‹ Histoire de la législation (volume 2)Chapitre 30 sur 53 · II · texte numérisé non relu

II

dire (18} qu'accoutumés à la magnificence et i une vie de délices ils n'épargnoient rien de ce qui peut y contribuer, sous le rapport des meubles, des vètemens , des repas ; il applique même h leur conduite ou à leurs actions comme guerriers ce qu'il affirme pour leur séjour habituel dans la cité. L'époque qu'il indique n'est que de trente ans après l'expulsion des rois de Rome. 11 avoit dit dans Je second livre de son ouvrage , et en remontant jusqu'au règne de Romulus : ce Les Sabins portoient dans ce temps -là des ornemens d'or, ne doimant pas moins dans le luxe et la mollesse que les Tyrrhéniens ( » 9). »

Si le faste et l'opulence se montrèrent trop souvent dans les habitudes de la vie domestique ou publique, la décence et les bonnes mœurs, comme on vient de le voir , en repoussant même une honteuse corruption , ne furent pas , pendant long-temps , respectées comme elles auroient dû l'être. Les vers fescennins en sont un des témoignages. Ils étoient devenus d'une licence effrénée. On se vit enfin obligé de les défendre (20}.

(18) Liv.ix. S

(19) Lhr. U. S 38. Voir aussi ce qu'en disent Vlr^e , Éwéiéii, XI ,▼.735 &c. , et Varron , De iing. Lu. vi , pag. 75.

(20) Voir Horace » Ihr. 11 , Épit. 1 , vers 1 45 a suh^.

Malheureusement la religion , que la législation protégeoit cependant , n'étoit pas aussi favorable aux mœurs qu'elle étoit soumise aux lois. Elle avoit bien plus des usages, des formalités, des actions, que des doctrines. Je ne sais même si, en vieillissant , elle n'avoit pas douté quelquefois de la vérité, ou plutôt de l'influence de ce qu'elle ordonnoit ou , • • vouloit consacrer en implorant les dieux : mais pour les consulter, on n'avoit que des oiseaux; et on trembloit devant une menace de la foudre (21).

La plupart des familles romaines étoient tos- ftémomÊdttmcanes d'origine. Elles s'en fkisoient gloire. Les Î^^^JJ^"^ générations remontoient jusqu'au-delà de la fondation de Rome. Elles mettoient même quelque orgueil à élever jusqu'à cette époque et au-delà leur arbre généalogique (22).

(2 1 } Voir ci-dessus , pag. 294 et suiv,

(22) Voir Laszi , trokièmc partie , chapitre pag. 6 et 7 du tome II ; il y cite ce vers de Perse :

Swnmate quod Tusco ramum millésimé ducis ;

et le commentaire de Casaubon sur ce passage. Il cite également Florus sur ce que la Toscane avoit fourni à !a population de Rome et sur les noms communs aux deux peuples, p. 57 et suiv.

^oS HISTOIRE DE LA LEGISLATION.

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