‹ Histoire de la laura gerardiaeChapitre 7 sur 25 · EN REPRODUCTION · texte numérisé non relu

EN REPRODUCTION

On sait quelle importance les naturalistes attachent aujourd’hui, avec raison, aux connaissances embryogéniques; il était donc naturel de rechercher ce qu’étaient les premières phases du développement de la Laura et quelles dispositions offraient les organes reproducteurs, pour en aborder plus sûrement l'étude.

Malheureusement les déplacements forcés d’un voyage, surtout avec un séjour à bord, ne sont point propres à faciliter quelques-unes des observations délicates que demandent les recherches embryogéniques; aussi en beaucoup de points les résultats, consignés ici sont insuffisants; et cela quoi qu'il n’y ait point de difficultés à se procurer les embryons; car on n’a autre chose à faire pour les avoir qu'à ouvrir la carapace.

Les œufs en effet tombent et restent dans la cavité de l'enveloppe et y sont fécondés par le liquide mâle fourni par l'animal qui les a pondus et qui se suffit à lui-même.

L'observation de l’un des états du développement est donc une affaire dépendant du hasard et du moment où l’on ouvre l'animal; c’est par centaines que l’on rencontre dans la carapace des œufs en voie de développement ou des embryons se présentant dans quelques-uns des états de transition. On n’a qu’à les pêcher à la pipette pour les avoir vivants et en quantité.

Mais la Laura vit peu de temps dans les aquariums ordinaires, et il faut que la chance fasse tomber sur des animaux dans un état propre à l'étude; or, comme la possession des Gerardia est aussi soumise aux conditions particulières, qu'on a vues plus haut, on comprend de quelles difficultés est entourée l’étude de son embryogénie.

Étudions successivement d’abord les organes sexuels réunis sur un même individu, l’hermaphrodisme étant complet, et ensuite le développement de l'embryon.

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