TOUR DE GALATA
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( Tous les Seigneurs de Galata ont envoyé Ici, à la porte de mon empire, les honnorés seigneurs, le Seigneur Babila-Paravezo et le Seigneur Marque le Drifrancos, (peut-être Babilano Pallavicini et Marco De^anchis) et leur interprète Bangoutze (peut-être Pugliuzzi, nommé depuis le 5 juin 1447, par la signorta de Gênes, interprète de la colonie, (de Simoni, loc. laud. 307.) Us se soumettent et se font sujets de nia grandeur etque je ne ruinerai pas leur château.... qu'ils auront
leurs églises où ils officieront, pourvu qu'ils ne battent point de cloches ny simandi'es; que je ne ferai point mosquées de leurs église, et n'en fairont pas d'aultres.... et qu'il n'y aura
point de Turcs parmy eux, mais en dehors et ces mesmes
Galatiotes auront pouvoir de créer un proto ieros pour accommoder les différents des marchands.... le présent serment a été escrit, et ma grandeur l'a signé l'an 6961, Ind. I' à Constantinople le 1" octobre'. >
'LeLibro maesiro delta Comunità dt Fera (Voir ci-après) contient aussi une version italienne de la capitulation galatlote, on y lit : t Et en signe d'amitié, ils m'ont présenté les clefs de leur ville, et se sont fait ainsi nos sujets : nous les avons donc acceptas en cette condition, et ils pourront vivre, se régir et se gouoerner comme ils l'ont fait par le f?issk, sans que je puisse aller, avec mon armée, occuper ou ruiner leur ville. »
La relation de Cristoforo Richiero parait donner l'explication de la contradiction existant entre le texte de la capitulation et les faits rapportés parles contemporains; «: ma poi assallata Fera inimichevolmente e ciotata la ferle publica, si messe a for^wrtre le chiese, i palazzi e le mura'. » Ce rapport concorderait avec le dire de Hammer, quant à l'effet, tout en différant quanta la cause.
Enfin nous rappellerons ici l'inscription ci-dessus, de 1513, à laquelle nous ajouterons le passage suivant, emprunté aux actes f della Comunità di Fera, > du 8 octobre 1636, et du 7 décembre 1640, où celle-ci, dans l'énoncé de ses dépenses, mentionne celles faites n pour la réparation aux murs de la ville, attenant aux églises. >
Dans l'opinion d'Ahmed Vefiq effendi, sultan Mehemmed n'au-
1 Sao«ovino, III, p. 66. ,
rait fait abattre qu'nne sorte de mur d'enceinte, entourant un terrain sis du côté des Petits champs (de l'arsenal) dans leqael se serait trouvée une église de Ste-Vënérande.
Le professenr Heyd est aussi d'avis, d'après M. de Mas-Latrie, que les démolitions de Péra ne durent être que partielles et superficielles.
Le Patriarche Constantius ;'163) dit aussi : < les murailles du côté de la terre furent abattues par Mahomet II, deux semaines après la prise de Conslantînople, > et on verra plus loin le rapport du prêtre arménien, reproduit par M, Dethier, disant que « sur l'ordre du maître, les Qalatiotes rasèrent leurs murs du côté de la terre. »
On lit les mêmes dispositions dans un firman délivré à la Nation franqne de Galata, sur sa requête, à la date de Mouharrem 1026-1616, où le texte de cette capitulation est rapporté in extenso ( Je n'irai point sur eux avec des troupes, pour démolir leur château ils garderont leurs églises et feront lectures selon leur loi, mais ne sonneront point de cloches je
ne prendrai point leurs églises pour en faire des mosquées, mais ils n'en bâtiront point- de nouvelles.,.. »
Ces capitulations furent encore renouvelées dans la 1™ décade de Rebi-alther 1033-1640, P. C. (La version de cette capitulation donnée par Zorzo Dolflni, Asseâio e presa di Constantinopoli, n'est pas exacte. Dethier, 1040.)
Dans un autre renouvellement, aussi de Mouharrem, 1026-
1616, on ajoute les conditions marquées ailleurs : c ils
constitueront parmi eux la personne qu'ils voudront, pour être leur prévôt dans leurs affaîros. > De la part des chrétiens, ces engagements ont été tenus; on n'en peut dire autant de l'autre partie. (V. ci-après St-Prancois et St-Paul.)
M. le Dr. Dethier incline à penser que < la tour du Christ ou de la Croix » était celle qui se trouvait près de la douane actuelle de Galata, et à laquelle la chaîne était attachée. Cette tour, ajoute-t-il, parait avoir eu aussi une horloge ; et, pour cette raison, on l'aura nommée aussi < tour de l'Horloge. » Malgré l'importance que dût avoir, sous certains rapports, cette tour, destinée à la défense, et surtout à la fermeture du port, elle ne parait pas, cependant, d'après les dessins les plus anciens que nous possédons, avoir été la principale des tours da l'en-
ceinte ; et l'horloge dont parle le prêtre arménien cité par M. Dethier, pourrait se rapporter à la tour actuelle de Galata, qui aurait «n son beffroi, destiné, de la tour vigie, de la tour maîtresse, voisine de l'hdtel des Podestats, aujourd'hui le Khan Franchini, sis k l'angle des rues Perchembè-Bazar et Tchiuac, auquel, selon «ertains dires, elle était reliée par une voie souterraine, & appeler, en cas de besoin, )a population galatîote à la défense de la cité '.
Selon M. Delaunay < l'extérieur de cet hôtel, ou Hôtel-deville aurait beaucoup souffert; le splendide escalier qui y conduisait a été démoli, les étages supérieurs ont subi des transformations regrettables. La salle du conseil serait pourtant encore reconnaissable. > Dans le vestibule actuel du Khan Franchini, oa retrouve, couverte d'un badigeon, une pierre commémorative, malheureusement sans date, et dont M. Delaunay ne reproduit pas le texte, mais sur laquelle se trouvent les armes d'ua Uarlnis, podestat de Péra.
< La ville, dit le marquis Serra, {Storia dt Qenova, par Canale, II, 397), est entourée d'une grosse muraille, avec de nombreuses tours : elle a 7 portes, dont 3 du côté de Constantinople : la plus orientale se nomme de la Chaîne, parce que pour fermer le port on tend, de là à la porte Oréa, sous l'Acropole, une chaîne «n fer, soutenue par des piles de bois en plusieurs endroits. {Nous trouvons cette chaîne mentionnée aux deux sièges de Constantinople 1204 et 1453.) Elle s'abaissa devant les Turcs et se referma aussitôt, la perte de ceux-ci fut grande et leur confusion telle, que sultan Mchemmed, irrité de cette humiliation, voulut faire empaler son grand-amiral, Ealtadji-Oglou. (Hammer.) Trois fois les Génois élargirent l'enceinte de leur cité, et l'on y voit encore un triple mur du côté du couchant, un double du côté du levant... A la cime de la ville s'élève une grande tour «emblable ;\ celle dn palais ducal de la métropole, (à la diffécence que ceîîe de Gônes est carrée et que celle de Galata est ronde) : elle s'appelle encore aujourd'hui, la Tour des Génois. ■ Selon M. Delaunay, la Tour du Christ, biîtie sur la cime de la
■ Actuellement la Tour de Galata sert de vigie A un poRte de pompiers chaînés de signaler les inceodies qui vieDoeat à se déclarer sur tel ou tel point de U ville.
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colline de Oalata, à une altitude de 47 m. s'élève de la base aa sommet à une hauteur de 42 m. 45 cm. '.
De ce qui précède et de la comparaison des textes, il résulte que deux tours principales contribuaient, l'une du câté de la terre et l'autre du côté de la mer, à la défense de la colonie génoise. Celle du cdté de la mer, à laquelle était attachée la chaîne qui fermait le port, existait avant l'arrivée des premiers croisés à Constantinople. Elle retomba avec la ville au pouvoir des Grecs en 1261, et resta entre leurs mains assez longtemps après la constitution de la colonie. Elle passa aux Génois, à une époque que nous ne pouvons préciser. C'est elle qui est mentionnée par Villehardouin, f la tour de Galathas, oii la chaeine fermait qui movait devant Constantinople. » Elle dépendait d'un ensemble de forUftcations que l'on a appelé le Castrum Sanctœ Crucis, ou Chastel de Père, < qui sied en mer devant Constantinople, t dit Froissart. C'est celle dont les croisés crurent devoir se rendre maîtres dès leur arrivée sous les murailles de la ville. Selon le rapport de S. E. Ahmed Vefiq effendi, cité plus haut, le Château de la chaîne n'aurait pas été détruit par sultan Mebemmed, mais bien par l'explosion d'une poudrière établie en cet endroit. Cette explosion eut lieu à une époque inconnue, mais relativement récente.
La seconde tour existe encore, elle se nommait autrefois la Tour du Christ, (Chrtstea turris), elle fut encore désignée parle nom de Tour de Péra, c'est là que les prisonniers de Gerbi furent renfermés. Officiellement elle est Galata Quallécy, la Tour de Galata. Peut-être démolie en partie par le conquérant, elle fut réparée et conservée, jusqu'à nos jours. Sultan Sélim III, en 1791, la fit réparer après un incendie. Sultan Mahmoud la fit rebâtir après un nouveau désastre, en 1824. Depuis elle a subi encore une autre transformation dans sa partie supérieure, qui était simplement conique, il y a moins de vingt ans (1875). II y a lieu d'ajouter que jusqu'à ces derniers temps nous avons TU, avant la démolition de l'enceinte fortifiée de Galata, la partie entourant le mamelon sur lequel elle s'élève, garnie d'embrasures pour les canons, ce qui n'existait nulle part ail-
' pour avoir une idée de l'aspect que préBentaït Galata, voir les plana publiés dam le travail remarquable de M. la Dr. Mordtmann, Reçue de l'art chrétien, anoée 1691, pp. 204, 3S3, 371, 479.
lenrs, et peut fournir un indice de l'importance attachée à cette position tant par les Génois que par les Turcs.
La colonie génoise, après nne existence autonome de deux siècles environ, disparut avec l'empire grec, qu'elle avait presque toujours combattu. Durant cette période et celle qui la précéda, c'est-à-dire lorsque les Latins habitaient encore la ville même de Constantinople, la Latinité peut compter deox périodes bien distinctes, celle pendant laquelle Venise exerça la prépondérance, mais sans exclure les autres nations, et celle pendant laquelle Gènes l'emporta : alors, comme elle était chez elle à Galata, sa domination fut exclusive, même au point de vue religieux. Sa puissance fat détruite, mais comme la religion catholique n'est attachée à aucnne bannière politique, elle continua à vivre, même sons l'empire du croissant.
LA « MAOranCA GOMONITA M FERA. » — PROTECTORAT DE LA FBANCB. ■ POPULATION LATINE,
Nous avons vu comment était organisée la colonie do Galata 80QS la domination génoise. Au moment de la capitulation, accordée par sultan Mehemmed, le podestat, qui représentait le pouvoir central de la métropole, n'ayant pas voulu signer la capitalation, et s'étant retiré, il n'était resté en face du conquérant qu'une réunion de Bourgeois, qui ne tarda pas h s'organiser comme nous aurons à le dire bientôt. Mais il est k remarquer qae,pour la colonie galatiota, comme pour toutes les nationalités que l'empire ottoman absorba peu à peu, c'est bien moins avec an peuple qu'avec une communauté religieuse que le conquérant veut avoir à traiter. Plus tard il entrera en relations amicales avec les puissances occidentales et conclura avec elles des traités ou capitulations, mais pour le moment il n'est question que d'une concession faite à des sujets nouveaux, donnés par la conquête.
On peut considérer cette capitulation de Mehemmed II, comme l'origine de la communauté dite des Latins, Latin raiacy, administrant, jusqu'à nos jours, dans tout l'empire, les affaires des Latins, sujets de la Porte. Le chef de la chancellerie des IaUhs à Gonstantinople est en possession d'un sceau portant en turc cette inscription : c N. Chef de la communauté des Ratas latins, Véhïfi-milleti réâïâï ladn. > Celui-ci a auprès de lui un fonctionnaire ou Moukhtar (chef de quartier), pour Ga-
lata, dit : Mou)ûitàri mahallêi ghalata, milleti latîn. Des cbanceileries latines sont aussi établies à Brousse, Chio, Smyrna, st dans quelques autres localités ; elles relèvent de celle de Gonstantinopte, celle-ci à son tour relève du ministère ottoman des affaires étrangères, témoignage évident de son caractère originel d'estranéité. II est à remarquer cependant que cette autorité ', quoique bien reconnue par Ja Porte, ne figure point dans leSal-Naroé, on annuaire ottoman-.
Quelle forme prit la nouvelle administration de Galata, après la conquête ottomane? Elle dut, nécessairement, être réglée d'après les bases de la capitulation ; mais les renseignements fout défout; seulement, et d'après une copie d'anciens documents, euxmêmes incomplets^, il résulterait que les notables de la ville se swaient constitués en un corps municipal,civiletreligieui, sous le titre de < Confraternité deSainte-Anne; >àquelleépoque cela eut-il lieu ? fut-ce immédiatement après la conquête ? On pourrait supposer le contraire, en considérant l'espoir que Gènes avait conservé d'obtenir, de sultan Mehemmed, une fois en paix avec lui, et, comme autrefois, des empereurs byzantins, la possession de Galata ; mais la réponse de ce prince à l'ambassadeur génois fit évanouir ces espérances \ A propos d'une visite de sultan Murad III à Galata, en 1584, l'historien turc Selâniki ^ parle des plaintes du peuple et des primats de Galata contre le cadi de cette ville ; comme il n'aurait pas employé ce terme pour désigner les musulmans, l'historiographe ottoman désigne donc par là f les notables, les chefs de la communauté chrétienne. »
La communauté latine, dont le chef, comme autrefois l'ancien baile vénitien à Constantinople, se décorait du titre de Magniflco, donné dans l'antiquité aux préfets de l'empire romain*', la communauté latine était dirigée par un prieur, un sous-prieur et douze conseillers '•, elle parait n'avoir jamais
' Voyez au sufet lies Latins ou Cathoiiqiios, sujets de la Porte, l'bidni. Lettres nur la Turquie. IS5J, IT, 385, et seq, ' V.fiotn Étale titr la propriété en pa'ji miiiiilman, p. 177. » ProoÔB-verbaux de 1603 à 1689 et (juelquea pièces de 179J.
• llainmer, loc. lau I. III, 68.
• Page 282.
• CVMiUiti, 11, 472 ; GuiJoI. Cours d'h-ttoire mo-lcrne. p. 47.
' Tous les conneiller» devaient être de rite catholique latin, zmtifs de Péra, ou du moins, mari^B à des femmes pérotes : (décision du 25 avril I63S).
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compté guère plus d'une trentaine de membres ; elle avait l'administration temporelle des églises, et nommait annuellement, pour ciittcune d'elles, deux procureurs ', chargés de l'administration.de leurs biens immobiliers, du produit des quêtes, des aumônes, et des taxes éttiblies par la communauté ; tout procureur élu prieur, devait se démettre de là procure. (Décision du 12 décembre 1617.)
Dans les documents contenus encore dans les archives des diverses communautés religieuses, elle est ordinairement appelée : ( La Magniâca Comunità di Pera. »
En 1583, le 18 novembre, la t Magnifica Comunità di Pera» fit une instance formelle auprès du Vicaire patriarcal, pour réclamer les droits anciens qu'elle avait, depuis la capitulation de Mehemmed II, en i4S3, de choisir (sauf confirmation de l'Ordinaire), les religieux qui devaient desservir les églises lui appartenant, c'est-à-dire celles de Ste-Marie et de St-Nicolas à Constantinople, et celles de Ste-Anne, de St-Benoit, de St-Jean, de St-Sébastîen, de St-A,ntoine, et de St-Georges de Péra. Ce droit de nomination lui avait été contesté par l'évêque de Tinos, visiteur apostolique, dans les ordonnances laissées par lui à l'issue de sa visite. Il parait que l'on fit droit à ses réclamations ; mais les procureurs ne satisfaisant pas à leurs obligations, le Père Ministre Provincial des Conventuels menaça d'excommunication les procureurs de i la Magnifica Comunità > qui ne rendraient pas compte à la fin de l'année, selon les ordres des Visiteurs apostoliques, de l'administration des églises et autres établissements pieux, confiés à chacun d'eux.
La communauté prélevait sur les recettes, les fonds nécessaires à la réparation des églises, au paiement des avanies, etc. L'argenterie des églises était placée sous la garde des procureurs qui, sur inventaire, en faisaient remise, chaque année, à leurs successeurs.
La c Comunità » entretenait, pour ses affaires, une correspondance active avec un prince de la Cour romaine, dit t cardinale protettore di Levante ; » elle se serait plainte à ce prélat,
Les procureurs de la Curie ^piacopale de Gènes s'inliluiai.'n j-domino, ministi-o e proonitttort : fAtti ilella SorleUi ligure, 1871,
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en 1606, « de rintroduction, à Péra, du calendrier grégorien', à cause de la nouvelle barrière que cela élèverait entre les catholiques et les Grecs comme aussi des dissentiments qui en résulteraient par suite des alliances mixtes, et elle aurait prie te cardinal-protecteur d'obtenir, de Sa Sainteté, la faculté de célébrer les fêtes selon l'ancien calendrier, comme cela avait été accordé pour Candie, Corfou et autres lieux.
En 1590, le Prieur de la Confraternité de Ste-Anne, président delà ( MagniGca Comunità, * était en même temps procureur de St-François : (Ce n'était point contre les règlements, car St-François n'appartenait pas à la commune). En 1631, le Vicaire Patriarcal, à la suite de sa visite pastorale, enjoignit aux deux procureurs de la c Magniliea Comunità di Fera, > sous peine d'excommunication, de lui rendre compte de leur administration des églises et antres établissements pieux.
En 1648 la même intimation leur fut faite, sous peine des censures de l'Église ; et l'année suivante l'Ordinaire enjoignit à Messieurs les membres de la « Comunità di Pera, » sous peine d'excommunication, de fournir les comptes de leur administration des églises de Galata que, depuis de longues années, ils refusaient de présenter; comme aussi de restituer tous les produits encaissés par eux, et de verser le mentant des pertes et dommages occasionnés par les retards apportés dans la reddition de leurs comptes-CommecesMessieurs ne voulurent pas se soumettre et rendre leurs comptes, le R. P. Gian-Franceso Circhi, d'Anagni, Vie. Patriarcal, lança contre eux l'excommunication. Mais ce religieux ayant renoncé à sa charge et étant remplacé par le R. P. Severoli (Fr. Filippot min. Conv.), la « Magnifica Comunità di Pera » lui présenta un mémoire justificatif de son administration, à la suite duquel, par un acte du 7 septembre, non seulement il les absout, mais encore il les comble de louanges. (Il est vrai que dans un mémoire subséquent, il revient sur cette appréciation), 1650-1651.
Il n'y avait pas que la < Magnifica Comunità di Pera » à s'occuper des communautés, et à s'en occuper sans droit, en cer-
' Le Pape aurait déjà recommandé, à M. De Germigny, en 1583 (AVgociation», IV, 231), de B'umployor auprès des Grecs, pour l'adoption du nouveau calendrier.
taines circonstaiicea. Ainsi, en 1 648, défense est faite, par le Vicaire patriarcal, aux procoreurs de St-François, de- faire aueune location ou vente d'immeubles appartenant à cette église, sans le concours et l'autorisation préalables dn R. P. Provincial. En 1675, le Vicaire patriarcal ordonna au procureur de St-François de ne pas donner au supérieur de cette église telle somme dëterminée, parce qu'il n'avait pas encore achevé son année de provincialat; avis en fut donné & la t Magniâca Comunità. » (21 novembre 1675)'. ^
La ( MagniQca Comunità di Pera » donnait aussi son avis dans les questions qui intéressaient le bien de l'Église. Ainsi elle s'opposa dans le principe (1633), à la nomination, à Constantinople, d'un èvëque suffragant, pour divers motifs, et entre autres par Ja crainte que ce prélat, étant signalé par les Grenadins - comme un ambassadeur du pape, cela n'amenât la perte du peu d'églises laissées au culte. Mais en 1664, elle fit instance à Rome pour obtenir, en faveur de Mgr RidolO, évëque suffragant. Vicaire patriarcal de Constantinople, le Bérat de la Porte, comme cela se pratiquait pour les autres évèques de l'empire ottoman. Un peu plus tard, en 1671, elle fit une nouvelle démarche auprès de la Propagande, pour obtenir la nomination d'an Patriarche Latin à Constantinople ; un refus formel lui fut
Le S5 mars 1667, la ( Magnifica Comunità > fit instance auprès du Vicaire patriarcal, Mgr Rîdolfi, contre les FF. Mineurs Réformés, lesquels, après l'incendie de leur couvent à Galata, en 1660, avaient loué une maison appartenant à Tommaso Wlasti, et située aux Quatre Chemins, et y célébraient les offices, c au risque, disent les conseillers, d'attirer sur la Communauté de nouvelles avanies de la part des Turcs, et peut-être de faire fermer encore quelques églises, comme il était arrivé d'autres fois. » Le Vicaire patriarcal accueillitla demande de la » Magnifica Comunità » et défendit aux PP. Réformés de persévérer. Le P. Francesco Pedauli, et le P. Giuseppe da Salmona n'ayant pas voulu obéir à ce monitoire, furent suspendus a dtotnis par le
> Toutes ces délibérations sont extraites des archives de St-ADtoine.
• Maures expulBés d'Espagne. Il ne faut pas oublier que leur expulsion fut le prétexte dont on se servit pour prendre et changer en mosquée l'église de St-Paul,aetuerement encore Arab-DJami.
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Vicaire, rappelés en chrétienté par la S. C. de la Prop^ande, et remplacés à Constantinople. On voit par là quelle était la terreur qu'inspirait alors le pouvoir des Ottomans I
Les délibérations de la Comunità étaient ordinairement prises en Ste-Ânne, ou, comme le portent certains documents, < in casaccia di Sant'Anna : > elles étaient scellées de son sceau, lequel, appliqué sur une pièce de 1675, Georges Draperis étant prienr, portait l'image de Ste Anne à droite, celle de St Joacbim à gauche, et celle de la T. Ste Vierge au milieu.
En 1636, la « Communauté des Péraux > tenait ses assemblées les seconds dimanches de chaque mois. Elle tenait, en double, un registre destiné à l'inscription de ses actes, et dit c Libro maestro, > ou < registro générale delta magntflca Comunità di Fera; » la plupart de ses procès-verbaux commençait par ces mots : t Laus Deo ! >
En certaines circonstances, ■ la Magnifica Comnnità > datait ses délibérations, del suo oratorio, in publica udienza ; d'autres fois, comme dans an procès-verbal du 14 novembre AQIO,*. New oratorio dellaMagnifica Comttnrtâ.» C'était alors relise Ste-Anne. Mais en 1668, le Père Provincial des Conventuels, commissaire d'Orient, se rendit à St-Benott, dans une chapelle qui appartenait à la Magnifica Comunità, (l'église Ste-Anne dévorée par l'incendie de 1660 n'avait pas encore été reconstruite) et là, devant les prieurs, conseillers et autres membres de la Confrérie, devant les PP. Jésuites et les Conventuels, il donna lecture de ses patentes. La même formalité fut remplie le 30 août 1690'.
En un mot la Comunità, à l'instar des assemblées nationales tenues, on l'a vu plus haut, à Ste-Sophie par les Grecs, à Ste-Marie de Ct)n3tantinople par les Vénitiens, sous la présidence de leur baile, à St-Michel de Gainta par les Génois, tenait ses séances dans une église, ordinairement dans celle de Ste-Anne, qui était à proprement parler son siège, ou au besoin dans une autre église ou chapelle. Il y avait aussi, en Ste-Anne, une grande, salle, Casaccia, qui servait aux réunions. Le Vicaire patriarcal les présidait, d'un siège élevé au-dessus des autres^.
> Archives de St-Aotoine.
* An:hiTea de Si-Louis.
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Nous ue connaissons qu'un petit nombre de prieurs ou de procureurs de la < Mngnifica Comunità, > nous allons donner leurs noms d'après les indications du Ltbro maestro, nous y ajouterons ceux des procureurs de la Gomunità et même de ceux des églises que nous connaissons, pour conserver la mémoire de bons et utiles citoyens.
1610, DomcnicoFornettî, prietir.
1611, Malco Perone, prieur, Antonio de Negri, sous-prieur.
1614, Eduardo da Gogliano, prieur.
1615, Lazarotto Draperis, prieur, Tomaso Navone, sous-prieur.
1618, A. de Negri, prieur, Antonio Grillo, sous-priem*.
1619, Eduardo da Gogliano, prieur, et procureur de Terra S". 1626, Nîcola Draperis, sous-prieur.
1633, Stefano Perone, prieur, FrancescoFometti,sous-prieor. 1670, Francesco Testa, sous-prieur.
1684, Tortia, prieur.
Les Procureurs connus.
1581, Bernardo de Negri, procureur de St-Pierre.
1616, Francesco de Negri, procureur de St-Françoîs.
1618, F. de Negri et Lazarotto Drap»ris, proc. de St-François. 1626, Giovanni d'Andria, procureur de St-Jean. G. Ant. Grillo, proc. de St-François.
Malco Perone, proc. de St-Pierre.
Bartolomeo Perone, proc. de St-Georçes.
Georges Draperis, proc, de St-Georges.
Gasparino Testa, proc. de Ste-Anne.
Bartolomeo Galante, proc. de St-Sebastiano. En 1631, la Gomunità ne comptait que neuf membres, le plus souvent elle était au complet. Nous les voyons apparaître dans les circou'^tances solennelles : ainsi le P. de Ganillac, nous dit : à l'occasion des funérailles de M. de Salignac, ambassadeur de France : * Douze gros cierges de la Noble compagnie de Ste- Amie, qui fait le corps de ville pour les chrétiens catholiques, portés par douze, etc. » Le même les désigne sous ce nom : t Messieurs de cette ville, messieurs de Péra. » Les Négociations les appellent : t les seigneurs Pérotz. >
Mais les jours de la i Magniâca Gomunità di Pera > étaient comptés : sa principale raison d'être était d'administrer les biens
commuas, et de pourvoir aux nécessités des églises qui lui ap' pu'tenaieot encore ; or en 1683, l'Église de Constantinople avait pour Vicaire patriarcal un liomme actif et enlreprenant, Mgr Gasparini, les églises avaient passé en d'autres nia)ns,ou mieux avaient disparu, dévorées par les incendies ou confisquées par les Turcs ; la plupart des catholiques relevaient de leurs ambassadeurs et se réclamaient d'eux dans leurs besoins ou leurs différends avec la Porte ; ii lui restait donc bien peu à faire. Le dernier coup lui fut porté par le "Vicaire patriarcal qui, lassé de son opposition, parfois tracassière et jalouse, demanda au St-Siège et obtint de la S. C. de la Propagande un décret, du 17 octobre 1683, qui lui enlevait totalement dès mains l'administration des biens des églises. Elle essaya, nonobstant ce décret, de nommer un procureur pour le couvent de St-François ; mais le R. P. Provincial, Fr. Giuseppe Mazza de Péra, refusa de se rendre à Ste-Anne, pour assister à la réunion de l'assemblée, < pour la raison, disait-il, que, (conformément k la décision que nous venons de citer) l'adrainistration des biens de l'église appartenait aux religieux et non aux laïques (31 janvier 1685). » Depuis cette époque, nous la voyons encore apparaître dans quelques circonstances solennelles, mais c'est simplementcomme confrérie religieuse, ou comme corporation d'honneur, et non plus comme revêtue d'une puissance réelle. Elle essaya de se reconstituer en 1793, mais sans grand succès. Nous la verrous remplacée par une confrérie de Ste-Anne, qui ne réclame aucune autorité sur les affaires de la Latinité de Constantinople.
Pour bien se rendre compte de la transformation qui s'était opérée dans la situation des Latins de Péra, il faut faire attention à deux nouveaux éléments qui y avaient fait leur apparition, l'accroissement de la puissance spirituelle de Rome, et le protectorat politique exercé par les puissances occidentales.
A la suite de la prise de Constantinople par les Turcs (1453), privée désormais de son autonomie, la Latinité de Péra, cherchant dans la religion un refuge contre ses malheurs, se tourna vers Rome, ofi le cardinal ( protettore di Levante » était l'appui, le défenseur de ses intérêts. Déjà, dans les derniers jours de son indépendance, le i." avril 1452, sous le gouvernement du podestat Ange-Jean Lomellini, elle avait placé les armes pontificales et le nom du Souverain Pontife occupant alors la chaire de St-
Pierre, <: Nicolatis Papa V ianueasls, » sur l'une des tours de la ville, sise auprès de celle du Christ ; au-dessous, on voyait les armes du doge, puis celles de la Réput>Uque et du podestat. Cette inscription est la seule de ce genre que M. Delaunay ait relevée.
La Cour de Rome revendiquait aussi une sorte d'autorité supérieure sur les biens des églises; et l'un des prélats-visiteurs envoyés par elle, l'évèque de Tlne, aurait rendu, en 1639, un décret menaçant de l'excommunication quiconque aliénerait ces sortes de biens. Forcée par la nécessité de contrevenir à ce décret, la Comuntià fournit, en 1636, des explications sur la vente de certains biens ecclésiastiques qu'elle avait dû effectuer pour la réparation de diverses églises tombant en ruines ; elle aurait aussi encouru le blÂme du St-Siëge à raison de la réduction opérée par elle sur la somme attribuée à l'entretien des églises.
L'établissement de la S. Congrégation de la Propagande, destinée, dans la pensée du Pape Grégoire XV qui la constitua, (1622), à donner plus d'unité et d'activité aux efforts des missionnaires envoyés parmi les nations inâdëles, ne tarda pas ii produire ses effets. Le nombre des missionnaires s'accrut, des Ordres nouveaux vinrent joindre leurs efforts aux anciens, et les missions catholiques jouirent alors d'une prospérité inconnue antérieurement. Les missions, tant anciennes que nouvelles relevant plus directement de cette autorité, furent affranchies, par là même, de leur dépendance vis-à-vis des gouvernements locaux. Ce n'était qu'une force morale, il est vrai, car jamais le St-Siège ne put songer à revendiquer, en Turquie, un protectorat effectif : nous ne voyons pas même qu'il ait été jamaU en relations directes avec la Porte ; mais cette autorité ne s'en faisait pas moins sentir aux fidèles enfants de l'Église.
Son action fut plus sensible encore lorsque, en 1653, le Saint- Siège commença à se faire représenter à Constantinople, non plus par le supérieur d'une des communautés religieuses de Péra, avec le titre de Vicaire patriarcal, mais par un Ëvëque, revêtu du caractère sacré, et portant le titre, bien plus respectable, de Vicaire Apostolique, suffragant du Patriarche de Constantinople. Alors toutes les autres autorités furent amenées à s'abaisser devant la sienne.
L'autre fait, plus important encore, fut l'établissement du protectorat politique des puissances, et surtout celui de la France.
Peu après la conquête, la République vénitienne ayant rétabli ses relations avec Constantinople, elle prêta, sans doute, ses bons offices ainsi que son concoure moral et matériel & la Latinité de Galata ; mais bieiîtôt, la position prise par la France auprès de sultan Suleïman assura un nouveau protecteur à l'Église.
Sans traiter ici de la protection donnée à la religion <, en Turquie en général, et pour ue parler que de la Latinité de la capitale, il sutnt de rappeler la conservation de plusieurs églises, due à l'intervention de François l", la protection assurée aux divers Ordres religieux, l'intervention personnelle de Henri III (1584) en faveur du patriarche de Constantinople (vicaire patriarcal), la reconstruction et la dotation de telles ou telles églises, dues aux bons offices des ambassadeurs, non moins qu'à la munificence de nos rois, en un mot l'assistance efficace et constante donnée par la France aux affaires de l'Église. En 1608, la Comunilà déclarait M. de Brèves c protecteur particulier et défenseur de toutes les églises et monastères, — représentant du Roi très chrétien, protecteur général des chrétiens de l'empire ottoman-, s (Quelques années auparavant, sollicitant l'assistance du doge de A'enise, elle qualifiait aussi ce prince de « particolar protettore di tutle le chiese dell' Oriente. »)
Selon Hammer^, Marchevilie, ambassadeur en 1631, aurait « donné le premier l'exemple de faire dire, dans les églises, des prières pour le Roi; » et il aurait été, également, < le premier qui fit élever un catafalque, à Péra,lor3 de la mort de Henri IV.» Sans nous arrêter à l'erreur évidente de nom pour ce dernier fait, il est certain que ce mode d'affirmation du protectorat était pratiqué, à St-François, antérieurement à la date indiquée. En effet, voici ce qui eut lieu, dès que la mort de Henri IV fut connue à Constantinople : < M. l'ambassadeur ne manqua à ce qui estoit
' Cf. Feraud-Giraud, de la Jurirlinion françaixe dan* Us fchdlrii du Leeant et de la BaH>arie, II. 77 ; et nos Capitulation! et traitée île la Franf^ en Orient, passim.
■ En 1A:j9, 1« Patriarche cecuroâiiique de Constantinople Iui-:n6me faisait supplier le roi de FraDce Je se déclarer le Protecteur de l'Kgliio d'Orient.
* Loc. laad. IX, 233.
deu à la mémoire d'un tel roy, faisant faire un ofUce solennel, premièrement, en l'esglise de St-François, qui est la principale en cette ville, avec un bel appareil lugubre, faisant l'office Mgr l'évèque d'André, tout porté icy par cas fortuit, avec l'assistance des illustrissimes ambassadeurs de Venise et de Raguse, et toute la maison d'Anglotan, avec le beau-frère de l'ambassadeur, qni ne pouvait assister en personne à la messe. On se servit d'un de nous (jésuite), pour faire l'oraison funèbre, en italien, quelque refus que nous en fisiona, pour le défault de langue, et d'aultres parties. Dieu voulut que le discours fust aucunement passat)le. Messieurs de Venise y eurent une période honorable, pour le propos des amis de cette couronne. »
Un service solennel eut lieu également à St-François, en 1643, pour le repos de l'âme de Louis XIII. (Voir ci-après St- François.)
On lit dans les mémoires des Conventuels de St-Antoine et dans les archives de St-Louis, des Capucins, le récit de longues querelles de préséance, entre les ambassadeurs, à la suite desquelles la Sacrée Congrégation recommande le ^'icaire patriarcal à la protection du résident de la République de Gênes ;15 septembre 1670) et vers le même temps, le couvent de St-François se réclamait de la protection effective de la République de Venise, Ces faits eurent-ils quelque résultat, ou durée, ou bien ne furent-ils qu'un simple incident qui passa inaperçu? Cela parait probable, car un peu plus tard, en HM'), le même Vicaire apostolique, Mgr RidolQ, fit des démarches auprès du Résident génois pour se remettre en paix avec les représentants étrangers, contre lesquels il luttait depuis 1667, pour le maintien des rubriques imposées par l'Église.
Ces dissensions finirent par disparaître, car en 1684, les obsèques de Marie-Thérèse d'Autriche, femme de Louis XIV, furent célébrées d'abord à St-Louis, puis de la même façon et avec le même cérémonial que dans la chapelle de l'ambassade, le 18 mars, à St-Benoit, des Jésuites, le 20 à St-Georçes, des Capucins ; le 22 à St-François, des Cordeiiers; et le 24 à St- Pierre, des Dominicains.
On lit dans un Mémoire remis à M. de Bonnao, ambassadeur en 1716 : * Quand l'ambassadeur faisait inviter les ministres étrangers h quelque cérémonie religieuse, soit dans sa chapelle
de Péra', soit dans les églises de sa protection, à Galata, pour les priucipales fêtes de l'année, ou à l'occasion des Te Beum d'actions de grâces ou prières publiques, pour le renouvellement de la santé du Roi, on qaelque événement important, il leur laissait la droite, leur faisait donner l'Évangile à baiser les premiers, et ne se faisait encenser qu'après eux ; puis, après la prière ordinaire pour le Roi, il faisait réciter le Laudate Do- Tnînum omnes gentes pour les princes dont les représentants avaient été Invités. Ceux-ci ne venaient jamais sans avoir été mandés, parce que l'ambassadeur était toujours libre de faire DU de ne pas faire cette invitation. Quand la cérémonie se faisait dans l'une des autres églises de la ville, ces ministres y venaient, accompagnés de leur maison ; l'ambassadeur avait toujours la droite, dans la marche, qui se faisait sur deux liJes, précédées de janissaires; dans les églises deGalata, il prenait aussi la droite, baisait l'Évangile et était encensé le premier^. »
On relève des Délibérations nationales de 1720, que la nation fournissait, annuellement, des subsides au Vicaire patriarcal, aux Capucins de St-Louis, aux Dominicains de St-Pierre, aux Conventuels, aux Jésuites de St-Benott, aux Capucins de St-Georges, et même aux Récollets de Ste-Marie. Elle attribuait également des fonds pour la fôte du St-Sacrcuient au palais de France, chez les Jésuites et chez les Dominicains-'.
En 1737, le roi accorda une augmentation de pension de 1000 livres à l'archevêque de Carthage, vicaire pab'iarcal de Conatantinople, auquel l'ambassadeur devait faire le même traitement qu'à un (ministre) résident.
On lit dans la notice de M. Dacier sur le comte de Choiseul- Oouflier : i Cet ambassadeur a toujours mis au premier rang de ses devoirs la protection de la religion catholique ; et il n'a jamais perdu de vue les obligations que lui imposaient envers
' Saint-Louis.
• V. ci-aprés g St-Fnançoii et St-Ceorget.
>Oit sait que, depuis an certain nombre d'années, le gouvernement français alloue une subvenlion considérable aux ttablissements religieux du Le- . vaut, ils reçoivent en outre des allocations spéciales selon les circonstances, et des sommes non moins importantes Tournies par la Propagation de ta foi.
y,'G00g\il
elle la foi de ses pères et le caractère d'ambassadeur du Roi très chrétien'.
L'ordonnance royale de Louis XVI, datée de Versailles, le 3 mars 1781, contient une série d'articles, (Tit. I, Art. 134 à 157), relatifs à la protection du clergé latin en Turquie.
An reste le protectorat a été, dans le passé, l'objet de pins d'une atteinte ; il a été partagé dans une certaine mesure avec Venise, puis avec l'Autriche-. Toutefois, il est juste de constater que, quelles que soient leurs tendances particulières, les diverses puissances catholiques ont contribué, de leura propres subsides, à la conservation et au maintien delà Latinité deGialata ; en 1793, l'Autriche donna sa protection au vicaire apostolique et & St-Georges, Naples aux Conventuels ; Saint-Benoit, les Capucins et les Dominicains restèrent sous la protection de la France'.
La protection générale du clergé latin par la France, et nommément celle des Jésuites et des Capucins, fut l'objet d'articles spéciaux, dans les capitulations françaises de 1678, rapportées par Fôridoun, Papiers d'Etat, II, 323, et en sommaire, dans Naima, II, 138., (Art. 40 et seq. et Capit. de 1740, art. 132, et seq. La protection des Pères de la Hercl, et des Jésuites Polo* nais se trouve consignée dans le renouvellement de la trêve de Sitvatorok, signé à Vienne en 1615-1024*. (Cf. ci-après Chap. vni. La Trinité.)
Des trois églises restant à Galata, eu 1870, St-Pierre et St-Benott sont prot^ées par la France ; St-Oeorges et l'hôpital en dépendant, par l'Aatricbe, depuis que les Pères Bosniaques et plus tard les Lazaristes allemands la possèdent.
Aux jours de solennités, le drapean français flotte sur les églises du St-Esprit, de St-Pierre et de St-Benott ; le jour de la Fête Dieu, sur celle de St-Louis, enclavée dans l'enceinte de l'ambassade. Ce même pavillon est hissé auasî sur le palais de l'ambassade tous les dimanches. Le Vendredi-Saint il est mis
> Voyage pittoretgue dont l'empirt ottoman, par le comte de Cboiseat- Gourrrier. Paria 1842, t. X.
. * cr. Hammer, pauim. César Famîn, hittoire de la riealité du protectorat de* iglitet chrétienne* en Leoant. Paria 1853.
* Comunitâ di Pera,
* Chap. V.
DigilizPdbvGoOt^le
— ilQ —
en beme, à mi-mflt. Tous les établissements ftançais l'arborent le dimanche.
Eo résumé, le protectorat religieux qui, plus d'une fois, a suscité de regrettables rivalités, a été, selon les temps, entre les mains de qui l'exerçait, une sorte de reflet de la condition politique générale. Une grande et belle page aura été réservée, sous ce rapport, par la Providence, dans les annales de l'Église, à la Qaule, cette terre fécondée par l'évangélisation des grands évèqnes des premiers siècles, tels que St Irënée âeLyon,StDenis de Paris, St Hilaire de Poitiers, St Martin de Tours, St Germain d'Auxerre, St Rémi de Reims, et tant d'autres illustres pontifes et saints doctears. Dès les premiers mérovingiens, devenus chrétiens en Gaule, et contemporainement aux pontificats des papes Pelage II et St Grégoire le Grand ', la France préludait déjà, en Occident, à la mission religieuse qu'elle devait poursuivre, à travers les temps dans les contrées de l'Orient; et, jusqu'aux jours de ses dernières et inénarrables infortunes, rappelant malheureusement le triste souvenir des invasions d'un antre Age, elle se trouvait encore au poste d'honneur qu'elle s'était assigné pour la défense et la protection de l'Ëglisel... mais tout passe, en ce monde !... Dieu seul est permanent !... € Et juSTniA EJDs MU4BT ïn stsculum saicult.'... >
La Turquie et l'Europe ont, par des traités solennels reconnu & la France ce droit de protectorat de l'Église catholique. Le St-Siège a fait un devoir à ses Ëvéques et à ses missionnaires d'y faire appel, et leur a défendu de se mettre sous une antre protection.
Mais il est une autre question qu'il importe de traiter aussi, celle de la population de la ville latine de Péra, à travers les temps.
Il ne paraît pas d'après Sanll '', ce qui est confirmé, d'ailleurs, par les Mémoires de Sansovîno, que la capitulation de Mehemmed n ait inspiré une grande sécurité aux Pérotes : cenx-ej, Génois ou Vénitiens, ayant pris une part plus on moins im* portante à la défen-se de Constantinople, ils émigrèrent en grand nombre à Chio, où, bientét, le conquérant ottoman, en vue de
I Cr. lea Moine* (fOecident, par la comte de MoaUlemb«rt, II, 140. • Ue. laud. 11,172.
lés rappeler dans leurs foyers, fit prévenir les intéressés que leurs propriétés, mises sous scellé, seraient rendues à tous ceux qui, dans le délai de trois mois, viendraient les occuper.
En 1560, les Vénitiens comptaient, dans Galata dix à douze maisons de commerce '.
Selon les Négociations-, c la population chrétienne des villes de Constantinople, et de Peyra était, vers 1573, de 40,000 âmes. »
Le 20 février 1606, f la population latine, écrivait la Comunità au cardinal-protecteur, compte à peine cinquante maisons. >
En 1613, le P. de Canillac disait : < Le petit nombre des Latins fait que nos fonctions sont moins fréquentes que nous le voudrions*. >
En 1614, Pietro délia Yalle dit, au même sujet : «: II reste à Péra peu de familles de l'ancien temps, qui, tout en se grécisant de vêtements et de costumes, ont conservé le rit latin et la langue italienne, concurremment avec l'idiome grec. >
En 1616, les Francs de Galata « non arrivano a mille, » rapporte Hammer, d'après les bailes vénitiens*.
En 1664, dit le P. Saniger, ( les marchands français establis en cette ville, avec leurs femmes et leurs enfants, étoient en assezbon petit nombre. >
On lit dans le Choix des lettres édifiantes : c Le nombre des catholiques, A Constantinople, s'élève aujourd'hui, en 1713, à plus de douze mille, i Ce chiffre, comparéà celui des années précédentes, parait bien élevé, ou du moins il faudrait savoir de quelles catégories d'individus on veut parler. En effet dans un rapport du P. Tarillon^, adressé à Paris, le 11 mars 1714, au comte de Pontchartrain, sous-secrétaire d'état, on trouve ce qui suit : f De toutes les famiUes qui habitaient icy au temps des Génois, il y en a encore plusieurs qui se sont maintenues & Galata et à Péra ; ces personnes font entre elles trois à quatre
' Relaiio/ii eenete, 3' série, I, E74 éd. d'Albéri. » III, 259.
' RelatioTi» iu Carayon, p. 66.
• Loc. taud. VIII, 227.
<■ Lettre* éUiftanle*. Lyon 1819, p. 17. Nouceaute mémoire» de* MUêiont de In Compagnie de Jéuta, Pftria 1715, p. 4 et eniv.
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cents personnes. Les misfiions des ambassadeurs des princes chrétiens, et les marchands de leurs nations, font la portion la plus distinguée des chrétiens francs ; ils se montent à près de 3.000 personnes Il faut encore compter, parmi les catholiques de Constantinople 4.000, ou 5,000 esclaves, servant sur les vaisseaux et les galères, ou enfermés dans le bagne du Grand Seigneur, et pins de 20.000 autres (?) répandus dans les diverses maisons des particuliers <.
En 1843, selon le Mémoire déjà cité du supérieur de Saint- Pierre, c le nombre des paroissieos de cette église s'élevait à mille environ. >
Ces notions sur la population de Péra sont bien vagues, nous sommes obligés de le reconnaître, mais outre que dans les siècles passés nos pères tenaient peu à ces détails statistiques, même de nos jours il est extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible, de axer un chiffre exact, de la population de la ville de Constantinople, et même de la population catholique. Nous tâcherons, quand il s'agira des temps actuels, de donner des cbifFres aussi approximatifs que possible.
Il est une autre question plus intéressante encore, celle de l'état dans lequel vivait cette population chrétienne. Nous ne pouvons nous en faire une idée par le régime sous lequel nous nous trouvons, surtout depuis le Traité de Paris. (1856.)
D'abord, conformément aux capitulations mentionnées cidessus, les Latins catholiques avaient le libre exercice de leur culte, et l'usage libre de leurs églises. En théorie cette liberté ne cessa pas d'exister; mais elle était tempérée!? par te système des avanies, et quantité de vexations, La lecture des récits de voyages, et surtout les archives des missions sont souvent navrantes à ce sujet. Nous pourrions écrire de longues pages de récits douloureux. Chaque communauté compte d'ailleurs un bon nombre de martyrs, morts au bagne, sur les galères, de mauvais traitements etc., mais nous ne voulons pas faire ici cette histoire, lugubre et glorieuse tout à la fois.
Cependant, en temps ordinaires, on y jouissait d'une certaine liberté. D'après la correspondance de la Comunità avec Rome, on faisait dans Pèra-Galata, en 1619, des processions so-
• V. ci-aprés Tiagnjs.
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lennelles, dans les mes de la ville» les jeudi et vendredi saints ; I une magDi&qae procession se faisait également, par les rues, le jour de Pâques, avec une inanité de chandelles et de torches allumées. > Les convois, accompagnés d'un grand cortège de confréries et de religieux, avaient lieu avec une liberté ' qu'on ne saurait désirer plus grande, même en chrétienté. Les âdèles avaient coutume de se rendre au cimetière, accompagnés du clergé des trots paroisses de Galata, les 3 et 4 novemhre, pour y réciter l'office des morts.
Le 4 novembre 1675, le Vicaire patriarcal se rendit au Champ des morts, pour y faire la cérémonie accoutumée, et par sa présence mettre An à certaines difficultés intestines. Cette cérémonie se faisait tous les ans, avec plus ou moins d'éclat.
Une redevance de 5 aspres était payée au Capoudjou de Galata, qui remettait en échange le permis du Woïvode pour faire sortir les morts de l'enceinte. Il paraît qu'une redevance était également perçue par ce même officier c pour les nopces comme pour les morts '. »
Les processions de la Fête Dieu se faisaient aussi, parfois même elles pouvaient sortir des églises et des cloîtres. On remarque que l'église et le cloître de St-François étaient richement ornés pour la fête du (7o**pi«J>omi»i. Enl730,d'aprèsles comptes de la Nation française à Constantinople, celle-ci fournit un subside < pour les reposoirs de la Fête-Dieu, au Palais de France, ciiez les PP. Jésuites, et les Dominicains. >
Depuis de longues années, et surtout depuis la guerre d'Orient, les processions de la Fête-Dieu sortent des diverses églises et parcourent les rues avolsinantes, (ou du moins les parcou-
■ H Les chrétiens (Isa Grecs) tout aussi des processions magniflqueti, dit Michel Febvre (Ëlat présent de la Turquie, 1075, p. 227) par les rues voisines de l'âglise, où assistant le patriarche, l'évèque et les prêtres, tous en chapes, et vestua des plus beaux ornements qu'ils aient. >
> La taxe des morts était, paratt-îl, en usage en Orient, car on lit dans le traité conclu par Florence avec l'Éte-pte, en septembre Xi^i: «e quamln morino, unti ilelli luro merca/lanti. in gaalitnque liinijo fonte, panna (■«.«(■rr .ii-jiolto aUn rkicsa ilei ckriglia/iî, iecondo Vutensa. tenm pngaiv nesvtiia nxingiaria. i (Amari, dorumenti degli arehiri tom-<ini, Florence \Wtî, p. 339, 343.) Dans un BËrat concédé aux religieux latins, en 1070 = Ifînf;, à la demande du Comte de Leatie, ambassadeur impérial à Constanliiopic. ce droit est dénommé TaboiU ogkhi'ctj. « taxe du cerceuil n. (Document communiqua par le R. P. Romano, S. J, Recteur du collège de Sle-Pulchérie.)
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raient, car elles ont été supprimées dans diverses paroisses. ) Elles sont accompagnées par les troupes et la mnsique turques, dont on ne saurait b'op louer l'attitude dans ces cérémonies. La procession de St-Benoit se fait le jeudi môme de la Fête-Dieu, à l'issue de la grand' messe célébrée par le Vicaire apostolique ; celle de St-Pierre le dimanche dans l'octave,' après la messe; celle du St-Esprit, le même jour après les vêpres ; celle de St- Antoine le jeudi de l'octave, dans l'après-midi. Leur parcours est fort restreint. Mais elles sont suivies avec dévotion par les catholiques, et avec respect par une foule de grecs et même de musulmans. Lesrepoaoirs sont fort beaux.
Pour faciliter l'intelligence de nombreux passages de notre histoire, nous croyons devoir intercaler ici la liste complète des représentants de la France auprès de la Porte,depui8 François I, jusqu'à nos jours. Elle terminera ce chapitre consacré, en partie, au protectorat que la France a esercé à Gonstantinople sur les chrétiens de rite latin.
Liste des Ambassadeurs, ministres, agents et résidents français à Constantinople depuis 1524 jusqu'à nos jours ;
Frangipaiii (Jean), envoyé, 1524.
Rinçon (Antoine), envoyé. 1531.
LAFOREST {Jean de). 1" Ambassad. 1535.
1" Traité conclu en 1535,
Montlue (Jean de), protonotaire. 1536.
Marillac, (cousin de J. De Laforeat) chargé d'alf. 1537.
Capitaine Rinçon, envoyai. 1538.
CantelmofCésai'l napolitain, 1539.
Polin, baron de la Garde ;Antoiae) dît Cap. Polin, envoyé. 1541.
D'ARAMO.N (Gabriel), 2' Ambassad. l.'>17.
De Cambray ichaiioine de Bourges}, chargé d'affaires. 1Ô50.
Chesneau, chargé d'affaires. 1551.
Retour de M. dAramon. 1552.
Chesneau, chargé d'affaires. 1553.
CODIGNAC. valet de chambre du Roy. 3' Ambassad. 1554.
Villemonté, envoyé. 1555.
LA VIGNE (M. de). 4' Ambassad. 1557.
Petromol, ou Petromol de la Norroy, agent. 1559.
Dolu, agent. 1561.
Petromol, C009. et maître d'hôtel du Roy. 1661.
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DU BOURG, Sieur de Guôrines, (Ciatide), 5- Ambassad. 1566.
II' Renouvellement des Capitulations : octobre 1569.
Grandchamp (de), chargé d'affaires. 1570.
LaTriquerie, chargé d'affaires. 1571.
DE NO.-\ILLES (François), évéque d'Acqs, 6' Ambassad. 1572, DE NOAILLES (Gilles), Abbé de l'Iale, 7' Ambassad. 1574.
Jugé, chargé d'affaires. 1577.
GERMIGNY, baron de Germoles |le chevalier de), 8' Amb. 1580.
IIP Renouvellement des traités ou Capitulations. 1581.
Berthier, chargé d'affaires. 1584.
SAVARY, Seigneur de l'Ancosme. [Jacques], 9* Ambassad. 15^5. SAVARY, Seigneur de Brèves, (François), 10" Ambassad. 1589.
IV' Renouvellement des Traités. 1597,
DE GONTAUT-BIRON, baron de Salignac. (Fr.), 11« Amb. 1607. DE HARLAY-SANCY, baron de la Mole, 12* Ambassad. 1611. DE HARLAY, comte de Césy, (Philippe), 13' Ambassad. 1620. DE GOURNAY, comte de Marcheville, [Henry) W Amb. 1631. L'ambassadeur renvoyé par la Porte. 1634.
Le comte de Césy reprend la gestion des affaires. 1G34,
DELA HAYE, seigneur de Vanielet (Jean), 15' Ambassad. 1639. Laforest, chargé d'affaires, Blondel, maréchal de camp. Roboli, agent. 1660.
DE LA HAYE, seigneur de Vantelet,(Denis),16' Ambassad. 1665. OLIER, Marquis de Nointel, (Charles-François), 17° Amb. 1670. Mission du chevalier d'Arvieux, envoyé extraordinaire.
y- Renouvellement des Traités. 1673.
DE LA VERGXE DE GUILLERAGUES (Gabriel -J.js.).
18' Ambassad. 1679. Fabre fJ-B.) chargé d'iiffalros. 1685.
DE GIRARDIiN' (Pierre), 19° Ambassad. id.
De Girardin, abbé, chargé d'affaires. 1689.
DE CASTAGNERES DE CHATEAU.MEUF (Pierre-Antoine), 20' Ambassad. id.
DE FERRIOL, baron d'Argental (Charles), 21° Ambassad. 1699. Des ALLEURS (Pierre Puchot, seigneur de Clinchamps,
comte). i'i° Ambassad. 1711.
D'USSON, marquis de Bonnac, (Jean-Louis), 23' Ambassad. 1724. PICON. vicomte d'Andresel (J-B-L.). 24° Ambassad. ,1'
De Fonton (Gasp.), Cons. gén. à Smyrne, chargé d'affaires. 1727. VILLENEUVE (Louis-Sauveur, marquis dej 25' Ambassad. 1
VI° Renouvellement des Capitulations, avec augmentation de quarante-deux articles sur celles de 1604 et de 1673 1740.
Comtede CASTELLANE (Michel-Ange), 26' Ambassad. 1741.
Comte DES ALLEURS (Roland-Puchot), 27" Ambassad. 1747.
M. Pérote, agent, 1754.
De Peysonnel, Cons. gén. h Smyrne, chargé d'affaires. 1754,
GRAVIER COMTE DE VERGENNES, Ministre plénipotentiaire. 1755.
Nommé ambassadeur, 28" Ambassad. 1756.
G" DE SAINT-PRlEST{le chev. Guignard), 29' Ambassad. 1768.
Le Bas, chargé d'affaires, 1776.
M. le Comte de Saint-Priest revient en 1778.
Comte de CHOISEUL-GOUFFIKR, 30» Ambassad. 1784.
M. de Choiseul dSposé en 1792, octobre. ' 1792.
Le premier député du commerce charjçé des affaires. 1793.
M. Doscoches (Marquis de Sainte-Croix), envoyé par la Convention nationale, sans caractère public. Id.
M. de Chalgrin. charjçé d'affaires du roi Louis XVIII. !d.
De Verninac, envoyé extr. et ministre plénip. de la République française. 1795.
AUBERT-DUUAYET (le Général). 31- Ambassad. 1796.
Général Carra-Saint-Cyr, chargé d'affaires. 1798.
M. Ruffin, chargé d'affaires. Id.
Guerre d'Egypte, de 1798 à 1802.
M. Ruffin sort des Sept Tonrs et gère les affaires, 25 août 1801. VII" Paix (Messidor an X). 1802.
BRUNE. (Marie-Anne), maréchal de France, 32" Ambassad. 1803. ■ M. Parandier (P.) chargé d'affaires, déc. 1804.
M. Ruffin, chargé d'affaires, sept. 1805.
SEBASTIAN! (le général Horace) 33" Ambassad. 1806.
La Tour-Maubourg, marquis Fay de (Florimond), chargé d'affaires. 1808.
Comte ANDREOSSY, lieutenant général, 31' Ambassad. 1812.
M. Ruffin. chargé d'affaires. 1814.
Marquis de RIVIÉRl':. lieutenant nénéral, 35' Ambassad. 1816.
M. le Vicomte de Viella, chargé d'affaires. 1819.
LaTOUR-MAUBOL'RG.(marquisFAVde)(Flor.j36"Amb. 1821.
Comte di; Beaurepaire, chargé d'affaires. 1823.
Comte GUILLI'IMINOT. lieutenant général, 37" Amba«sad. 1826.
Interruption des rapports entro-la France et la Porte. 1827.
Retour du général Guilleminot h Constanlinople. 1829.
Baron de Varenne, chargé d'affaires. 1831.
ROUSSIN iM. le vice-amiral baron), 38' Ambassad. 1833.
VIII" Traité de Commerce, novembre 1838.
M. le Comte de PONTOIS, envoyé extr. et ministre plénipot. 1839.
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Le même, 39" Ambassad. 1840.
De BOURQUENAY, chargé d'atf., ministre ptôaip. 1841
Le même, 40* AmbasBad. 1844.
Le Général Aupick, eovoyé extr. et ministre plénip. 1848,
De LA VALETTE, envoyé extr. et ministre plénip. 1851.
Le même, 41* Ambassad. 1852.
De la COUR. 42' Ambassad. 1853.
Le Général BARAGUEY d'HILLIERS, ambassad. extr.
et plén., 43- Ambassad. 1853.
THOUVENEL, 44' Ambassad. 1855.
LA VALETTE (le Marquis de), 45' Ambassad. 1860,
MOUSTIERS (le Marquis de), 46* Ambassad. 1861,
BOURÉE, 47' Ambassad. 1866.
Ducros-Aubert, chargé d alT. par intérim. 1870.
LA GUÉRONNIÈRE (le Vicomte de), 48- Ambassad. 1870.
VOGUÉ (le Comte de), 49- Ambassad. 1871.
BOURGOING, (le Comte de), ÔO- Ambassad. 1875,
FOURNIER, 51' Ambassad. l877.
NOAILLES (le Marquis de), 52" Ambassad. 1880.
MONTEBELLO (le Comte de), 53' Ambassad. 1886
CAMBON, 54' Ambassad. 1891
CHAprraE III.