‹ Histoire de la législation (volume 2)Chapitre 24 sur 53 · M- »7.97» 98. II · texte numérisé non relu

M- »7.97» 98. II

(89) Cicéron , sttmtde Verrim , S 5 • .

LÉGISL. DES SICILIENS. CH. XlV. IJI

Plutarque dit (90) qu'on droit au sort le rang des orateurs pour parier devant ie peuple.

Devenue province romaine , la Sicile conserva ses anciennes coutumes et la plupart de ses lois. Ce qu'elle eut à subir vint bien moins du peuple vainqueur que des magistrats qui lui furent envoyés.

(90) ApophA, t. Ui pag. 175. Voir d-destus, chap. vi , p. 1 1 1 .

htClSh. PJ5S ÉTRUSQUES. CH, IJÇ

subjuguèrent toute la végion entre le Liris (7) et le Tibre. Ifs continuèrent à Th^biter, mais leur nom fut ensuite changé (8). Celui sous lequel ils sont (f abord et iong-^temps connus est devenu Fobjet de beaucoup d'interprétations qui n'appartiennent pas à cet ouvrage (9). Les Aborigènes, toujours suivant Denys d'HaJicarnasse (10), descendoient des (Enotriens (11), lesqueb étoient sortis JArcadie (i^). On en est revenu ainsi à prétendre que les Romains étoient Grecs d'origpie (13); opinion qui ne peut être appliquée de la sorte , même en reconnoîssant Tiniluence des Péfasges (i4)> l^urs

(7) Aufoord'hui le Qnigiiano.

(8) Voir la page suivante.

(9) Voir Strabon, V, pag. 219; Denys d*Ha1icarn. I, SS 9 et 1 o ; les SS ^ et 8 du trentc-huhîème iivrc de Justin ; Solin , I et vni; Postcl, pag. 73 et suh.t Hcync, sur l'Euéidi, vn, ejK. 8 ; Vlll , ex. i et 2.

(1 o) liv. I , SS II» » i » 1 3, 42 suiv. Voir Strab. v, pag. 228 et 229 ; Macrobe , Jtf/ifnf. I , c. VU ; Heyne, t. III des Mém. de VAc^mie de Cottinguê , pag. | $ et sut».: Perizonius, sur EUen , IX , c. XVI , et les auteurs qu'il çite,

(il) Pprr ia note A aux Éclaircissemens.

(i 2) Hérod. I, S 74. Stntb.. V, piig. 128. Justm , WOI, S u Voir ci-après la première note du chapitre ix.

(13) ^0f> Denys d*Halic.l, SS n et 89 ; Macrobe,. ikAt;^ i p c. XU ; Strab. v, pag. a 30 ; Ovide , Fm, 1, v. 90 ; Bianchini . c XXVI , pag. 33 $ ; Vanron , De Ung. Ut. v, pag. $ i m suiv. , Dempster , l , c. v.

(14) Voir la note A aux Ëclaircift«iiie&s.

colonies et leurs succès. Les Aborigènes conservèrent ce nom jusqu'après la guerre de Troie. On le remplaça par celui de Latins sous le prince qui régnoit alors sur eux; il voulut que^ réunis par les mêmes lois , les deux peuples le fussent encore par la même dénomination , et les* confondit Tun et Tautre sous le nom de Latins (15).

ÉtnuquM et La plupart des écrivains qui ont fait de l'Italie l^dêale. *'oMet de leurs études disent (16} que les Latins et les Étrusques se la partageoient presque entière avant que ceux qui dévoient fonder Rome se fussent réunis , eussent conquis autour d'eux , et par ces conquêtes voisines se fussent multipliés et étendus tous les jours » dans l'espérance et le pouvoir d'obtenir un empire plus étendu encore (17). Mais quelle fut dans ce partage leur situation réciproque, quelle étoit 9 avant cette fondation 9 leur existence politique (i 8) ! Je me bor-

(1 j) KwVTite-Uve, 1, S a; Dcnys dUalic. i , SS Sjetsuh.; Justin , XX , S I ; Strab. V, pag. 229, et ce que dit Huet, Hist, du commerce et de la navigat, c. xvi>pag. de l^ancienaeté des Tyrrhéniem en Italie. Le voir aussi au chapitre XLV du même ouvrage.

(id) Voir\^ note A aux Éciaircissemens.

(17) L'établissement des Toscans en Italie devoit avoir été du dixième siècle, suivant Fréret, t. VIII des Mém* de VAcad, pag. 1 00 de l'Histoire.

(18) Une page seulemeift compose le chapitre de Dempster»

nerai à ce qui peut obtenir une authenticité suffisante pour donner à Thistoire la vérité dont elle a toujours besoin. Ce n'est d'ailleurs que sous des points de vue bien définis que je dois la considérer.

Parmi les Latins étoient les Éques , les Voisques , les Sabins, les Albains, les Rutules, les Arunaensyles Herniques. Parmi les Étrusques, les Voisiniens ou Boisena^ Vétulonium (19), Cortone , Perusia ou Pérouse, Arétium ou Arezzo, CIusium ou Cliiusi, les Véiens, les Falisques» les Cérites» Volaterre, Fesule aujourd'hui Fiesole, Ruaelle , Populonium ; ces peuples alors se gouvernoient par eux-mêmes.

€c Les républiques, dit Machiavel dans ses observations sur Tite-Live (20), ont usé de trois moyens pour s'agrandir. Les unes, coifnme les an-

qu*il intitule Êm politique de tÈmirie 'ducieni^, t. I.*^, pag. 85, c. XIX. li se borne à y dire qu*on doit regretter de n*avoir pas plus de lumières sur un peuple qui se distingua par sa piété et son courage. Il nomme toutefois , dans un des chapitres suivans» le prince qu'on suppose y avoir régné. Liy. il , c. m et tuhf. Voir surtout le chapitre LVll du même livre.

(19) En nommant Vétulonium ou Vetulonia, il n'est pas inutile peut-être de rappeler qu'on en a fait Vitalia , qui conduit aisément à Italie. Ce croit alors de cette ville, dont l'histoire au reste a conservé /eu de traces , que le pays entier auroit tiré son nom. Voir\c |,i^^d ouvrage du prince de Canino, sur les vases étrusques, pl g. 13 et 14.

(ao) Uv. 11 , c IV.

Page 1