‹ Histoire de la langue universelleChapitre 26 sur 296 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

un mélange des caractères propres aux deux groupes (ce sont principalement le Volapnk et ses dérivés); nous les appelons pour cette raison systèmes mixtes K Ce sont là trois familles vrai ment naturelles, car, comme on le verra, les projets de chacune d'elles présentent des caractères communs qui les distinguent nettement des autres. Nous avons donc réparti tous les projets de langues artificielles en trois sections, et c'est seulement à l'inté rieur de chacune d'elles que nous avons suivi l'ordre chronologique, qui souvent marque aussi un rapport de liliatifui.

Nous commencerons parles systèmes a priori, parce que cett<section comprend tous les projets anciens, notamment les pro jets de langues philosophiques; et nous finirons par les systèmes a posteriori, parce qu'ils sont tous modernes, et que la plupart d'entre eux sont postérieurs au Volapûk (type des systèmes mixtes). Cet ordre nous paraît d'ailleurs conforme à l'évolution naturelle de l'idée de la langue universelle, comme nous le montrerons dans notre Conclusion. A la suite des systèmes a posteriori, nous étudierons, dans un chapitre final, les projets qui tendent à ressusciter une des langues mortes (le latin surtout^ car ce sont évidemment les plus a posteriori. Enfin, il convenait de dire un mot des pasigraphies (langues universelles écrites), bien qu'elles sortent des conditions du programme de la Délégalion, parce qu'on les confond souvent avec les langues universelles proprement dites (à la fois parlées et écrites), et parce qu'elles reposent sur les mêmes principes que celles-ci. Nous en ferons l'objet d'un chapitre préliminaire, attendu que la plupart des pasigraphies sont des projets anciens, analogues aux langues philosophiques.

Nous avons analysé tour à tour les différents projets d'une manière absolument impartiale, en leur consacrant, comme de juste, une étendue proportionnelle à leur importance, c'est-à-dire à leur degré de développement et à leur originalité. Pour rendre ces analyses plus aisément comparables, nous leur avons imposé, autant que possible, un plan uniforme : après un préambule où nous résumons les idées directrices de l'auteur, les intentions et les opinions qui ont inspiré son projet, nous analysons la

1. Cette classification, ainsi que les appellations a priori, a posteriori, nous a ete suggérée par le Rapport sur la question de la langue internationale, présente par M. Gaston Moch au 8" Congrès universel 'de la Paix (1897). l-t. le rapport du Comité de la Société de Linguistique (Section I, eh. xi).

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