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et ne proposoit qu'une république tempérée. Le commencement de la liberté , c'est l'égalité, dboit Héraclide; la pauvreté est le commencement de la servitude : on s'étoit plaint souvent de lui; il fit cette proposition pour se réconcilier avec le peuple (23). Denys l'ancien avoit commencé par être lui-même un des orateurs de la démagogie. Démosthène remarque, dans sa harangue contre la loi de Leptine, que les Syracusains, si puissans alors , ne s'attendoient probablement pas à être dominés par un homme qui, dans l'origine n'avoit été, disoit-on, qu'un greffier subal- ' terne (24).
Nouvelle, tenu- Cette liLcfté même si désirée, le vœu de tous ,
rivet contre U II— » /• .
herti ; efforts en sa On sembla ne la reprendre quelquefois que pour la perdre plus vite encore. C'est qu'à peine l'avoit-on reconquise , que des Actions nouvelles se disputoient le pouvoir qu'elles avoient renversé en unissant leurs efforts. Les changemens dévoient y être grands et rapides. Quelle différence entre les gôuvernemens qui se succèdent et qui se succèdent souvent avec cette effrayante rapidité ! Timoléon détruit la tyrannie ; il semble que c'est pour tou-
(2 j) Plut. Viidt Dion, S 58. I^oir ci-dessus, chap. Ill, pag. 48.
(a4) S « 40* ^^^^ no^cs de Wolf sur ce passage , pg. 585. Voir aussi Diodore de Sicile . liv. Xin , $ 96 , et la note de WcsseliDg.
jours : elle alloit renaître (25). Dion ne l'empêcha pas de.reparoîtredans la personne même du prince qu'il avoit combattu. Il s'étoit distingué cependant par les moyens de conciliation et de paix éxt^eure qu'il cherchoit à réunir pour rendre l'administration plus chère aux diflerens ordré^ de la société civile. Sans vouloir une démocratie, il proposoit un gouvernement dans lequel on n'excluoit pas.les.citoyens ordinaires; on y auroit pu cependant donner quelque autorité de plus , une autorité plus active à ceux qui , par leur position , auroient présenté dans leur fortune, dans leurs lumières, dans leur expérience, dans des services. déjà rendus , une garantie plus certaine (26 ).
Les institutions établies ou transmises furent Mépru de u ty-
T ti 1 • I rannic pour les lois
peu nombreuses , et celles qu on avoit obtenues cxittoicm. cc furent souvent oubliées ou comprimées par le ®" pnnce qui regnoit, filles lui paroissoient être une obligation ou ime surveillance qui suspendoit souvent une liberté long-temps respectée. La plupart de celles que les tyrans redouioient auroient peut-être pu donner à leur autoritV une durée plus longue; elles auroient pu promettre une durée plus sûre à im gouvernement fort
(15) Voir Plut. Vie de Timol. SS 18 et suiv., et ci-dessus, chap. III y pag. et suiv*
(a6) Voir ci-dessus , chap. lU , gag. 47 et suit'.
lhais tranquille : la tyrannie n*en fut que plus audacieuse, phxs facile même à conquérir. La légis* htîon n'étoit pas, comme à Sparte, Touvrage chin seul homme , comme elle le fut aussi dans quelques autres villes de la Grèce; sa volonté, moins uniforme, plus dépendante des circonstances politiques auxquelles elle étoit appliquée , éprouva souvent des modifications, plus souvent encore des changemens ou des suspensions que forcèrent d'admettre tes différentes combinaisons du pouvoir dominateur, son caractère, son étendue. Les premières lois apportées en Sicile paroissent avoir été des lois doriennes et chalcidiennes (27). Dioclès en donna, dans la suite, aux habitans de ce pays (28). Son code embrassoit la législation civile dans toute son étendtie (29); plusieurs lois politiques en faisoient également partie, celles sur les élections , par exemple, et sur la plupart des fonctions publiques (30). Une ré-
(27) ybir Thucyd. Vl , SS 3 suiu. ; et ci-dctfus , pag. 4 et SMW, Mais voir aussi Pindare, Pythiq, l , \i%et suh,, et ses commentateurs sur ce passage.
(a8) On croit (|ue ce ht vers l'an 4 1 2 avant I* ère chr<éticuiie»
(29) Voir ci-dessus , chap. lll , pag. 17. Voir aussi la page 7, cliap. 1.^, où différentes lois et coutumes sont rappelées. Plusieun de celles de Timoféon ie sont encore , pag. 55» 87, 97.
(jo) Pag. 57 aussi . chap. lll.
UiQlBU f>i$ $ICI|.I£NS. CH. XIV. 2}f
vision ée ces lois fut ordonnée dans h suite (31)* La plupart des autres cités de Siçile avcient adopté celles que Dioclès avoft données (^2). Un mof^ nument fiit élevé k ce législatei^ par la recon^ noîssance publique. Denys le tyran ne poii^oit supporter un pareil hommage; il fit Abattre ie monument et bâtir une forteresse sur ia place ou on.Pavpit élevé (33).
Parmi les institutions qu*eut Syracuse, une des inttituuond«p«. plus célèbres est fe pétalisme , institution îmiiée ^«"Xiitioa, d'Athènes. <cDaos Iesdémocraties,dit Aristote (34), on aspire à Tégafité universelle : un citoyen vient-il trop puissant par ses richesses, par le nombre de ses amis, par tout autre genre de crédit politique, l'ostracisme l'en punit» et pour un temps déterminé on le bannit de sa patrie ( 3 5) * I^e présent fàrsoit ainsi condamner l'avenir; et l'opulence étoit redoutée comme le mérite et comme h considération acquise par ia vertu.
Des haines ou des craintes semblables inspiré^
' ■ ' ' ■ ■ ■ . juj ii
(31) Ci-dessus» chap. ix , pag» 22.
(32) Diod. Uv. XIII, S IS'
(33) EMod. ièU, Voir ci-dessus , chap. il , pag. 29.
(J4) Polit. Uv. UI^ c. ni. Voir Diod. XU S 34, et Pl«t. Vie ^Arîstidt, pag. 16 et 17.
()5) Il suffit de savoir les uojns de ceux ^ve {i:^pa Toiiti:»' cisme pour juger quels sentiipens i'inspirèrfsit , çt ce qui! deroh produire dans les rapports politiques.
rent une semblable idée aux Syracusains ; le pétaiisme fut établi (36). De grands maux naquirent parmi eux de cette institution même. Les hommes les plus dignes de concourir au gouvernement , à radministiation publique, s'en éloignèrent et abandonnèrent tous des fonctions qu'ils auroient si bien rempKes. De cette prétendue égalité absolue on se trouva dans fa démagogie. Je m*afBige , fe l'avoue, d'entendre Montesquieu dire (37) qu'un pareil usage , loin qu'il puisse flétrir le gouvernement populaire, est au contraire propre à en prouver la douceur : ce Nous l'aurions sent^ ajoutet-41 , si l'exil , parmi nous , étant toujours une peine, nous avions pu séparer cette idée d'avec celle de la punition;» Un bannissement qui n'est pas une peine ! un bannissement prononcé par une assemblée nombreuse de citoyens, sans qu'aucune accusation Tait précédée, sans qu'on ose même développer et discuter les motifs qui peuvent le produire! Et Montesquieu remarquera bientôt luimême combien une pareille loi fit de maux i Syracuse (38) , le mal qui en résulta surtout par l'abandon que firent des affaires publiques tous
(3^ On peut voir sur ces deux mots, sur leur orfgmc et leur caractère particulier, les pages a ^ et 16 ci-dessus.
(37) Esprit des lois, liv. xxvi, chap. XVII.
(38) Liv. XXIX, chap. vu.
-ceux qui avoient quelque mérite : Plutarque l'a nommée avec raison le soulagement de l'envie (39)- Les derniers des citoyens, les plus téméraires, inspiroient au peuple de perpétuelles innovations d'où naissoient des troubles encore , des formations de parti , des séditions , des dénonciations continues, les factions les plus honteuses; l'ignorance, la débauche, i'audace, fure'nt appelées ou s'appelèrent elles-mêmes à la suprême autorité. Ce pouvoir de tous supposoit et accrçissoit la démagogie. Le désordre devint si grand enfin que Teffroi^fut universel, comme le repentir d'avoir ainsi dégradé et tourmenté la patrie. Le décret qui avoit établi le pétalisme fut révoqué (4o). «Ce n'est pas l'utilité publique qui fàisoit employer l'ostracisme, dit Aristote, cfest l'esprit de faction (40' grand homme disoit d'Athènes n'avoit cessé d'être applicable au bannissement prononcé à Syracuse.
Nous apprenons encore d' Aristote (42) que ce fut après la victoire célèbre obtenue contre les
(39) Vie de Th/mistocle, Si}'
(40) Diod. XI, S 87. Ceux qui avoient été éloignés reparurent , et ceux qui avoient été les dominateurs devinrent les factieux.
(41) Polit. !iv. iii , vers la fin du chap. ix. V ^
(42) Liv. V, chap. iv. '^'^
Digiti"
Athéniens (Ai) 9 que le ))euple de Syraciue s'empara du pouvoir. Une timocrade exîstoît , c*est*hdire une forme de gouvernement sous laquelle un cens payé étoit nécessaire, pour être admis aux magistratures. La victoire remportée enfanta une démocratie absolue , la souveraineté de ceux qui l'avoient produite : les' Athéniens vaincus passé* rent au contraire de la démocratie à Taristocntie des quatre cents (44) • Du petit nombre Ce mouvement perpétuel du gouvernement pouuqiî^Drni^ iitique ne pou voit donner à aucune des insUtutioiis puisMiKe «lu'dic. ^ette force que leur assurent le temps et Phabî*
«levoient avoir.
tude de les respecter. On ne pouvoit même trop espérer qu'elles résistassent au désir si actif et si fréquent d'envahir la souveraineté. Les tyrans et ceux qui aspirent h le devenir aiment peu les institutions. Il en est cependant qui pourroieot peut-être donner quelque durée à un gouvernement fort et tranquille. Ce ne sont pas des maîtres comme Denys qui les eussent conservées, s'ils les avoient trouvées dans le pays qu'ils venoient de soumettre à leur domination; ils les renversoient ou les laissoient dans un oubli absolu. Ces • soient-^ls de régner, c'est à la démocratie encore
(4)) Lan 41 3 avant i ère chrédenne.
(44) Thucydide , liv. viii, SS e( suiv.
q^e se confident te pins oïdmaireinent les ambhkwns falousesde mounier, et dopptiquer à eilesHnémes œ qu'elles Tenoîent de ^tniiie. C'est là qu'étoieiit soitoot les imlhés, les espéranccsy les moyens d'agir avec qadqae succès. £t, £uit-îl le Are, ces msthutioiiSy si elles enssent préexisté à la tyiamne* qu'aurotent-eDes pu opposer à la Yokmté inexorable cfan maître qui Youloit smtom régner par la çrainte , qnê'e n f iroi moient nécessairement des troiq>es nombnenses de soldats qu'il avoit créées pour le servir et le dé£sndse^ toufonrs prêtes à obéir, toujours satisÊutes du rang même oii les plaçait une autorité qui les réoompensoit avec tant de srâi d'iule fidélité quTelleavcxt besoin chaque jour de conserver et d'acomtre, et dans leur sein, beaucoup de mercenaires rîcbement soudoyés, beaacoiq> d'étiai^ers fimnés déyà dans Fart de combattre i
Des institutions nécessairemeat oubliées ou comprimées par l'usurpateur du trône , des institutîons qifH ne pouvoît pas ne pas redouter puisqu'il auroît £du qu'il s'y soumît, et ^'eHes resseiToient, sous beaucoup de rappcms, l'exercice d'une autorité qu'il vouloit rendre illimitée et ne dépendant jamais que de lui, ces institutions étoient , par cela même , souvent afibiblies , suspendues , changées ; elles ponvoient renaître à la
chuté du tyran. Aristote et Dîodore (4î) en; donnent la preuve pour Syracuse même. Les étrangers et les mercenaires y reçurent le droit cfe cité y pour avoir concouru à détruire l'autorité d'un maître après l'avoir d'abord secondée et servie. Mais ces hommes ne tardèrent pas à se montrer indignes du droit qu'on venoit de leur accorder. Il fallut leur résister, les combattre; une guerre civile éclata (4^)* Syracuse éprouva plus d'une fois ces dangers , ces malheurs , et Thucydide a raison de dire qu'elle eut moins de combats à soutenir contre les ennemis de l'Etat que contre elle-même (47). La victoire* remportée sur les premiers promettoit du moins quelques avantagés temporaires et une paix de quelque durée; mais une sédition comprimée, une faction vaincue, ne les empèchoient pas de subsister encore en partie ou de renaître avec une grande rapidité. Quelquefois ce fut entre des étrangers admis et des habitans originaires que la guerre éclata. Avant le règne de Gélon, les grands propriétaires avoient été chassés par ceux qui ne l'étoient pas et par les esclaves armés contre leurs maîtres; Gélon
(45) Arist. Polit, v, c. ili, pag. 389. Diod. xi,S 75.
(46) Arist. ihU, , et Diodore aussi , xi , S 72.
(47) Tbucyd. VI, S 3^-
rencfit aux premiers leurs biens et iear paitrie (4S)« Nous avcMis donné plosicars exemples assex sem- • blables : le succès des Syracusams contre les Athéniens fut le plus inéroorable de Hiistoire de Sicile (49)-
Les natuiaGsations d'étrangers sont fréquentes Lmmfrt^piMtot dans cette histoire; c'est qu'elles dépendoient bien ^«J^^tT^ monis «Tun esprit de justice ou de Fintérêt général que de Tîntérèt de celui dans les mains de qui étoit alors le suprême [K>UTOir (50). II se donnoît par-là des sujets reconnoissans; entièrement dans sa dépendance , ils étoient admis , comme Tétoient les hommes nés dans le pays, aux fonctions publiques. Quelquefois., cependant, une révolutîon nouvelle les en excluoit , les excluoit même de la ville qu'ils habitoient ( j i ) • Les citoyens originaires reprenoient alors, dans toute son étendue, lexercice des droits que les étrangers venoient de partager avec eux. Investis du droit de cité , ils con-
(48) Voir notre chap. II, pag. 15. Agathocle, au contraire, prit les biens des riches pour ies distribuer aux pauvres. Voir ia page 6y.
(49) Voir ci-dessus, pag.. 235-234. Voir aussi ce que dit Démosthène contre la loi de Leptine, de cette victoire et de ii puissance qu*avoient alors ies Syracusains, S 140.
(50) Fb/r ci-dessus , chap. II, pag. if, 22 et 23. (ji) Pages 15, 22 et 23 encore.
couroient aux élections et k radministration , quand tous les citoyens étoient dans le cas d'y être admis. Le maître qui les avoit choisis en iàisoit ensuite , à son gré , de^/nagistrats , des chefs de diflférens corps de l'armée (52). Ces révolutions fréquentes dans les pays soumis à des variations de gouvernement, à ses diiFérens caractères, raraenoient à ce qu'avoient ordonné celles qui les avoient précédées.
E«ekvet. De leur Le droit de cité fut aussi accordé qudquefbis à
rivolie. De leurs - , • /yv i- ....
des esclaves qu on avoit anranchis ; mais il armra également que réunis , et fortifiés anisi par une association nombreuse, ils se soulevèrent, et durent k leurs armes d'effrayans succès. Un d'eux , chef des autres, après avoir hit périr Agatlio* de par le poison , ne craignit pas d'aspirer à hériter de son trône (53). La plus terrible révolte que Syracuse éprouva fut celle que raconte Diodore. De graves calamités pesèrent sur un grand nombre de personnes des deux sexes , sur des
(52) yoir plusieurs exemples de ces concessioiis du droit de dté, ci-dessiu, pag. 5, 16, 17, 24, 30, 39, 8). Kr/r aussi Diodore, XI, s 70; xxi, S i3«
(53) ^^'^ ci-dessus, chap. iv, pag. 70 et 71, et chap. ix, pag. 1 29 suir. Voir aussi la page 1 5. sur la révolte des esclaves des Gamores , et les M/m. dt l'Acad. t. XLVIII, pag. 1 1 j.
^milles entières; peu s'en fallut même que toute nie ne tombât dans la puissance de ces hommes , dont le but était de faire subir à leurs maîtres rfef&oyables cruautés (54)- Des milliers d'esclaves se trouvèrent en même temps réunis « tous se préparant à commettre les mêmes crimes.
D'autres motifs , d'autres haines , sans mSpirer séditions excitées de semblables forfaits, excitèrent cependant plus Llle:!^^^^^^^^^^ d'une fois des soulèvemens qui troublèrent l'état. p"^*»- Ce qu'un tyran ^soit contre des hommes dont il redoutoit la sagesse , les lumières et le courage , une ombrageuse avidité l'inspira quelquefois, quoique à un degré moins criminel , contre des citoyens dont la propriété étoit tout le crime (5 j ). On confisquoit leurs biens par cela seul qu'ils étoient riches (56}.
La différence des fortunes fut une des causes àss séditions fréquentes, mais cette égalité, impossible à trouver, à reconnoître, comment pouvoit* on surtout la poursuivre et l'envahir dans un pays laborieux, agricole, où le travail seul feisoit acquérir et conserver, oii il &lIoit pouvoir balancer
(54) Cl-<îessus encore, pag. 70 et 71.
(55) Extraits de Diodore , liv. XXXIV.
()6) Ën voir un exemple , d-dessos , chap. pag. 15. Voir aussi les pages 39, 55, ^8, 78 , oii ce sont des abolitions de dettes et des partages qu'on prononce.
et rendre ce qu'on obtenoit des pays voisins ou des rivages plus ou moins éloignés! La victoire cependant avoit donné quelquefois aux Siciliens , sur les peuples qui les habitoient , le droit de lever des tributs annuels; les Carthaginois mêmes le subirent.
Detiou reuuves Avaut la domination romaine , on retrouve en
ix finances et i
mpôl. général dans l'administration finandère des Sici-
liens le caractère qu'elle doit avoir. Les bases en sont assez semblables à celles des autres peuples. La quotité en changeoit quelquefois, suivant la forme plus ou moins tranquille du gouvernement , suivant le caractère et le pouvoir de ceux qui commandoient. Denys l'ancien , par exemple, vit bien moins dans les impôts l'intérêt public et les besoins nationaux que le désir d'y trouver de nouveaux moyens d'en ôter, surtout à ceux qui subissoient sa tyrannie. Il est permis de remarquer qu'un des plus méchans rois de Sicile, Phalaris, avoit été fermier des impôts (57) ; il protégea du moins les deniers publics contte les déprédations des administrateurs; il ne viola pas cette promesse d'alléger le poids des contributions que firent si souvent ceux qui aspiroient à l'autorité suprême
{s?) yàir^g, tt6, chap. Vlll , ce cpc fit Gélon pour obtenir une contribution extraordinaire cpie les besoins de la guerre réclainoient.
LÉGISL. b£S SICILIENS. CH. XlV. 24 1
OU qui espéroient la reconquérir (58). Avant la domination des Romains, Hiéronavoit déterminé, par une de ses lois, Passiette des impôts: la loi subsista, dans toutes ses dispositions, sous les nouveaux maîtres qu'eut la Sicile (59). Si l'exécution en devint quelquefois moins supportable pour les sujets , c'est à la dureté ou ^ l'avidité des préteurs, de Verrès en particulier, qu'on dut cette oppression nouvelle (60).
Cicéron , dans la seconde action contre Ver- diverse, rès (61), rait mention aune magistrature qui avoit pour objet principal les contributions envers l'état, et par conséquent la connoissance des fortunes individuelles , leur revenu annuel et l'assiette de l'impôt; elle donnoit tout pouvoir pour régler l'estimation des biens de chacun et faire un état de ce qu'il devoit fournir. L'importance d'une pareille fonction , son universalité à l'égard des citoyens, l'autorité qui y étoit attachée, la fiiisoient brigxier vivement par les Syracusains, II y avoit un de ces magistrats pour chacune des villes siciliennes.
(;8) En voir des exemples , ci-dessus , pag. 28, 44, 48, 66, 87, ( J9) Voir ci-dessus , chap. VI , et chap. VIII , pag. 9B et 1 1 rimpot payé par tes Siciliens aux Romains.
^6o) Voir ci-dessus, pag. 1 1 8 et 1 1 9.
(61) S 53. Voir ci-dessus, c. VI et Vlli, pag- 97 et loj,