‹ Histoire de la langue universelleChapitre 276 sur 296 · Ct'la fiiit '■] radiciuix pour vider: vist. vis · texte numérisé non relu

Ct'la fiiit '■] radiciuix pour vider: vist. vis

M. Adam Mille», de Carlisle, espérantiste dissident rallié à Vidiom Neuiral, propose de donner partout à la lettre c le son ch, soit dans les mots où le son du existe : cek, cokolad, Cili, Cina; soit dans les mots ou Ion emploie jusqu'ici sh : brocur, carm, cercar, cef, cifr; soit dans les mots où le graphisme international met un c : cent, celebr, ceris, centr, ciel: soi! dans les mots où l'on emploie jusqu'ici k : cimi, cirurg; canal, caval, cant, cat, calic ; soit enfin dans les désinences ic et acion : elektric, akademic, katolic-ism ; deklamacion, proposacion. De cette manière, dit-il, on rétablirait le graphisme étymologique, et on- aurait en même temps une orthographe parfaitement régulière et phonétique. Cela est vrai, mais ce serait trop souvent au détriment du phonétisme, et cela rendrait certains mots méconnaissables à laudition (calic = c/ia/ic/i!)

Voici enlln les propositions émises tout récemment (juillet 1007) j)ar M. le curé J. H. Pinth ', de Neudorf (Luxembourg).

Pour Vorlhographe : employer c (son ds ou s) devant e, i. si l'internalionalité le réclame, et s'il ne termine pas le mot : facil, celebr, scen. excepte. P^crire z pour le son ts : nazion. menzion, redakzion, komenzar, dulz, feliz. Ecrire le son s par ss, quand il suit une voyelle et ne précède pas une consonne; dans les mêmes cas. s a le son z : lassar, tass, progress : ros, rosi.

Donner à g le son doux [y] devant e, i : gênerai, ingénier; et l'écrire gh quand il a le son dur devant e, i : ghirland, ghitar.

Écrire dj pour les sons dsh, Ish.

Écrire x au lieu de ks : Luxemburg, exempl.

Conserver k à la fin des radicaux (amik) et quand il est international (kilometr). Le remplacer par q devant u demi-consouDc suivi d'une voyelle) et devant e, i : quale, quink; qel, qi. Le remplacer dans les autres cas par c (prononcé A) : calm, acut, concord, crear.

Il en résulte que c a deux sons, qui se trouvent réunis dans des mots comme circuit, circumstanz.

M. PiNTii propose en outre d'adopter deux formes pour les pronoms personnels, la 1"= pour le nominatif et le génitif, la 2« pour le datif et l'accusatif: mi, me; tu, te: vo, vu; il, le; lia, la; noi, nos; voi, vos; ili, les; ilai, las. Les quatre cas seront par

t. Né le 16 août 1853. Auteur d'une traduction de Vlmilalion en Volapûk (1898) ; membre de YAkademi depuis le 31 mai 1905.

IDIOM NEUTRAL

exemple ; mi, de mi. a me, me. M. Pintii propose enfin d'adopter 2 conjugaisons distinguées par les voyelles de liaison a, e; en voici le tableau :

indicatif présent :

don

vad.

— passé :

donav

vadev.

— futur :

donard

vaderô.

Conditionnel présent :

donaré

vaderé.

Impératif, 2" p, s. :

donâ

vadé.

— 1" p. pi. :

donam

vadem.

— 2" p. pi. :

donate

vadete.

Infinitif présent :

donar

vader.

— passé :

donavar

vadevar.

Participe actif présent

: donant

vadent.

— passé :

donavant

vadevant

— futur :

donarant

vaderant

Participe passif :

donat

vadit.

Gérondif :

donand

vadend.

Adjectif dérivé :

donabl

vadibl.

Lorsque le radical d'un verbe en er se termine par i, on réduit à un seul les deux i des terminaisons : iit, iibl. Exemples : formar, formabl, format, formazion ; comprender, comprendit, comprendibl: audier. audiev. audient, audienz, audit, audibl, auditiv, auditor, audizion.

Depuis le 1'' janvier 1907 paraît à Bruxelles un périodique mensuel : Idei international, revue in lin(jua earopean, publié par M. HoNTO VAN Bvi.EVELT, membre de VAkademi, dans un Neutral un peu hétérodoxe, comme il appert du titre même. Le but de cette revue paraît être d'établir une coalition et une fusion de tous les projets de langues « paneuropéennes » pour battre en brèche VEsperanto. On y considère le Mundoliiuiiie, le Naove-Roman, la Lingua Komun, VUniversal ', môme le Latino sine Jlexione coninie des formes diverses d'une même solution; et on est prêt à modifier le A'e»/ra/pour le rapprocher de ces idiomes. Au surplus, la tendance et le ton général de celte revue sont pI^t(^t polémiques que scientifiques: on n'y voit pas d'études tln'oriques de linguistique, mais seulement des propositions

i. On (lit qur In criimniniri' de VUniversal est hirii siiporicun» à cello du Neitlral (p. 43).

d'entente pratique et de compromis entre les divers auteurs. Leur lien semble être moins la communauté des idées et du but que l'hostilité à l'égard de VEsperanto ' ; et la preuve en est qu'on invite ou qu'on accueille avec empressement des concours comme ceux du D"" Nicolas et de M. Bollack, alors qu'on exclut les seuls Espérantistes. Les critiques acerbes et malignes du rédacteur principal n'épargnent même pas VAkademi dont il fait partie et ses chefs. Il y a donc peu à attendre d'une telh' entreprise, qui compromettrait plutôt le Neiiiral aux youx du public impartial.

Historique.

Le manuel en langue hollandaise de M. Bonto van Bvleveli'. que nous annoncions dans notre Histoire, a paru en 1903 (Haarlem, van der Heide). Le manuel en langue française a été entrepris par M. Chambonnaud. rédacteur du journal scolaire Les Cinq Langues, à Limoges; il est prêt à être imprimé.

Il existe trois groupes de Neutralistes : un à Saint-Pétersbourg (ancien groupe volapïikiste), présidé par M. Rosenbe'rger ; un à Niirnberg (ancien groupe volapiikiste, puis espérantiste), présidé par M. Chr. Schmidt; et un à Bruxelles, présidé par M. Bonto van Bvlevelt. Ce dernier a publié une feuille de propagande contenant des appréciations et témoignages en faveur de Vidiom NeutraL M. Mackensen, membre de VAkademi, a fondé, le 4 janvier 1907, à San Antonio (Texas), une International Language Society qui publie des feuilles de propagande en anglais.

1. Une série d'articles est intitulée : Pro que noi es kontra Espéranto?

ELIAS MOLEE : TUTOMSin

L'auteur du Tutonish, Norvégien d'origine, né en Wisconsin en 1845. a vécu dès son enfance dans un milieu où étaient parlées diverses langues germaniques, ce qui lui donna de bonne heure l'idée d'une fusion des langues germaniques. En 1887, il publia un premier essai Germanic-English que nous ne connaissons pas, mais qui n'est que l'ébauche du Tntonish. L'auteur fait valoir en faveur de son plan des considérations politiques, fait appel aux sentiments « patriotiques » et « de race » des peuples-germaniques, et manifeste une slavophobie étrange. Il rêve une union linguistique des peuples germaniques, une conférence diplomatique qui adopterait une langue inter-germanique. Parfois il semble inviter les peuples romans à adopter de même une langue inter-romane; mais au fond il croit que la langue inter-germanique s'imposerait au monde. 11 espère même ([u'cUe supplanterait les langues nationales et deviendrait la langue unique des l)euples germaniques. Il croit d'ailleurs qu'une langue ne peut devenir internationale que si elle est d'abord nationale.

L'anglais serait la L. I. parfaite, s'il avait une orthographe phonétique et s'il était purgé de ses éléments romans, qui en altèrent Ihpmogénéité; cedouble desideratum, lauteur le réalise dans sa propre langue, qui est un simple mélange d'anglais et d'allemand, avec quelques éléments Scandinaves.

Son alphabet est très compliqué; il admet, outre les "> voyelles a, e, i, 0, u, les combinaisons : aa (a long), le (i long), oo = uu yu long), ae ( «D., è F.), ai, au, aw, ei, eu, oe, oi, diphtongues prononcées à l'anglaise ou à l'allemande; y=u F. Il y a deux digrammes : ch, sh, prononcés comme en anglais. Dans la trans-

1. Elias MoLGE : Tutonish or Anglo-German Union Tangue, i brochure.

208 |>. (Ctiioafro, Scroll, 1902); Tutonish, a teutonic international lanffuage, 1 biucluire, OG p. (chez rautour, Tacoina, 190i).

cription des mots, le th anglais est remplacé par t ou d : 2u et ivh, par V.

L'auteur proscrit rigoureusement les majuscules, qui « ne sont pas démocratiques ».

Varlicle défini varie en nombre, et môme en genre au singulier : do (m.), da (f.), du (n.), di (plur.)-

Varlicle indéfini est ein (sing.).

Le pluriel des substantifs se forme par addition de s ou es. 11 y a un accusatif pour les substantifs, mais seulement dans la poésie et dans les phrases inverties : il se forme au moyen de la désinence em. On peut former le génitif au moyen de la désinence on : god'on haus ^ la maison de Dieu ' .

L'adjeclifcst invariable et identique à l'adverbe.

Les degrés se forment au moyen des particules mor, most, mindr, minst.

Les nonis de nombre sont : ein, to, tri, fir, fem, ses, syv, ot, ni, ti; hundr (100), tusn (1000), einjon {un million). Les nombres ordinaux en dérivent par l'adjonction de a.

Les pronoms personnels sonl : mi, dau, hi, shi, it; vi, ju, de; le réfléchi, sich.

Les pronoms possessifs en dérivent par l'adjonction de o : mio, dauo, etc.

Les pronoms relatifs sont : hu pour les personnes et vat pour les choses.

Les verbes ne diffèrent pas des substantifs par le radical, qui sert à la fois d'infinitif, d'impératif et d'indicatif présent. On ajoute au radical n ou en pour former à la fois le passé et le participe passé passif : mi givn —je donnai, givn = donné; on emploie l'auxiliaire hav pour le parfait : mi hav givn =/ai donné; mihavn givn =f avais donné; et l'auxiliaire vil pour le futur : mi vilgiv = je donnerai, mi vil hav givn = f aurai donné. Il n'y a i)as de subjonctif ni de conditionnel. Le participe présent actif a pour désinence end.

Le passif se forme en ajoutant au radical verbal is {est) : bruk'is = est employé ; tak'is = est pris.

V interrogation est marquée par l'inversion du sujet et du verbe. Pour le vocabulaire, « dis sprak must bi so rein tutonish as

1. La lettre s doit être réservée au pluriel; employée à la fois pour le pluriel et pour le génitif (comme en anglais), elle produit des confusions, d après l'auteur.

KLIAS MOLEli : TLTOMSU 61

mogli » (ce4:te langue doit être aussi purement teutonne que possible); aussi l'auteur oxclut-il tous les mots d'origine romane ou grcccpie qui se trouvent en anglais et môme en allemand, et les remplace par des radicaux germaniques ou des composés autonomes « scU'-explaining » (qui s'expliquent d'eux mOmes) : ainsi on dit auga pour idée{D. auge = œil), et augal pour idéal; samleg pour colkije, samili pour family, gefolk pour nation, gebring pour nalnre, sendost poui" npôlre, einoism pour nionisni; par suit»;, on a lies composés comme tviengefolki = inler national, samset = composition, overskuul = université, denk-lore = logique, vesn lore = philosophie, plant-lore = botanique, star-lore = astronomie, fishlore = ichlhyologie, mor-ial^= pluriel.

L'auteur admet de nombreux préfixes et suffixes, qu'il onipniiit<; tels quels à l'allemand sans en définir le sens. 11 admet aussi les désinences 0 et a |)(jui' indiquer des personnes masc. ou l'ém. : herlino = Berlinois, berlina = Berlinoise: er pour désigner une personne en général; ist pour désigner un professionnel ; elpour désigner, une chose, instrument ou action; u ou nu pour former des substantifs abstraits de qualité ou d'action (gud := bon. gudu = bonté); et pour former les diminutifs; li pour former les adj(;ctifs et adverbes dérivés; ir pour les verbes dérivés, etc. 11 faut remarquer le suffixe im, qui désigne la personne qui subit ou reçoit une action : tiechr = pro/esset/r, tiechim =: élève; givr = donateur, givim = bénéficiaire du don.

Voici le Pater en Tuionis/i (brochure de 1904) • :

vio fadr hu bi in hevn, holirn bi dauo nam, dauo reik kom. dauo vil bi dun an erd. as it bi in hevn; giv vi dis dag vio dagli bred, and fergiv vi vio shulds, as vi fergiv vio shuldrs; lied vi net intu fersieku, but befrie vi from ievl. (let so bi = ainsi soit-il!)

Dans sa brocburo de 1902, l'auteur coiulescend à indiquer aux peuples romans comment ils pourraient former de leur côté une langue inter-romane. Ils n'auraient qu'à substituer aux articles du Tutonish les articles : lo, la, le, li: à ses pronoms personnels les pronoms : mi, tu, il, el, id; nu, vu, lu, se; à ses pronoms relatifs : ki, ku, ka; enfin à adopter des radicaux purement romans. Voici le Pater rédigé dans cette espèce de « panroman » :

1. Diiiis In hioctiurc de 11)02, hevn osl rcmpliii»' |>iir himi. reik par reich, as p;ir als, and par en, not par nit, intu par inzu, befrie par frie, from par fon.

nuo padr, ki bi in siel. sanktirn bi tuo nom, tuo regnu ven, tuo vol bi fasn sur ter kom in siel; don nu boy nuo diali pan; et pardon nu nuo débits, kom nu pardon nuo debitors; et induk nu non in tentu, ma delivr nu de mal.

Sans critiquer le projet de langue de M. Molee, il nous sera permis de faire remarquer quil s'inspire de motifs absolument opposés à la fin humaine et civilisatrice de la L. I. et à la neutralité que l'on exige d'elle *. D'ailleurs, même au point de vue pratique, une seule L. I. vaut mieux que deux ou trois; si la langue auxiliaire n'était pas unique, elle perdrait en grande partie son utilité et sa raison d'être.

1. L'auteur op|)0:<e e.\|)res^it•mt!Ilt son projet à celui d' « une langue de compiuinis (jui serait également facile à apprendre pour les races germanique, romane, slave, sémili(|ue et mongolique ». (Lettre-circulaire du 18 février 1904, adressée aux journaux.)

H. MOLENAAU : UNIVERSAL {PANROMAN)^

Le D"" MoLENAAR est un publicistc bien connu dans les milieux positivistes et pacifistes, directeur des revues Die Religion der Menschheit et Menschheilsziele, et fondateur de la Ligue franco-allemande. C'est la Langue bleue qui l'a amené à réfléchir sur le problème de la L. I. et à en élaborer une solution nouvelle, à une époque où il ne connaissait encore que superficiellement, outre la langue de M. Bollack, le Volapiikcl VEsperanto. 11 reproche au Volapûk d'être trop artificiel, et à VEsperanto d'être un mélange « barbare » de racines hétérogènes, de sorte que môme les racines germaniques y sont méconnaissables et incompréhensibles aux Allemands. L'auteur préfère une langue homogène, et par conséquent uniquement composée d'éléments latins ou romans; et il assure qu'une telle langue a beaucoup plus de chances de plaire à ses compatriotes qu'une langue mixte qui choque leur sentiment esthétique. C'est dans cet esprit qu'il a imaginé le Panroman, qu'il a ensuite nommé Universal pour ménager l'amourpropre des peuples non-romans et affirmer l'internationalilé de son projet : car il constate que les mots internationaux sont presque tous latins ou romans. Il reproche en outre t"» VEsperanto une grammaire trop compliquée, des désinences arbitraires et trop peu harmonieuses (il l'appelle la langue des oj-aj-oj). Il pense que la L. l. ne pourra jamais être trop simple, et il s'est proposé d'élaborer une grammaire « ridiculement facile » qui

1. Die Wellsprache, art. dan^s la revue Die Religion der Menschheit, mars 1003); Wie das Panroman enlsteht (ibid., mai iW-i) ; Espéranto oder Panroman ? Das Weltspracheproblem tind seine einfachste Losung, 1 brochure de 15 papes (1906) ; Universal-ling (Panroman), dans la revue Menschheitsziele (11)06); Gramatik de Universal, pro Italiaui, Spauioli, Franzesi, Anglesi, Germani, 1 l)r(u'hure de 36 pages (Leipzig, Piittmann, HH>6). L'auteur a commencé eu 1907 à publier une petite revue : Unicersal-Korespo7idenz, organ pro perfekzion, kritik e propagand de Iniver.inl-Ling.

tient tout entière à l'aise sur une carte postale. La L. I. doit cUre selon lui compréhensible à première vue, sans étude préalable et sans manuel, pour tout Européen cultivé. Et à ceux qui trouveraient que l'adoption exclusive d'éléments romans favorise les peuples latins et rend la langue plus difficile à apprendre aux autres, il répond qu'elle a pour ceux-ci l'avantage de les initier au vocabulaire roman, do sorte qu'ils auraient bien moins d'elTorts à faire ensuiPe pour apprendre le latin ou une langue romane quelconque.

Gramm.\ire.

iJalphabel est l'alphabet latin, moins les lettres cet y, qui, avec à, 0, û et w, ne sont employées que dans les noms propres, g est toujours dur; q a le son de k, mais est toujours suivi de u; z a le son ts (D.). Il faut y ajouter les deux digrammes ch (Ich) et sh {ch).

L'accent est sur la voyelle qui précède la dernière consonne; les exceptions sont indiquées par un accent typographique : akademi.

L'article défini est lo(m.) la, (f.), le (n.) ; on l'emploie le moins possible, principalement pour substantifier un adjectif lo bon, la bon, le bon) et pour marquer le superlatif (la plus bel;.

L'article indéfini est un (singulier seulement).

Il n'y a pas de déclinaison. Les cas sont marqués par les prépositions: l'accusatif, identique au nominatif, est marqué par sa place dans la phrase (après le verbe).

Le genre naturel (sexe) s'indique en ajoutant o (masc.) ou a (fém.) au radical du substantif : filio, filia.

Le pluriel des substantifs se forme en ajoutant i au radical : hom, bomi: filioi, filial.

L'adjectif est invariable, et peut précéder ou suivre le substantif.

Les degrés sont indiqués par plus (comparatif) et lo, la, le plus (superlatif). On admet des comparatifs et superlatifs irréguliers latins : major, melior, minor, anterior, superior ; maxim, minim, optim, pessim proxim, ultim sont des superlatifs par la forme, mais non par le sens).

Les adverbes dérivés se forment au moyen de la finale e ; mais non les adverbes primitifs, comme plus, min [moins], etc.

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