‹ Histoire de la latinité de ConstantinopleChapitre 39 sur 74 · I. St-Pierre, état actuel · texte numérisé non relu

I. St-Pierre, état actuel

L'édifice, relevé en 1781, dura jusqu'en 1841 ; à cette époque, 1 vétusté de la construction, presque toute en bois, nécessita la

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recoQStruction de l'église sur un plan plus vaste et plus solide. M. le comte dePontois obtint, à cet effet, le firman nécessaire ; des secours furent envoyés de France et d'ailleurs ; mais il est juste d'ajouter, d'après le Journal de Constantinople du temps, « que les Pères dominicains supportèrent la plus grande partie de la dépense, afin que la reconstruction de leur église ne fût pas une cause de débours extraordinaires pour leurs paroissiens.» Le roi Charles- Albert, de Sardaigne, donna 15.000 francs, et la reine Marie-Christine affecta une somme de 800 francs à la célébration, à perpétuité, d'une messe, le jour anniversaire de la mort de son royal époux, Charles Félix.

La nouvelle église, sise rue Perchembè-Bazar, vit ajouter à son nom antique des saints apôtres Pierre et Paul, celui de la Beata Vergine ciel Rosarto. Elle compte, en outre du maltreautel, deux chapelles latérales, à droite et à gauche ; et comme annexe, sur la droite du vaisseau principal, une sorte d'oratoire où se trouve ta chapelle de Ste-Catherine de Sienne. L'inauguration en fut faite avec grande pompe, et un jubilé de huit jours fut accordé à cette occasion. Jusqu'alors, aucune église latine n'avait été con^acr^e à Constantinople ' ;MgrHilIereau, vicaire apostolique, sollicita, de Home, l'autorisation de consacrer celle-ci ; la question fut laissée à son appréciation. Cette consécration eut lieu le 19 février 1843 : Mgr Hillereau archevêque de Petra, vicaire apostolique de Constantinople, fut accueilli, par une aftluence considérable de fidèles, à la porte du temple, occupée par un détachement des marins du stationnaire français /â Fiecfte. Les cérémonies de la consécration terminées, M. l'ambassadeur de P'rance, protecteur de l'église, et auquel, en qualité ï d'évèque du dehors, » sont rendus les honneurs accoutumés, entrait dans l'église et assistait à la messe pontificale. K l'élévation et à la bénédiction, les iionncurs militaires furent rendus par la compagnie de débarquement de la Flèche ; le commandement militaire et le bruit du tambour qu'on n'entend jamais dans les églises orientales, causèrent h. toute l'assistance une émotion indiclble;et quand on entonna le Domine sa Icum

1 Vo\ez sur la ninv-Talion des églises, te Culte r-alhiiliqan ilans -tet ri'n*moiiies et tes ai/iiUiolps. par l'abbé Durand, 1868, 8", pages 418 et suiv. et plus haut g St-Frarivoi* et St-Georges.

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