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L. ZAMENHOF : ESPERANTO

merçants, médecins et pharmaciens, officiers, marins, musiciens, catholiques, socialistes, francs-maçons, antialcoolistes, sténographes, pacifistes, etc., tinrent des réunions internationales en Espéranto I. Certaines de ces réunionsaboulirent à des fondations de Sociétés : Sociélé inlernalionale des. juristes espéranlisles, président M. Michaux; Société des joueurs d'échecs espér autistes, président M. l'abbé Peu'ier ; i4ssocia/to/i scientifique internationale, président M. le général Shukrt 2. A cette Société se rattache le Bureau scientifique international fondé par M, de Saussure à Genève; depuis le 1"^ janvier 1907 ce Bureau a assumé la direction de Vlnternacia Sciencanevuo; il se propose de propager l'Ksperanto dans le monde scientifique, et d'élaborer les vocabulaires techniques spéciaux aux diverses sciences. En un mot, cette époque marque un changement dans l'orientation delà propagande et dans la structure des groupements : tandis que jusqu'alors on avait formé surtout des groupes locaux et des sociétés nationales ou régionales, on s'est mis à former des associations professionnelles et spéciales comprenant des membres de toutes nations. Il est certain que ce second mode de groupement est celui qui manifeste le mieux l'utilité d'une L. 1. et lui fournit son véritable domaine d'application pratique.

Dans le domaine de la propagande, le Congrès de Genève a pris une importante résolution (sur la proposition du Comité d'organisation), en décidant de fonder, dans toutes les villes où se trouvent des Espérantistes, groupés ou non, un Consulat espérantiste, c'cst-à-dii'e un bureau d'informations, de correspondance et de traduction pour tous les Espérantistes qui auraient afTaire dans la ville pour un motif quelconque.

Au Congrès de Genève, le Lingva Komitato rendit compte de ses premiers travaux. La première question qui lui ait été soumise

1. Depuis 1003, M. l'iibbc Peltier publie YEspero /ca/o/?A'«, journal mensuel ; depuis HI04, M. Cakt pul)li<' VEsperanta Ligilo, jduinal mensuel imprimé en - Bniille - |)(iur les aveugles. F>n janvier 1904 M. le pasleur Schneeberger a fondé la société stpnoijraphique internationale; en novembre 1004, M. Paul UoDET a \\nu\i) le Groupe médical espërantisle de France (président. M. le prof, lîoucliard), qui a publié un Aiiulomia Vorlaro en latin, français, anglais et Ksperanlo (Paris, Haclietle, 1900). En avril 1005, M. Gaston Mo»;h a fondé le l^acifislo, société des pacifistes espéranlisles, dont rorgane mensuel est \ Ëspero pacifisla. Déjà au l"' Congrès avaient eu lieu des réunions spéciales de journalistes, de médecins, de catliuliqucs, de francs-maçons et de pacillstes.

2. Elle compte déjà 600 membres {Int. Scienca Revuo, n" d'août 1907).

est celle de la suppression des lettres accentuées, pour la télégraphie. Le D'" Javal avait été chargé de lenquéte et du rapport sur cette question; il avait élaboré un premier projet, qui avait été soumis aux membres du Comité linguistique; mais comme toutes les réponses n'étaient pas encore reçues, il demanda un nouveau délai. La mort du D"" Javal a interrompu ses travaux sur cette question, et rien n'en a été publié *. Qu'il nous suffise de dire qu'il avait trouvé un moyen de supprimer les lettres accentuées par une simple réforme orthographique de la langue, et que cette réforme devait, dans sa pensée, s'appliquer non seulement aux télégrammes, mais à l'impression de textes Espéranto dans les journaux et revues de tous les pays et dans toutes les imprimeries du monde, de manière à supprimer le ])rincipal obstacle que rencontre la propagande de l'Espéranto.

La seconde question traitée fut la correction de certaines traductions inexactes ou contradictoires de VUniversala Vorlaro. On sait que dans cet ouvrage chaque racine Espéranto est traduite en F. E. D. R. et Pol. ; or il arrive que les traductions d'une même racine ne se correspondent pas. Il fallait évidemment les rectifier, et c'était là un des * changements » reconnus nécessaires dans le Fundamento proclamé d'ailleurs intangible. Le Liiujva Komitalo reçut 29 rapports sur cette question; elle fut renvoyée à une commission spéciale, et son rapporteur, M. C.art, a proposé certaines corrections aux traductions françaises d'une trentaine de mots; on fera le même travail pour les traductions des autres langues.

Après ce travail, le Lingva KqmUalo entreprendra, sur la demande de nombreux adeptes, de cataloguer et de contrôler les racines nouvelles introduites dans les divers dictionnaires nationaux, afin d'assurer l'unité du vocabulaire et l'identité de sens des racines nouvelles. A ce sujet, le Congrès de Genève a formellement exprimé le vœu que le Lingva Komitato publie des suppléments à VUniversala Vortaro.

Une autre question est à l'ordre du jour, et a fait l'objet d'un rapport très étudié de M. Gaston Moch : c'est la transcription des noms propres et des noms géographiques. Au Congrès de Cambridge, le Lingva Komitato a institué plusieurs sous-comités chargés d'étudier respectivement les traductions de VUniversala

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