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CouTLUAT ET Leau. — Nouvelles L. I. 7
pour écrire en allemand, en français et même en anglais, on a besoin d'environ quarante pour cent de plus de lettres.
L'auteur constate en effet que cette phrase contient iOl lettres et sa traduction allemande 2o4- ' ; mais, en fait de brièveté, il reste bien inférieur au Pankel.
i. Ajoutons (jue sa Iradmlioii francuisi' on conlicnt 201.
E. BEERMANN : NOVILATIN ^
On sait que le D"" Bekrmann avait publié en 1895 un Novilatiin, et (ju'il avait ensuite pris part aux discussions du Linguisl {i8'ùù-9~). Depuis lors, il a exposé ses idées sur le sujet dans un € Prof,'ramme » du gymnase d'Erfurt, dont il est professeur ^ ; et il a •Haboré et développé la langue dont il n'avait donné en 189o «lu'une « esquisse » déjà bien étudiée. Le nom qu'il lui donne peut induire en erreur sur les principes directeurs de cette langue : elle n'est pas exclusivement fondée sur le latin, mais bien plutôt sur les éléments internationaux, c'est-à-dire communs aux six principales langues européennes (D., E., F., L, R., S.); <^t l'auteur considère comme internationaux les éléments qui donnent lieu à des dérivés internationaux [ov dans oval par exemple'). C'est seulement quand cette internationalité fait défaut qu'il a recours du latin, dans un esprit de neutralité, et aussi dans l'intérêt de l'homogénéité, parce que c'est au latin (et au grec latinisé) qu'appartiennent déjà la i)lupart des éléments internationaux *. Si donc sa langue est latine, c'est parce qu'elle vise d'abord à être internationale. Seulement, dans la grammaire et dans la formation des mots, la L. I. ne doit pas remonter au latin, mais suivre l'évolution qui a donné naissance aux langues modernes : elle préférera l'analytisme au synthétisme, et adoptera les racines, môme latines, sous leur
1. Die internationale Hilfssprache Novilatin. Kin Voisihlag voii 1)' Erust Beeumann, Gyinnasialprofossor. 211 pages in-8". Leipzig, Dielericli, 1907.