Voir les Nouveaux Essais, livre 111, ch. vu
2. L. CouTURAT, La Logique de Leibniz, Conclusion; Pour la Langu internationale, p. 13-14.
faudrait reconnaître à l'œil et à l'oreille le même mol dans les diverses permutations de ses syllabes; mais la môme idôe serait exprimée par une foule de mots différents, correspondant A autant de décompositions diflérentes du nombre correspondant i en facteurs (non premiers)*. Pour comprendre une telle langue et pour la parler, il faudrait, de Taveu même de Leibniz, avoir constamment à l'esprit la table de Pythagore, c'est-à-dire elTectuer sans cesse des multiplications et divisions moniales. On ne peut rien dire de plus décisif pour prouver qu'une telle langue serait impraticable.
1. Par exemple, le nombre 120 est susceptible de 7 décompositions en 2 facteurs: 2 x GO, 4 x 30, 8 :k 15, 3 X 40, 6 X 20, 12 X 10, 24 X 5: de S en 3 facteurs, de 4 en 4 facteurs, et d'une en 5 facteurs (qui sont ses facteurs premiers).