‹ Histoire de la langue universelleChapitre 255 sur 296 · Aldono al la Dua Libro (1888), p · texte numérisé non relu

Aldono al la Dua Libro (1888), p

Dès 189iî, le D'' Zamenhof, résumant les propositions de changements déjà faites, écartait toutes celles qui produisaient une « rupture » dans la langue, et les renvoyait à une Académie qui ferait plus tard les réformes utiles (tout en avouant qu'alors bien des réformes proposées seraient devenues inutiles) ; et il retenait seulement celles qui lui paraissaient justes {pravaj) ou qui semblaient approuvées par la majorité des Espérantistes. C'était : 1° la suppression des désinences si fréquentes oj, ojn, aj, ajn ; 2" la suppression des sons iaù, aùi, etc. ; 3° la suppression de l'article (la). Il proposait en conséquence : 1" de supprimer les finales n, j, jn, dans tous les adjectifs et pronoms, quand ils sont accompagnés d'un substantif, de façon à dire : mi rakontos al vi nova tre interesa historion ; mi venis kun ciu mia bona infanoj ; donu al mi tiu via bêla librojn : mi amas la honesta homojn ; mi amas la honestajn ; 2** délidcr la linale au, et de dire : adi', adi'a ; 3° de se passer de l'article. Bien entendu, ces trois simplifications étaient facultatives, et non obligatoires*.

Un autre point était fortement critiqué, c'était le tableau des pronoms et adverbes corrélatifs. Le D"" Zamenhof proposait de supprimer (facultativement) l'i médian des séries ki, ti, ci, neni (mais non pas l'i initial de la série ia), et de dire, par exemple : k'u, tu, c'u, nen'u. Il remarquait, à la vérité, que cela produirait des confusions : de kie avec ke, de ciu avec eu, de cie avec ce. Mais il renvoyait toujours à une « Académie » le soin de faire des réformes plus radicales.

En 1893, M. Gkabovvski (le c premier Espérantiste ») publiait La Liro de la Esperantisloj, recueil de poésies en Espéranto composées par lui, par le D-- Zamenhof et par d'autres Espérantistes de talent, comme Léo Belmont, Devjatmn, Dombrowski, Gold- BERG, etc., et il y introduisait quelques réformes phonétiques destinées à rendre la langue plus harmonieuse et plus propre à la poésie. Ces réformes se réduisaient à deux : usage de l'apostrophe, c'est-à-dire suppression de certaines lettres; substitution de i à i. Il en résultait : 1" la suppression des « sons sauvages » au, aùi, aùu, aùe, iaù, iaùe ; 2° la transformation facultative de kiu, kio, kie, etc., en monosyllabes (kju, kjo, kje...) ; 3'^ le rétablissement de l'accent à sa place étymologique, et l'allégement des mots correspondants : neb'lo, ok'lo, reg'lo, speg'lo, suk'ro, az'no,

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