‹ Histoire de la latinité de ConstantinopleChapitre 69 sur 74 · ÉRIGÉ EN · texte numérisé non relu

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Puis, sur chacune des autres faces :

Quis est homo qui vivit, et non videbit mortem î (Ps. 88.) Deficiet omnis caro simul, et bomo in cinerem reverletur.

[Job, 34.) Iste moritur, robustus et sanus, dives et felix. {Job, 21.) Verumtamen universa vanîtas, omnis homo vivens. (i'j.SS.) Thesaurizat, et iguorat cui congregabit ea. {Ps. 37.) Quoniam in te, Domine, speravi; tu exaudies me, Deus

meus 1 (Ps. 37.) Pretiosa in conspectu Domini,mors sanctorum ejus.(Pj. 115.)

A l'intérieur de la lanterne, il s'en trouve une seconde, reposant sur la partie 'antérieure de chacun des huit caveaux, et rejoignant, en cintre tronqué, la coupole principale, couverte en plomb et surmontée d'une croix ; une étroite galerie intermédiaire donne passage entre cette double lanterne j dans le mur

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d« la partie externe, od a pratiqué, à l'intérieur, sept loculi par travée, destinés à tel emploi ultérieur que de besoin, soit quaraate-neuf loculi pour les sept travées.

Une chaîne en fer, reposant sur huit bornes en pierre, entoure le monument.

Ce dernier monument constitue, pour ainsi dire, le complément organique du cimetière. Selon ses moyens de fortune, chacune des classes de la société peut y assurer pour plus ou moins de temps, autant que le permet la courte durée des choses de ce monde, le respect à la sépulture de ses morts ; les pauvres seuls paraissaient devoir être privés de cette consolation ; mais s'inspiraat des enseignements de la Religion, la Commission a ambitionné l'honneur d'accomplir ce pieux devoir, et, dorénavant, les pauvres, eux aitssi, auront la douce assurance que les restes de ceux qu'ils ont aimés, seront conservés, d'une manière toute spéciale, à leur vénération et à leurs respects.

Le gouvernement de S. M. le Sultan a fait don à la France, à titre d'annexé au c Cimetière Militaire français >d'un parcelle de onze mille huit cent douze pics, sise au nord, en dehors du mur d'enceinte, et régularisant le parallélogramme du terrain du cimetière'.

D'après notre Compte-renduàe l'administration du cimetière pour l'exercice 1870-71, la mortalité dans la colonie catholicolatine de Gonstantinople, a été, pour la période décennale comprise entre 1861-63 et 1870-71,de quatre mille quatre-vingtdix décés,so\i mille huit-cent vingt-six pour les cinq premières années, deux mille deux cent soixante-quatre pour les secondes. Ces chiiTres, combinés avec ceux donnés plus haut pour les naissances, fournissent des bases, on peut dire officielles, pour établir, d'une manière à peu près exacte, le quantum de la population latine de Gonstantinople^.

Depuis la création du nouveau cimetière, le transport des corps, de l'église au champ du repos, s'effectue au moyen de corbillards. Selon l'antique usage la levée da corps se fait par

■ Lefl titres de traoarert de cette parcelle sont du 90 chaoual 1283 (17 mara 1866).

■ On peut conaulter, sur l'histoire des cimetières de Canstantiaople, nos Complei-rendu» annuels, de 18e£à 1871, treize bsctcules.

le clergé, à la maison mortuaire', et le transport jusqu'à l'église est fait à bras. L'emploi des corbillards a été aussi adopté par les tirées et par les Arméniens.'

Lors de l'épidémie cholérique qui sévit avec tant de force à Constantinople, en 1865, l'autorité locale interdit toute inhumation dans les églises, comme cela avait eu lieu jusqu'à cette époque, à partir du 27 juillet de cette année. Une exception fut faite pour les sépultures existant déjà dans la crypte du St-Esprit, maisil ne fut pas permis d'en construire de nouvelles.

Cimetière de Buyiik-dêré. L'église latine de cette localité possédait un terrain d'environ mille pics, sis en haut de la rue Kiriko, et qui lui avait été donné par Georges Kiriko. Cet emplacement servit de cimetière pour les Latins, depuis les dernières années du siècle passé et fat enclos de murs en 1856 : mais cet emplacement, d'abord éloT(;!'J des habitations, s'en trouvant par la suite entouré de tous cétés,et le conseil de santé, lors du choléra de 1865, ayant interdit toute inhumation dans cet endroit, M. Septime Franchini gratifia la communauté latine de Buyuk-dérè d'un autre terrain, de onze mille pics environ, situé à un kilomètre du village, à l'entrée de la prairie qu'on trouve au sortir de Buyuk-dérè, sur la droite de la route qui conduit à Belgrade. Toutefois ce terrain, étant d'un accès diilicile, on. continua, après la disparition du choléra, d'inhumer dans l'ancien cimetière, jusqu'en 1869 ; alors la nouvelle route étant achevée, le conseil de santé renouvela l'ordre, qui fut exécuté, d'inhumer désormais en cet endroit.

Par les soins du R. P. Franconi, M. C, curé de Buyuk-dérè, on procéda, en mars 1875, à l'exhumation des ossements de l'ancien cimetière, que l'on transporta dans le nouveau. Les religieux, aidés par les aumdnes des fidèles, firent enclore de murs le cimetière, bâtir une petite chapelle, et faire tous les travaux nécessaires. Sur les parois de droite et de gauche dn mur d'enceinte on a placé diverses pierres tombales apportées de l'ancien cimetière, parmi lesquelles nous avons relevé les inscriptions suivantes :

1 Voyez, sur la Ievé« du corps, notre Mémoire sur les rites funèbres, dans e compte-reudu de 1865-1866.

Victor BuTET, fils d'Amédée Butet, ancien officier de marine, et consul de S- M. très chrétienne en Egypte, né à Buyuk-dérè, le 22 juillet 1797, y décédé le 10 octobre 1799.

D. 0. M. Lucie Krzanowska, veuve du dernier chargé d'affeires de Pologne près la Porte ottomane, morte le 92 décembre 1833.

Comme à Péra, le transport des morts se fait au moyen d'un corbillard,

Scutart d'Asie. Un cimetière est affecté aux catholiques latins, aux grecs et aux bulgares ; sa superficie est de treize Deunums.

Kadî-hetti. Depuis quelques années un cimetière a été disposé pour les catholiques de ce fauboui^.

Prînhipo. Autour de l'église catholique on a réservé une place pour les inhumations des rares catholiques des Iles.

Thérapia. II existe dans ce village, sur la hauteur, vers la partie gauche de la baie, un lieu de sépulture, spécialement affecté à la marine, et dit « Cimetière français t. Entouré de murs, il renferme peu de tombes ; à l'extrémité à droite, adossé à la muraille se trouve un petit tertre, surmonté d'une croix de marbre, recouvrant les ossements d'un certain nombre de marins français ; derrière, appliquée à la muraille, une plaque de marbre porte cette inscription :

Ossuaire renfërmaxt les restes des maiuns ihançais morts EU 1854, 1855 ET 1856, pendant la qdkrre d'Ohient, inhumés d'abord dans l'ancien ciMEnÈRE DE Thebapia et dans celui de Khaiki, pois transférés ra, kn 1867 et 1868.

De profundts!

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