; tint (D., S.), encre. Les travaux de l'Académie ont fait ressortir ce fait, qu'il y a beaucoup plus de mots internationaux qu'on ne le croit généralement'^. Il y en a encore davantage, si l'on considère tous les mots d'une même famille logique, c'est-à-dire les mots dérivés d'une même idée. Par exemple, le mot animal (E., F., L, S., L.) est étranger à l'allemand, mais non le radical, car l'allemand emploie les mots :Animalismus, Animalien, animalisieren, animalisch, etc. De môme le radical an (cf. D. jalir, E. year) est connu des Allemands et des Anglais par ses dérivés Annalen (D.), annals (E.), annalist{E.), annual (E.), annuity(E.), anniversary (E.). Là où manque un mot international, on le rem-

1. Cette règle, qui paraît toute simple aux Français, est très utile pour les Allemands, chez qui le substantif est tantôt précédé, tantôt suivi de la préposition [des Hegens wegen), ou, ce qui est pis encore, encadré entre deux prépositions qui se complètent, comme von Hause aus, von Anfang an\ de sorte qu'on ne sait pas si la seconde se rapporte au mot précédent ou au mot suivant.

Page 1