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apfès le combat, et ii resta fidèle à la parole donnée (jj).
DéiiM mHfttifw. Parmi les délits militaires, on en commenoit ^ê^f.*** caractère même fait placer bien plus en-
core parmi les déBts poétiques : les armes n'étoient alors que le moyen de favoriser Taudace en inspirant la frayeur, et le but de l'action étoit d'ébranler, deroocfifier, de changer, le gourernemem établi , d'en arracher la puissance à ceux qui Texer^ çoient, de l'usurper pour soi-même ou pour la Action dont on étoit un des protecteurs (36). La plupart des autres étiiu militaires appartenoient en enttar au métier des armes : akisi la loi avoit déterminé comment seroient punis l'abandon de son poste, la défection du guerrier, sa <ttsobéissance; ce n'est pas une peine afflictiret c*est une peine in&mante qu'elle avoit choisie. La qualification du délit et le nom du coupable éloieat inscrits sur un registre conservé par les chefs de l'armée (37). Le général vaincu, nous l'avons dit (38), fut puni quelquefois par la mort même, comme si la défaite eût été un crime; les Siciliens pourtant eurent souvent ce malhewr
(jj) P\uur^yLe , Apt^hikigmes, u I, pag. i7>. (36) Voir pour ces délits , ci-dessus, pag. 1 3 5 /r sMÔf. (57) Voir Fazellus , IV, c. i , pag. 1 07.
(38) Voir ci-dessus, pag. 139.
htClSL, DES SICILIENS. CH. XI. 179
à supporter. D'autres fois , quoique vainqueur , le général fut poursuivi et condamné à perdre ia vie pour des iiiteiiigeiices secrètes qu'on lui supposoit, et qui cej>endant n'avoient pas empêché la victoire (39).
Lorsqu'il fellut décider entre Rome et Car- con^di miutairc
^ réuni au sénat pour
thage, qui toutes deux avoient im parti à Syracuse > délibérer sur une les préteurs et les premiers du sénat ne déïibé- *w*^-vp««*^rèrent pas seuls sur TaHiance qu'ils dévoient préférer; un consei! militaîre fut appelé à délibérer avec eux (4o) .
Quand Pyrrhus eut quitté la Sicile , elle n'en
, par l'armée ellc-
fiit ni moins agitée ni plus heureuse. Les factions même, rivales se combattirent ; l'armée osa bientôt nommer elle-même ses stratèges. Heureusement un des deux qu'die choisit étoit Hiéron ; il p*vint à fiiire ratifier son élection par le peuple, et Iweni6t après k obtenir le trône même (4i).
(39) Dkïd, xi,s 9>-
(40) Tite-Livc,xxiv, s 28.
(4 1 ) Voir Poly bc , t. II , pag. 1 2 et i 3 ; les Mm. de VAcad, t. LXVin , pag. 1 37, et d-dessus, chap. m , pag. %6,
l8o HISTOIRE DE LA LÉGISLATION.