Il écrit aussi : egzempl
H. TRISCHEN : ArOA'J5L7iVGFO»
La Mondlinçivo est, de l'aveu môme de son auteur, uu Espéranto réformé. L'alphabet est celui de l'Espéranto, avec les différences suivantes : s se prononce z; c se prononce s (dur, ss); z se prononce ts; toutes les lettres accentuées sont conservées, y compris h, et on ajoute x pour désigner le ch allemand doux (ic/i, nichl)^ La déclinaison porte sur l'article :
Sin<r. Plur.
Nom. la patro las patros.
Gén. del patro dels patros.
Dat. al patro als patros.
Ace. lan patro(n) lans patro(n)8.
Comme on voit, le signe du pluriel est s, et affecte à la fois l'article et le substantif. On ne dit pas comment se décline ua substantif qui n'a pas d'article défini.
Dans la conjugaison, il y a 3 temps simples, formés par les désinences es (présent), as (imparfait), os (futur), et 3 temps « parfaits » ou antérieurs, qui se déduisent des précédents par un préfixe e (l'augment grec). Exemple :
mi laudes, je loue mi elaùdes, /ai loué.
mi laùdas, je louais mi elatidas, /avais loué.
mi laûdos, je louerai mi elaùdos. /aurai loué.
Les modes se forment en intercalant les suffixes suivants entre le radical et la désinence : eb pour le conditionnel, ib pour l'impératif (optatif). Il y a 3 infinitifs et 3 participes, tous formés par les suffixes ent, ant, ont correspondant aux 3 temps : amenti, amanti, amonti : amenta, amanta, amonta.
1. Mondlinfji'o, provisorisclip Aufstellunrj einer internalionalen Verkehrêsp.-ache von IL Trischen (Dresdon, Pierson, 1906).
Le passif se forme en préfixant p (on pa devant une consonne) aux formes de l'actif (comme en Volapiik).
Les pronoms personnels sont au singulier : mi, vi, li, si, gi; et au pluriel : mis {nous), vis (vous), lis {ils), sis (ei!/es), gis. De même le réfléchi si a un pluriel : sis.
L'auteur conserve le tableau des particules de Y Espéranto (sauf le changement de nenia, neniu, etc., en nonia, noniu,...), tout en déclarant qu'il est logique, mais arbitraire.
Les noms de nombre sont les mômes qu'en Espéranto, sauf que po est distributif (pokvin =cmg par cinq), et que le substantif a le sens ordinal : unuo = le premier.
La plupart des prépositions et conjonctions sont empruntées à l'Espéranto, sauf : to (ù), ab (depuis), ulter {au delà), ziter (en deçà), jukst (auprès); kontra, cirka; aùt (ou), kar {car), parce {parce que), et... et {tant... que).
La formation des mots est la même qu'en Espéranto, mais quelques affixes sont ajoutés ou modifiés :
ab- est défini par les préfixes D. ver-, ent- : abusi = abuser.
be-est défini par les préfixes D. be~, ge-, er- : bevenki ^uamcre.
-av désigne une science {Volapiik) : naturavo = histoire naturelle.
-ek (au lieu de ec) forme « l'idée abstraite d'un adjectif ou d'un verbe » : vereko = vérité ; truzidi = tuer, truzideko = meurtre.
-ilm (comme ar) désigne une collectivité : homilmo = humanité.
-inj (comme et) forme des diminutifs : hominjo = un petit homme.
-ov (comme em) désigne le penchant à : cii = sauoir, ciove =: curieux (de savoir).
Enfin -ul sert à transformer les adjectifs en substantifs : sagulo = un sage.
Le préfixe négatif est ne, mais l'adverbe de négation est non. L'auteur propose de changer les noms des saisons, qu'il trouve « barbares » : flortempo, varmtempo, frukttempo, negtempo ou froatempo'; et les noms des jours de la semaine : ripozodio {dimanche)'^, duadio {lundi),... kvaradio ou mezodelsemajno {mercredi),... sepadio ou finodelsemajno {samedi). Tel est, en raccourci, le projet par lequel l'auteur essaie de
1. Il oublie évidemment que ces désignalions seraient des contre-sens dans l'hémisphère austral.