‹ Histoire de la législation (volume 2)Chapitre 26 sur 53 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Magistrats. AJministratiûn intérieure. Adrninistraùon de la Justice. Lois civiles et criminelles.

La -suprématie du gouvernement étoit ooi^ée du premier madans tes douze dtés à un chef désigné par te titre de Hl!!^!!Lr«V'on "ui Lucumon (i). C'est dans teur réunion ftdérative

signes.

qu'on te cboisissoit (2). Tous tes témoignages dé considération et de respect qtf cm peut donner aux premiers magistrats d'un pays , tes Lucumons tes reçurent. Ces licteurs, ces iiaches, ces faisceaux, ces robes prétextes , ces tuniques brodées , ces dtaises curutes, que nous trouvons ensuite dans l%istoire des Romains , tes Romains tes avoîent trouvés chez tes Étrusques comme insignes de teurs magistrats, et ils en avoient adopté l'usage (3).

(1) ^(7ir ci-dessus » pftg. léi.

(2) Postel n'hésite pas à dire , Eirur. origines» pag. 131, que ce fut à cause des douze génies du ciei que tre nombre fut adopté.

(3) Strabon, v, pag. a2o;Siiius Italicus, VJll, v. 484, et Pline, II, S 48; IX, S 39. ï^wr Denys d'Haiicarn. m, SS

et 84 ; Titc-Livc , i , S 8. Fiorus . i , S ^ , donne le règne de Tarquin l*âncieii comme l'époque de 4eur adoption, et Mâcrobe, Satam, I , c. Vl , le règne de Tuilus Hostillus. Mais elle avolt eu lieu dès les premiers règnes.

Du chef miliujrc Quand une guerre se déclaroît, un des douze * Lucumons étoit choisi pour commander l'armée.

On le désigna également par la qualification que les Grecs donnaient au chef de leurs guerriers (4). Cette puissance même, exercée en faveur de tous et pour leur défense , lui assuroit nécessairement le premier rang dans la fédération générale, et quand il la présidoit ou qu'il marchoit pour défendre ses concitoyens , les haches des douze magistrats étoîent portées devant lui ( 5 ) , sans qu'on puisse dire cependant , comme on l'a ^t (6) , que, dans ces circonstances, les douze états se trouvassent sous la domination d'un seul. Une juste prépondérance étoit accordée pour tout ce qui appartenoit aux mesures guerrières et même politiques, pour tout ce qui appartenoit à Passociation entière, mais chaque cité devoit conserver ses formes et son autorité accoutumée pour l'administration intérieure, pour celle de la justice en particulier; toujours, cette double qualité, ce double pouvoir, fût un de ceux qui lui appartinrent exclusivement. C'est par elle qu'étoient

(4) yptr les Qiiist. romaiius de Piutarque, pag. 175. ()) Diod. v, S 40. StraboD, v, pa^. 210. Denys d'Halkani. 111, SS 6i et 84; vin, S 44. Scrvius, £W/(i^, viu, v. 506 et 507. (6) IlisL unh, nngL t. XIV, pag, 119.

toujours choisis ses magistrats ordinaires (7). Au MmgUirautecon.

, • - , . daircs. De la pro-

reste, le Lucumon, en y présidant, avoit autour priété. Son ancien de lui et sous son inspection des magistrats qui le secondoient. Les actions civiles et les crimes com* mis avoient des juges spéciaux. Le temps n'é-. toit plus où , comme Tavoient dit ceux qui supposoient Inexistence de Saturne et sa souveraineté, aucune supériorité ne plaçoit un citoyen audessus d'un autre; aucune propriété n'existoit sans appartenir également et individuellement k tous (8). On avoit vu dans la terre sur laquelle on étoit placé des moyens d'un travail utile et l'espérance d'un prompt succès , et bientôt on avoit reçu du cultivateur même des terres qu'il labouroit , de leurs productions nécessaires et des limites du champ qu'il fécondoit, une ri-^ ches$e due à sa prévoyance , à ses lumières , à sa force, à ses observations sur le présent i)our améliorer l'avenir. Le travail, l'industrie, l'agriculture, avoient aussi créé ou oflfèrt des possessions que les lois favorisèrent , que le père laborieux qui les avoit acquises pouvoit échanger, vendre, transmettre à ses enfkns. Le commerce, la navigation, des relations constantes et étendues avec d'autres

(7) Voir ic deuxième chapitre de Micaii, t. II , pag. j et suiy.

(8) Voir ci-dessus , chap. 1 , pag. 253 et 354.

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