‹ Histoire de la latinité de ConstantinopleChapitre 53 sur 74 · ŒUVRES DE LA MAISON · texte numérisé non relu

ŒUVRES DE LA MAISON

A. Œuvres de la Jeunesse, i" Orphelinat. 2- Classes. 3' Apprentis. 4° Classes externes de filles. 5° Associations des Enfants de Marie. — B. Œuvres de Charité. 1° Hôpital pour malades et infirmes. 2° Asile d'aliénés pour hommes. 3' Asile d'aliénées pour les femmes. 4° Division ophtalmique.

Œuvres de la jeunesse. 1° Orphelinat. C'est le seul grand orphelinat catholique de garçons à Constantinople. Il compte quatrevingts enfants de tous pays, mais presque tous catholiques.

2° Apprentis. Les apprentis sont au nombre de dix-huit, répartis en quatre ateliers : forgerons, menuisiers, tailleurs et cordonniers. Quelques-uns aussi apprennent le jardinage.

3° Classes de filles. Commencées en 1870, elles comptent de quarante-cinq à cinquante enfants. On vient d'ériger parmi elles l'association des Enfants de Marie.

. Œuvres de Charité. 1» Hôpital. Malades ou infirmes soignés annuellement: 70.

3° Asiles d'aliénés. Établissements modèles en ce genre ; aussi, soit comme installation, soit comme soins, ils jouissent dans tout le pays d'une réputation bien méritée. Cent soixantequinze personnes de toute nation et de tout culte y ont été soignées dans l'année qui vient de s'écouler.

3° Division ophthalmiqae. Fondée depuis deux ans, elle est en pleine voie de prospérité. Elle a traité dans l'unnée cent cinquante malades.

Le personnel total de la Maison est de quatre cents personnes. Il s'y trouve une association d'Enfants de Marie : quarante-sept membres.

5° Hôpital Municipal, fondé en Î865.

Cet bdpital, comme l'indique son nom, appartient à la municipalité du VI" cercle. Établi en 1865, à la suite du choléra, sur les débris d'une ambulance de cholériques, et dirigé depuis sa fondation par les Filles de la Charité, il reçoit gratuitement à toute henre de la nuit comme du jour, sans aucune formalité dilatoire et sans distinction aucune de religion ni de nationalité, tous cenx qui se présentent, ou atteints de maladies aiguës, ou blesses par quelque accident.

Ce mélange de nationalités et de religions n'a offert jamais aucune difficulté pour le service. Tous ces pauvres gens sont traités de la même manière, tous sont contents et heureux, bénissant et remerciant Dieu, cliacun à sa manière, des bons soins qu'ils reçoivent de la part des bonnes c Marabettes i Sœurs.

L'hApital contient quarante lits.

Personnel : sept Sœurs ; aumôniers, les Lazaristes.

Depuis sa fondation en 1865, l'hâpital a fourni journées de malades deux cent quarantfi-huit mille six cent soixante-deux, et soigné, par malades et blessés, dix-sept mille cent quarante-huit.

Ces malades et blessés appartiennent à trente-deux nations différentes. Nous ne les relèverons pas toutes, nous remarquons seulement que les musulmans comptent pour neuf mille, les grecs raïas pour deux mille, les Arméniens pour mille neuf cent vingt-cinq, les Israélites pour cinq cent quatre-vingt-six, les Persans pour quatre cents, les français ^<>ur cinquantetrois, etc., etc.

6' Maison St~Joseph de Tchoqour^Bostan. i869.

Cette maison a été bâtie avec les dons du gouvernement français, da haut commerce et de la charité publique, sur un ter-

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rein coDcAdi parS.M.Ï.SuItaDAbdoI-Azlz. Commencée es 1865, aprèa l'incendie de la Providence, pour y transf^r l'orphelinat qui existait dans cette maison dtqtuis 1841, elle ne fut aclievée qu'en 1869. C'est aujourd'tiui, non seulement le plus ancien, mais aussi le plus grand et le plas bol arpbeliuat catholique de filles qui existe & Constantinopla. H compt» plus de deux cents orphelines qui appartiennent à toutes les nations.

A l'orphelinat sont venues bientAt se joindre l'œuvre des pauvres et celle des écoles externes, etc. Tchoqour-Bostan est . aujourd'hui un des principaux centres catholiques d'éducation < et de charité.

Personnel : Sœurs, vingt-sept; auméniers, les prêtres de la Mission.

A. Œuvres de la Jeunesse. !<• Orphelinat, asile, ateliers de broderie, classes, ateliers de repassage, ouvroirs, -atelier de fleurs artificielles, association des Enfants de Marie. 3° Pensionnat, classes et ouvroir. 3° Externat, classes, asile, ouvroir, atelier de couture, atelier de tissage, association des Enfants de Marie. — B. Œuvres de Charité, i' Dispensaire. 3° Visite des pauvres et des malades. 3* Association des Dames de Charité.

1' Œuvres de la jeunesse. L'orphelinat et le pensionnat comptent ensemble deux cent vingt-neuf enfants. L'externat en compte à lui seul deux cent trente-six, soit en tout quatre cent soixante-cinq. Ces enfants appartiennent à douze nationalités diiférentes, pour la grande majorité grecques, arméniennes et italiennes, vingt-huit françaises seulement. Quant à la religion presque toutes les internes sont catholiques ; les externes schismatiques sont peu nombreuses.

Depuis le 1" janvier 1870, jusqu'au !•' janvier 1887, il est passé à l'orphelinat sept cent quinze, au pensionnat deux cent trente-huit, à l'externat six cent cinqnante-deux enfants. Â l'oavroir externe cent quatorze jeunes filles. Total mille sept cent dix-neuf. On compte quelques conversions au catholicisme, malheureusement peu nombreuses.

2° iEuvres de chàrité.XA principale aaaocUtion'des Dames de charité a sod centre et son siège à l'orphelinat de Tchoqonr- Bostan. Elle a pour présidente ordinaire l'ambassadrice de France.

Cette association fondée en février 1847, en même temps que celle de Oalata, compte dans ses rangs cent trente-six Dames appartenant à tontes les nationd et aux meilleures classes de la société. Elle a d'après son compte-rendu, fait aux pauvres dans cette seule année cinq mille sept cent vingt visites, assisté cent qoatre-viDgt-quatre familles, envoyé dans les hôpitaux douze malades, secouru et médicamenté à domicile cinq cent qaafare-vingt malades, dont vingt sont morts munis des sacrements de l'Église. Elle a receuilU pour. les pauvres la somme de 341.383 fr. C'est à peu près la moyenne annuelle ordinaire.

8° Enfants de Marie : cent cinquante ; it. mariées vingt-deux.

7" Maison de l'Artigiana, 1872.

C'est un hospice de vieillards. En 1838, on Autrichien, M. Gîacomo Anderllch, conçut l'idée d'établir, parmi les européens, artisans ou x;ommer(;ant8 de Constantinople, une société de bienfaisance, qui prit le nom de i Associazione commerciale artigianadipietà). L'article premier des statuts déclarait la société purement séculière et philanthropique.

< Dès la seconde année, racontent les opposants, par les conseils de M. Leleu, préfet des Lazaristes, et avec l'appui de M. Cor, premier drogman de l'ambassade de France, deux français, bons catholiques, MM. David G-Iavany, et Jacques Allèon, ainsi que plusieurs membres du comité, entreprhent de donner à l'œuvre une couleur religieuse, et pour cela offrirent de bâtir, à leurs propres ûms, une chapelle dans l'établissement, pais d'obtenir, pour assurer sa défense, la protection de l'ambassade de France. Ces Messieurs rencontrèrent la plus vive opposition ; ils forent même destitués par l'assemblée générale ; mais cela ne les empêcha pas de persévérer dans leur dessein, et il faut croire qu'ils finirent par l'emporter, puisque la chapelle fut bâtie, et que l'œuvre obtint la protection, non seulement de la France, mais encore de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal, de la Hollande, et de la Belgique, dont les six dra-

peaux flottent, chacun à son tour.de r6Ie, sur les bâtiments de l'hospice. > .

Ed 1873,1e comité en charge fit appel aux Filles de la Charité, pour avoir plus d'ordre et de régularité, tant dans le service que dans les dépenses ordinaires. Depuis lors l'oeuvre a pris une marche régulière et assurée.

En 1878, les Sœurs ont joint & l'hospice un asile pour les enfants da quartier.

Personnel : Sœurs six ; aumônier : un Prêtre de la Mission.

i° Hospice. Il se compose d'une série de maisonnettes à la suite les unes des autres et pouvant loger des ménages. Et abrite actuellement cinquante^six vieillards, dont trente-trois hommes et vingt-trois femmes.

3° L'astle compte soixante-seize enfants des deux sexes.

8» Hôpital Gérémia. iSSî.

B avait pour destination primitive de recevoir gratuitement les pauvres malades catholiques de Constantinople. Le manque de ressources et les circonstances ont fait modifier ce programme : Gérémia reçoit aujourd'hui tontes sortes de malades gratuits et payants, sans distinction de culte ni de nationalité.

C'est la dernière venue des œuvres catholiques de Constantinople, la plus petite, la plus pauvre aussi : et pourtaat, chose merveilleuse, c'est une de celles où la charité catholique parait triompher avec plus d'éclat.

\° Le petit hôpital a eu l'honneur d'être patronné parl'ancien comité international des ambalances de 1876, comité formé des sommités diplomatiques, commerciales et financières du pays. En 1883, une fête organisée par ce comité à l'ambassade de Bnssie, lui a donné 11.000 frs. En 1885, une seconde fête organisée à la légation de Hollande a donné près de 10.000.

2° Lady DufTerin, plus tard vice-reine des Indes, étant ambassadrice d'Angleterre à GP. a voulu que c la Dorcas >, société de secours anglaise et protestante qu'elle dirigeait, s'entendit avec Gérémia pour les remèdes h fournir, et avec les Sœurs, pour

les distribntions à faire aux paarres. La même chose s'est continnèe pendant le séjour & CP. de Lady White, qni lui a snccédé.

3° Six médecins, la plupart distingués, se sont chargés, comme adjoints du Docteur priacipal, de faire gratuitement le service de la maison, ponr les traitements, les pansements, les consultations etc. Or tous ces médecins sont grecs de religion.

Ce concours de toutes les bonnes volontés, quelles que soient les divergences de croyances, pour assurer le succès d'une œuvre de charité catholique, et faire ensemble le bien, est de bon exemple et donne lieu d'espérer encore mieux de l'avenir. Quant àl'bumble hépital, il fait le bien qui est de son ressort et rapproche les ftmes en soignant le corps des malades.

Personnel : Sœurs six; anmdniera et administrateurs: les Prêtres de la Mission.

HApital. Consultations gratuites. Traitements ophtalmiques.

Chaque année le nombre des malades s'accroît, et surtout celui des consultations gratuites. Uoe construction nouvelle, servant de prolongement à l'hôpital, vient d'être foite : elle porte lenom de : ( Smythe mémorial. > Ce monument est élevé, sur le terrain de l'hôpital, pour honorer la mémoire de Sir I<ïédérik Smythe. Les amis du défunt y ont contribué pour une somme de LT. 500.

9» Maison de ScutaH, i883.

Comme nous l'avons dit, en 1859, les Filles de la Charité avaient commencé à Scutari nn externat et an internat, qui marchaient assez bien, lorsque, & la suite des massacres de SjTïe, elles furent rappelées et employées à d'autres œuvres.

En 1883, par manière d'essai, elles ouvrirent de nouveau, dans une maison de louage, une école pour les rares catholiques du pays, qui en étaient absolument privés. L'essai ayant réussi, les Sœurs ont acheté une maison en 1884, et y ont fait construire une chapelle qui sert d'église aux catholiques du quartier.

Personnel : Sœurs quatre.

A. de Jeunesse. Interost. Externat. OaTroir. Association d'Enfants de Marie. — B. de charité. Un petit dispensaire. Visite des pauvres malades.

Classes : cent quatorze enfants, dont douze garçons et cent deux filles.

Charité. On accueille an dispensaire tout ceux qui s'y [srèsenteut, et on visite les pauvres malades, que l'on assiste autant que les ressources le permettent.

10» Si-Oeorges.

Kons De notons ici cette maison que pour mémoire : nous en avons parlé au chapitre consacré aux Prêtres de la Mission.

D ne faudrait pas terminer ce cbapitre des Filles de la Charité sans rappeler qu'elles avaient formé un fort beau pensionnat à Pancaldi, dans les maisons qni avoisinent l'église du St-Esprit et qu'elles l'ont cédé, en pleine prospérité, aux Sœurs de Sion qui y sont maintenant encore installées.

Les Sœurs de Notre-Dame de Ston. i857.

Mgr Hillereau avait eu le projet, comme nous l'avons dit plus haut, d'établir nn séminaire diocésain dans les bâtiments élevés par Ini en avant de l'église du St-Esprit, sur la rue ; mais n'ayant pu exécuter spn dessein, il dit à M. l'abbé HUlerean, sou cousin et son vicaire général, quelques jours seulement avant sa mort, qu'il voulait offrir ce corps de logis aux Sœurs de St-Vincent de Paul, pour établir dans ce quartier, le pensionnat créé par elles à Galata. Les Sœurs, auxquelles cette pensée était connue, accédèrent à ce désir et louèrent ce local pour la somme annuelle de 7.000 ou 8.000 francs. Elles transportèrent donc au St-Esprit leur pensionnat, qui comptait alors quatre-vingt-dix élèves, sans parlw de vingt-huit autres inscrites pour nue pro-

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chaîne admission. Mais cette maison ne devait pas longtemps rester aux mains des Filles de la Charité : elle allait passer hientdt aux religieuses de Notre-Dame de Sion et deveair leur principal établissement dans le Levant.

L'origine de cette congrégation se rattache à la conversion cëlèhre qui eut lieu à Home, dans l'élise de S. Andréa délie Fratte, le 30 janvier 1843, à l'autel de la Vierge Immaculée. Celui qui en fat l'objet, depuis le R.P. Alphonse-Marie Ratisbonne, < se sentit vivement pressé, dès les premiers instants où il onvrit les yeux à la lumière, de propager la. connaissance de la vérité parmi les Israélites, et il communiqua cette pensée à son frère Théodore, missionnaire apostolique, alors sous-directeur de l'archiconfrérie de N.-D. des Victoires. > Les premières jeunes filles envoyées par leurs parents pour se faire instruire dans la foi catholique, furent placées provisoirement à l'ouvroir de la Providence dirigé avec an admirable dévouement par les sœurs de St- Vincent de Paul.

En juin 1843, le sous-directeur de l'sDvre se rendit k Rome pour demander au Saint-Père l'autorisation de se consacrera la conversion des brebis dispersées du troupeau d'Israël ; puis an mois de mai de l'année suivante, quelques pieuses chrétiennes, animées dn désir de travailler à leur propre sanctification, tout en se dévouant aux œuvres d'éducation, et principalement à la r^énération des Israélites, jetèrent les fondements de la congrégation. En 1845, la première maison ne suffisant plus aux développements de l'œuvre, on la transporta dans une antre plus grande et on la plaça sous le patronage de Notre-Dame de Sion, avec cette devise : c In Sion firmatasum'. >

Le 15 janvier 1847, le Souverain Pontife Pie IX l'érigea, & Parts, par un bref qni lui accordait de nombreuses indulgences. En 1855, la congr^ation fonda des pensionnats pour lesjeunes chrétiennes, des ouvroirs et des orphelinats, et des écoles pour les pauvres. Peu à peu, sans oublier sa première destination de

> Ce nom de N.-D de Sion n'est pas nouveau dans l'histoire ; ■ l'abbayade N.-D. du Mont Sion. en la ville de Hiérusalem, de cbanoines régulier de St- Augustin, dépendait immédiatement du Patriarche. Elle eut d'abord dea Prieurs, te lloi Louis VII lui donna l'abbaye de St-Sanson d'Orléans. L'é^iu du Mont-SioQ était le but de la procession du St-Sépulcr«, le jour de la Pentecâte. L'abbé portait mttre, croce et anneau. ■ (Du Cange, Familles d'outre mer, p. 827.)

la conversion des Israélites, elle devint une instituttoa d'éducation, ea France, k l'étranger, et soitoat dans les Missions parmi les infidèles. Elle a -pcis des développements fort rapides et compte anjoord'liui de oombreases maisons, dans toutes les parties du monde.

De même que l'œuvre avait commencé à Paris dans une maison de Sœurs de St-Vincent de Paul, ainsi devait-il en être à Constantinople. Les Sœurs de N.-D. de Sien devaient y appar^tre sous les auspices de l'apâtre de la Charité. En effet, àla snite d'un voyagea CP. du B,P. Th. Ratisbonne, sapérienr et fondateur de la congrégation, celui-ci sollicita et obtint de M. Etienne aupérietir général des Lazaristes et des Filles de la Charité, avec l'agrément de ta S. Congrégation de la Pi;opagande,la substitution, dans ce pensionnat, des Sœurs de N.-D. de Sion, aux Filles de la Charité. Les nouvelles religieuses arrivèrent à Oalata en octobre 1857, elles furent reçues, avec grande charité, & la maison de la Providence, dirigée alors par la vénérable Sœur Lesueur, et furent bientôt mises en possession de leur maison et du pensionnat, en pleine prospérité.

Grâce à la direction sage et intelligente de la première supérieure, de M""* Rose, et de celles qui leur oAt succédé Jusqu'ici, cette maison a prospéré. Le nombre des religieuses s'est accru, en même temps que celui des élèves : on a augmenté, dans une même proportion les bâtiments qui servent aux unes et aux autres, et pourtant elles se trouvent encore i l'étroit.

La Congrégation de Notre-Dame de Sion a été approuvée définitivement le 8 septembre 1863, par le Souverain Pontife, sur la proposition de la Propagande, qui pouvait le mieux apprécier ses services. Un décret du 35 juin 1856 lui avait donné une existence légale. Elle possède actnellement deux établissements à CP. : celui de Pancaldi et celui de Kadi-keui.

1* Établissement de Pancaldi.

n est attenant à l'église cathédrale da St-Esprit et le sépare de la rue. La maison communique directement avec les tribunes de l'église ; aussi pendant longtemps les Sœurs et leurs jeunes flUes furent-elles chaînées d'exécuter les chants liturgiques dans les plus grandes cérémonies. Mgr Orasselli déchargea les

Sœnrs de cette obligation et confia les chaats aux ea&nts des écoles des Frères.

Personnel de la maison : soixante-quatre religieuses, dont trente Sœurs de chceor occnpées aux classes, et trente-quatre converses employées aux services de la maison ; auménier : nn Prêtre de N.-D. de Sion.

ŒOTRES DE Là JXITNES3B.

1' Pensionnat. Élèves internes deax cent quatre-vingt cinq, dont soixante-treize latines, quatre arméniennes, trente-deux bulgares schismatiqnes, cinquante grecques orthodoxes, dixsept arméniennes grégoriennes, viiigt-deux Israélites. Élèves demi-pensionnaires quatre-vingt-sept, dont cinquanle-huit latines, dix-sept grecques orthodoxes, sept arméniennes grégoriennes, deux catholiques, deux Israélites, trois protestantes.

2° Orphelinat. Les Sceurs entretiennent gratuitement dans la maison quatorze Jennes flUes catholiques, qu'elles forment aux travaux du ménage, et & la couture.

3* École gratuite, pour les enfants de la paroisse. Dès qu'il leur a été possible, les religieuses de N.-D. de Sion ont ouvert, conformément & leurs règles, nne école pour les enfants pauvres. Elle était d'abord dans les dépendances du couvent. Mgr Pluym fit construire, sur des terrains appartenant au vicariat, des écoles convenables où il établit les classes des Qlles et celles des garçons. Cette école paroissiale occupe qaatre Sœurs, qui y viennent du couvent voisin. Elle est divisée en trois classes qui contiennent environ deux cents enfants, la plupart catholiques, latines ou arméniennes. On leur donne l'enseignement primaire, et on les forme aux travaux de leur sexe. Beaucoup de ces enfants pauvres reçoivent de la communauté des vêtements et an repas au milieu du jour.

4' Atelier de roberie. Cet atelier, dirigé par deux maltresses séculières à gages, sons la surveillance d'une religieuse, reçoit ime vii^^ine de Jeunes filles, sortant en partie de l'école, les commençantes au pair, les anciennes reçoivent un salaire proportionné à leur travail.

5* Association aes Enfants de Marie. Cette œuvre est établie dans la maison comme couroanement de tout un système de confréries, destinées à favoriser la piété en même temps qu'à maintenir le bon esprit dans la maison. Les élèves qui sont sorties de la Maison ne cessent pas d'en faire partie, et un bon □oyau d'entre elles viennent du dehors assister cbaqae mois aux instructions qui leur sont données, ordinairement par un religieux àe la vUle.

6° Œuvre du vestiaire. Elle a été fondée, sur l'initiative de Mgr Pluym, en 1871 ; les associées, élèves actuelles ou anciennes de l'établissement, et an nombre de deux cents, payent une piastre par mois et s'occupent de l'achat ou de la confection de Tëtements pour les enfants pauvres des écoles de la paroisse, comme aussi de ceux du quartier.

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