‹ Histoire de la latinité de ConstantinopleChapitre 40 sur 74 · VUE CENTRALE DE LA CHAPELLE · texte numérisé non relu

VUE CENTRALE DE LA CHAPELLE

DijiiizBdbvV^iOOQle

fac Regem, chacDo se croyait transporté en France dans une église de la mère-patrie.

( Quatre archevêques ou évèques assistaient le prélat consécrateur :

c Mgr Hassoun, coadjuteur du primat, et Mgr Artin, évêque de Van, du rit arméno-catholique ;

( Mgr Mazloum, patriarche des grecs-unis d'Egypte et de SjTie, et Mgr lacoub, évëque syrien de Damas.

< Le rit latin fut pratiqué solennellement, pendant les six jours restant de la semaine, par les diverses communautés religieuses de Péra et de Galata ; des discours furent prononcés en toutes langues : en français, en italien, en grec, en allemand et en turc. Les prêtres Lazaristes ouvrirent, le lundi, cette série de prédications par c l'éloge de St Dominique, et la démonstration du caractère propre à l'action sociale exercée par les Ordres monastiques, du xii* au xvii< siècle.

€ Le chargé d'affaires d'Autriche assista à la cérémonie du vendredi ; le discours, prononcé en allemand, fut suivi d'une prière pour l'empereur et la famille impériale.

< Le samedi, le marquis Pareto, ministre de Sardaigne, assista à l'otrice divin, célébré par les PP. Dominicains ; et le discours fut suivi du Domine saleum pour le roi.

a Le dimanche, Mgr Hassoun, évoque d'Anazarbo, oflicia, selon le rit arméno-catholique ; le discours fut prononcé en langue turque.

t Le jour suivant, lundi, un service funèbre fut célébré solennellement pour le repos de l'àme des fldMes ensevelis sous l'église ; et, le même jour, les PP. Dominicains appelèrent à leur table tous les pauvres de leur paroisse; ils les firent asseoir à leur place, et les servirent de leurs propres mains ; plusieurs négociants acceptèrent l'invitation de participer ii cet acte de charité.

« La piété des fidèles, durant ces exercices, fut si grande que cent confesseurs, de rites différents, étaient occupés à recevoir, tous les jours, les coufessions ; les communions s'élevaient à plus de mille par jour. >

Sur la première travée, au-dessus de l'orgue, on lit ;

VERO CHRISTI CULTUI, PR^OICATOKUM ORDO. 1842.

,dbyG00gle

Un peu plas loin, on Ht, sur le mur, à gauche, l'iDSCriptioQ suivante, rappelant la date de la réëdifïcation et de la consécration de l'église :

TEMPLUM HOC NUPER RFJEDIFICATL'M IXDULGENTIIS A SS. D. N. GRE- OORIO XVI IMPERTmS LOCLTI.ETIUS DD. J. M. HttXEREAU, ARCH. PE- TRE SEDIS BYZANTII VlC. APOSTOLIC. SOLEMNITER CONSECRABAT XI KAL. MART. 1843.

De l'autre côté, à droite, et un peu en avant de la chapelle de l'Image miraculeuse de la Vierge, on a placé, sur les murailles, l'inscription suivante, rappelant, de son côté, la cérémonie ultérieure du couronnement solennel de cette image, peu après la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception :

ASS.P.N.PIO IT.IX DE IMMACITLATOB. MARIiEV.CONCEPTU DOGMATS PROCLAMATO DD. A. MUSSABINI ARCH. S^fYR^■. SEDE3 CONSTANT. PBO- VIC. AI'OSTOLlfiUS THIBl'M Kl'ISCOI'IS ADSTANTIBUS NEC NON OALLIARITM PR.ESIXE IMAGINEM HANC B. MARI.T: V. ODIGHITRIAS A DIVO LUCA DEPI- CTAU AUREA IXSlr.KIEBAT CORONA VI TO. DECEMBRIS 1855. CONGHATU- LATIONIS Ef((iO.

L'église St-Pierre et St-Paul possède plusieurs reliques de Saints. Au-dessous de l'Hodighi trias, le premier à droite en entrant, se trouve le corps de St René, ou du moins une partie de ses ossements, provenant des catacombes. Au second autel sont les reliques de St Thomas ; à celui d'en face, celles de St Dominique. Enfin dans le maître-autel ont été placées les reliques de St Pierre et de St Paul.

Comme édifice, l'église latine de St-Pierre est l'une des plus belles de cette capitale ; elle est, d'ailleurs, l'œuvre de l'architecte Fossîiti, l'habile restaurateur de Ste-Sophie. En dehors du temple, dans la cour de droite, se trouve la crypte, destinée précédemment aux sépullures.

Le titre de la paroisse qui réunit dans son appellation le nom des deux Saints Apôtres, patrons des deux églises successives des Dominicains, est Pmxccia SS. Apostol. Pétri et Pauli Galntœ et BysantU, Ord. Prœclic Le sceau du T. R. P. Vicaire porte l'image des SS. Patrons ; celui du P. Curé de St-Pierre porte cette inseriplion « Parochus SS. Apost. Petrt

et Pauli. t Ed 1640, le sceau du couvent avait déjà pour exei^ae : 1 1 Conv. SS. Apost. Pétri et Pauli. Bysantii. »

St-Pierre est aujourd'hui (1893) la seule paroisse latine de Galata et Constantinople ; sa juridiction s'étend sur toute la ville de Constantinople, y compris Psammatia et les Sept-Tours sur les villages des deux rives du port, jusqu'à l'extrémité d'Eïoub, et sur les navires ancrés sur les deux rives d'Europe et d'Asie, jusqu'aux Hicar, i les châteaux de Bosphore >.

Aux jours de solennité, le drapeau français est uboréànn màt de pavillon établi sur le mamelon dépendant de St-Pierre et sis à droite de la grand'porte extérieure de l'église.

On y célèbre chaque année très solennellement la Fête et la procession du T. St Sacrement et celles du St Rosaire : pour ces processions on sort ordinairement dans les rues voisines de l'église, au milieu d'une foule attentive et recueillie.

Pour la première les Dominicains ont été investis par l'église d'un privilège particulier :

St Thomas et St Bonaventure ayant été (dit-on) invités par le Pape à composer l'office de la solennité du Corpus Domini, ils furent introduits en présence du Souverain Pontife, pour lui soumettre leur œuvre; St Thomas reçut l'ordre de donner, le premier, lecture de son travail, et St Bonaventure fut tellement frappé de la supériorité de cette composition, qu'il renonça à lire la sienne. En mémoire de ce chef-d'œuvre, le Pape accorda, par bulle spéciale, aux Dominicains, le privilège de faire, ecctérieurement, la procession de cette fête, sans pouvoir en être empêchés par les curés des paroisses sur le territoire desquels la procession viendrait à passer.

La procession du St Rosaire se taxi le premier dimanche d'octobre de chaque année ; il est diflicile de rendre le caractère de grandeur vraiment religieuse que présente, en ce jour, la procession sortant de l'église, à l'issue de la grand'messe, chantée pontificalement par le Vicaire apostolique, et se déroulant dans les rues de Glalata, au seul bruit des cloches, à la simple récitation du rosaire, par le R. P. vicaire, au milieu d'une population nombreuse et recueillie.

Les membres de la confrérie du rosaire marchent en ordre, précédés d'un étendard bleu, au chiffre de Marie, entouré de cette inscription ; « Società cattoltca maltese di niutuo soc-

y,'G00g\il

corso. » A la procession de l'année 1874, ils étaient au nombre de cent trente-six, ayant tous fait la communion le matin. Les confrères portent une aube blanche avec un cordon rouge et une cappe bleu de ciel, ils tiennent en main un cierge allumé. Le massier, portant sa canne d'argent, ouvre la marche, qui est close par le recteur, portant suspendue à son cou la plaque d'argent de la confrérie, insigne de sa dignité. La confrérie uniquement composée de Maltais, se réunissait tous les dimanches à St-Pierre, où une instruction religieuse lui était faite : elle s'occupe activement d'oeuvres de piété et de charité ; mais les réunions religieuses ont cessé, sauf l'assistance aux processions solennelles.

Presque en même temps que leur église, et môme un peu avant, en 1S38, les religieux avaient trouvé le moyen de rebâtir leur couvent, et ils l'avaient construit spacieux, solide, conforme aux exigences de la vie religieuse. Ce n'est pas que le nombre des Pères fût très considérable, ni que leurs occupations fussent fort multipliées : la population abandonnait de plus en plus Galata, pour monter vers les hauteurs de Péra, l'église de St-Pierre était de plus en plus désertée. D'un autre côté, le recrutement des religieux se faisait plus diFRcilement, dans le Levant encore plus qu'en chrétienté, et les prêtres se faisaient plus rares. Il n'est donc pas étonnant qu'il y ait eu, pendant des années, une sorte de sommeil religieux, à St-Pierre comme dans les autres communautés de CP.

C'est cependant à cette époque qu'on Ht plusieurs changements dans le gouvernement de la maison de St-Pierre. D'abord le vicaire général de Ja Congrégation dominicaine d'Orient devint Préfet apostolique, et fut ainsi relié plus étroitement au St- Siège et à la S. Congr^ation de la Propagande, ensuite un Préfet, plus zélé que ses prédécesseurs, établit la vie commune, et la récitation publique des heures canoniales, depuis bien longtemps tombée en désuétude : il se proposait d'y apporter de bien autres modiâcationa, mais il ne ût que passer et ne put réaliser le programme qu'il avait conçu.

Enfin en 1859 on nomma le R. P. Giacinto Gambiaso, Préfet apostolique, et vicaire général de la Congrégation d'Orient. Cet èminent religieux, de la Province de Piémont, s'appliqua avec une constance soutenue, et une suite ininterrompue, à res-

taurer son Ordre dans le Levant et son église de St-Pierre à CP. U y implanta toutes les œuvres que les temps modernes réclament, et sans lesquelles on ne peut faire aucun bien sérieux.

Mais sous son administration se fît une modification plus radicale encore dans la mission dominicaine. En effet, en 1857, elle fut unie à U Province de St-Pierre-Martyr, de Piémont. Le supérieur de la Mission qui était, depuis 1601, Vicaire gén^^l de la Congrégation des Frères Prêcheurs d'Orient, et ensuite Préfet apostolique de CP., devint simple vicaire provincial du Provincial de Piémont, Préfet réel ; il n'eut plus que le titre de Supérieur et pro-préfet. Il est vrai que la S. Congrégation lui a conservé personnellement ses droits et sa préséance, comme auparavant, mais le changement n'en est pas moins radical et complet. Cependant il n'enleva rien à l'énergie du B. P. Giacinto Cambiaso, et n'arrêta pas son activité. Voici les œuvres qui prirent naissance dans la mission pendant son administration.

1° École des Frères à Gatata.

Les Frères des écoles clirétiennes appelé.^ à CP. en 1842, comme nous le dirons plus loin, et établis d'abord à StBenott, chez les Lazaristes, y ouvrirent des classes qui réunirent un grand nombre d'élèves. Obligés de quitter ce premier établissement, ils errèrent en plusieurs endroits, et enfin ils vinrent demander un asile au R. P. Cambiaso, qui les reçut bien et leur donna pour faire leurs classes une partie du couvent de St-Pierre, au rez-de-chaussée. Puis comme ce local ne convenait ni aux Dominicains ni aux. Frères, il leur permit de se construire une maison en planches et des classes assez vastes, dans la partie supérieure de leur jardin. Ces classes ayant été consumées par un incendie (1877), les Frères construisirent, sur le même terrain, une longue et solide maison, et des classes, maliieureusement trop petites. Les Pères Dominicains, en compensation de la concession de leur terrain y trouvent l'avantage d'avoir là une école paroissiale gratuite, et une maîtrise pour le service de leur église. Le P. Curé de la paroisse s'occupe de l'école et y vient faire le catéchisme plusieurs fois la semaine

3° t^cole et chapelle d'iédi-koulé.

La jparoisse de St-Pierre est officiellemeot appelée, paroisse de Galata et de ByzaQce : elle comprend dans son périmètre toute la ville de Stamboul. Les Dominicains y possédaient autrefois deux églises, qui leur furent enlevées, vers 1635, comme nous l'avons raconté. Depuis cette époque il n'aurait pas été possible d'en ouvrir d'autres ou de s'établir sur ce côté de la Corne d'Or. Il y eût fallu un firman spécial que jamais le Sultan n'aurait accordé. Il n'y avait du reste aucun besoin d'église latine en ces quartiers, carie nombredes catholiques latins égarés dans la ville, turque ou grecque, était fort petit : il ne leur était pas difficile d'ailleurs d'aller à quelque église catliolique arménienne, ou de venir à St-Pierre.

Cependant après la construction des chemins de fer orientaux, quelques familles latines, presque toutes étrangères et volantes, vinrent s'établir, les unes auprès de la station de Sirkëdjy-Iskélècy, les autres, plus nombreuses, auprès des ateliers de la compagnie, à lédi-koulè. Les Pères Dominicains leur administraient les sacrements, quand ils réclamaient leur ministère. Mais ces catholiques, peu fervents, ne recouraient pas souvent à leurs prêtres. On ne songeait donc que vaguement à leur donner des écoles et une église. II y avait dans cette partie de la ville environ soixante familles latines. L'arrivée des Pères Àssomptionnistes amena les Dominicains à .s'occuper de cette partie de leur troupeau.

Ils se mirent à l'oeuvre avec un grand zèle et au prix de grands sacrifices, ils réussirent. Ils ouvrirent d'abord des classes dans une maison turque, puis ils en achetèrent une plus grande et s'y installèrent, 1885. lis construisirent ensuite une très grande salle, faisant fonction de chapelle, cette station est desservie par un religieux qui y demeure à poste fixe, et y remplit toutes les fonctions du ministère paroissial. Il y a établi une école tenue aujourd'hui par les soeurs Dominicaines de Makrikeui. L'école compte, en 1892, cent sept élèves, dont soixanteseize latins, dix-neuf grecs, deux arméniens, huit protestants, un juif. Quant au sexe il y a trente-quatre garçons, soixantetreize filles. La langue de l'école est l'italien, mais on y en-

seigoe le français et ralIemaDd. Le programme est celui des écoles primaires élémentaires, on y ajoute pour les filles les travaux h l'aiguille et autres gui conviennent à leur sexe.

La Mission des Dominicains s'est occupée, dans ces dernières années, mais seulement d'une façon passagère, de la mission de Scutari et de celle de Prinkipo. Elle a solidement fondé celle de Malcri-keui.

II. N.-D. du Si Rosaire de Mahri-heui, succursale de St'Pierre de Oalata.

Le village de Makri-keui, qui s'élève probablement sur les raines de l'ancien palais de l'Hebdomon, est surtout habité par des Grecs et des Arméniens : on y compte aussi un certain nombre de familles latines : aussi fallut-il s'en occuper, dès qu'elles y devinrent assez nombreuses. Les FF. MM. Conventuels y possédaient une maison et un terrain, ils y construisirent sans bruit une fort modeste chapelle, 1849. C'était plutôt une cabane oii ils donnaient aux catholiques les secours religieux dont ils avaient besoin. Ils durent, pour certaines raisons so retirer et ils mirent en loterie tout ce qu'ils possédaient. L'église échut à un catholique latin qui offrit au Vicaire patriarcal de lui donner en échange un autre terrain, sur lequel on poui> rait édifier une église un peu plus convenable. Mgr Hillereau accepta et D. Angelo Spartali, prêtre séculier, y construisit une chapelle qu'il bénit en 1853, et qu'il continua de desservir pendant longtemps.

Mais celui qui avait donné le terrain étant mort avant qae les formalités du transfert eussent été faites, ses héritiers furent amenés à le , mettre en vente : l'église était sur le ^oint de tomber entre les mains d'un Turc, 1863. A cette nouvelle le B. P. M. Cambiaso, vicaire des Dominicains fut profondément ému, et sans prendre garde aux dettes dont son couvent était surchargé, sans même se donner le loisir de consulter ses sapérienrs, il fit l'acquisition de la propriété. Les supérieurs et la S. Congrégation ratifièrent bientôt cet acte, et enfin Mgr Brunoni, Vicaire patriarcal, confia aux Pères Dominicains le soin d'établir là ane paroisse nouvelle, qui serait une succnrsale

de St-Pierre. II contribua m^ine pour une part notable à l'acquisition, faite au nom et par l'intermédiaire de l'ambassade de France.

Cette église n'était encore que peu de chose, le R. P. Gambiaso, y fit des réparations, des agrandissements, il y ajouta un petit couvent pour la résidence des religieux, et en prit possession en 1864. Depuis on n'a pas cessé d'y faire, presque chaque année des embellissements et des aut^meotations notables, jusqu'en 1883. Elle était donc convenable et sulUsait aux besoins des fidèles qui habitent Makri-keui.

Mais en cette année 1883, une famille latine du pays ayant inopinément reçu un héritage considérable, voulut en faire bé- . néficier la religion et en consacrer une partie à la construction d'une belle église à Makri-keui. La première pierre fut posée le 25 avril 1884. Des diUicultés administratives ne tardèrent pas à arrêter les travaux pendant plusieurs mois ; mais un Iradé impérial vint permettre ofTiciellement la construction de l'église, le 11 février 1885, et dès le 13 avril les travaux reprenaient pour ne plus s'interrompre, jusqu'à, la fin.

Au bout de trois ans l'église était achevée. C'est un beau monument de style byzantin, un des plus beaux édifices religieux de CP. et du Levant. Cette construction a encore grevé le budget de St-Pierre, mais Dieu en est glorifié et les religieux peuvent en être fiers.

L'église fut inaugurée et bénite solennellement, en présence de M. le comte de Montebello, ambassadeur de France par Mgr Charles Testa évêque de Phacuaa, et vicaire général du vicariat. Le matin une dernière messe avait été dite dans l'ancienne église par D. Angelo Spartali, qui l'avait bénite et y avait dit la première, trente-quatre ans auparavant. Le lendemain une grande cérémonie était accomplie suivant le rite arménien par S. B, Mgr Azarian, patriarche de Cilicie, assisté d'un nombreux clergé de son obédience. Le surlendemain grande cérémonie grecque par Mgr Beniaminos Euséviadis, évêque grec-uni, assisté de Mgr Michèle Petkoff, évoque Bulgare-uni d'Andrinople. C'est ce dernier prélat qui consacrait les autels del'église, le 16 juin. Il y avait longtemps que la Latinité de CP. n'avait pas vu de fêtes aussi solennelles que celles de l'inauguration de cette ^lise, 3, 4, 5 juin 1887. Le souvenir en sera perpétué

par une inscription, qui placée d'attord sur la porte de l'église été ensuite transportée à l'intérieur.

p. U. HTACINTHL'S CAMBtASO... ASXO XI Sll PR-ESIXATUS...

HEBDOM1AN.R DOUUS O. P. AICTOR JJUClILi; TEMPLUM

HOC ANNO M.D.Oœ.L. XXX.V. H ... PltESIXATliS SUI XXXV

SirFFEClT.

Ecole des Sosurs de Makri-keuî.

Une paroisse, surtout de nos jours, n'est pas complète si elle n'a pas ses écoles bien organisées. Les Pèras Dominicains le comprirent vite et firent divers essais de ce côté; mais enfin, au prix de très graitd?i sacrifices, ils firent venir de Mondovi, en Piémont, des Sœurs Dominicaines et leur confièrent les écoles de la paroisse. Il y avait eu jadis des religieuses de cet Ordre à St^Pierre de Galata, nous avons vu qu'elles rec'evaient des lettres du lî. Haymond de Capoue. Elles avaient dft cijder leur couvent aux Dominicains expulsés de St-Panl. Les nouvelles venues ne faisaient donc que renouer la chaîne des anciennes traditions.

Inaugurée le 9 août avec quinze élèves, toutes catiioliqnea, la cla.'îse, aux vacances suivantes, en comptait quarante, de di- .verses conditions. Avec le temps le nombre s'en est encore accru. On a agrandi le local, multiplié les maltresses, oi^anisé toutes choses sur un excellent pied et on possède aujourd'hui un établissement florissant. Six maitresses y donnent l'enseignement primaire supérieur, k quatre-vinjçtr-huit élèves, dont vingt-deux garçons et soixante-six filles. Pour la religion trente enfants sont catholiques latins, trois arméniens, quarante-un sont de la religion grecque, et quatorze arméniens grégoriens. Les familles latines sont peu nombreuses, ce qui explique la prédominance de l'élément acatholique. La tangue de l'école est le français, mais on y eo.'ieigne aussi le grec, l'ilalien et l'allemand. On les forme avec soin aux travaux de leur âge et de leur sexe.

\ous avons dit comment les sœurs avaient fondé une succursale de leur école à lédi-koulè.

Paroisses des FF. MM. Rtformatt.

Les Pères de Ste-Marie ont en ce moment deux paroisses, l'ancienne, dont nous avons raconté l'origine et suivi l'histoire, et une nouvelle & Prinkipo, dans les Iles des Princes.

i° Ste-Marte Drapérts.

La psroisse de Ste-Marie Drapéris, si elle n'est que la troisième parmi les paroisses régulières, est cependant la première par son importance et te cliiffire de sa population.

L'église construite, comme nous l'avons vu, en 1769, a subi diverses réparations plus ou moins considérables ; mais en \ 874, elle a été restaurée de fond en comble, agrandie et complétée. EUe forme une seule nef assez grande, avec des couloirs latéraux tenant lieu de nefs. La voûte a été décorée, avec un vrai talent, dans le genre byzantin. Elle est couverte de peintures symboliques d'anges et de saints. Le long delà corniche courent de longues bandes portant les représentations des litanies de la T. Ste Vierge. Des vitraux de couleur rappellent le souvenir de St François et de Ste Claire, celui du fond, le St- Esprit.

La nef contient six autels, & droite, en allant de la porte à l'autel, celui de Notre-Dame de la Lettre, en grande dévotion dans le pays, celui du Crucifix et celui de St-Léonard de Port- Maurice : à gauche en s'avançant dans le même sens, ceux de St-Roch, de St-Françoîs et de St-,Ioseph. Au maitre-antel l'image ancienne de Ste Marie Drapéris.

Sous l'autel de St-Roch, en 1876, on a placé les reliques de St Théophile, envoyées de Rome par Mgr Leopoldo, ancien curé de la mission : la cérémonie a été présidée par Mgr Graselli, Vie. apostolique patriarcal.

Diverses inscriptions ont été placées originairement, ou rapportées dans cette église : nous allons donner celles qui peuvent avoir une certaine importance historique.

Dans le cbœnr, derrière le siège de l'ofliciant.

D.O.M. Inglyto benepjLCTobi suo excelmo D. Antonio Francisco lœ Broonard. Boh. Imp. Ad Portam Ottohanam imteiwun- Tio.XXII JUNn 1769 aetat. anno ltv hic condito patres hujds

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