‹ Histoire de la législation (volume 3)Chapitre 20 sur 62 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Magistrats. AJministratiûn intérieure. Aifministraàan Je ta Justice. Luis civiles et criminelles.

IjA suprématie du gouvernement étoit oonfiée du premier midans les douze cités à un chefdésigné par ie titre de n^Lxn ^^'f>l \^\ Lucumon (i). C'est dans leur réunion fédérative ~"'*oh. d. .e. mqu'on le cboisîssoit (3). Tous (es témoignages de considération et de respect qu'on peut donner aux premiers magistrats d'un pays , les Lucumons ies reçurent. Ces licteurs » ces haches , ces faisceaux , ces robes prétextes » ces tuniques brodées , ces chaises curuies, que nous trouvons ensuite dans llnstotre des Romains » les Romains les avoient trouvés chez les Étrusques comme insignes de leurs magistrats y et ils en avoient adopté l'usage (3).

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( I ) Voir d-dcttus , pog. 161.

(1) Postel n^hésitc pas à dire , Etrur. origitus, pag. 1 3 1 ,que ce fut à cause des douze génies du cief que t:c nombre fut adopté.

(3) Strabon, v»pag. iiojSiiius Italicus. via, v.484, et Pilne, II, S 48; IX, S 39. 1 Wr Denys d^Halicarn. m, $$ 6\ et 84 ; Thfi-Lhre» 1 » S 8. Fiorus . 1 , $ y , donne ie règne de Tarquln Tanden comme Tépoque deieur adoption, et Macrobe, Saimm. I, c. vi , le règne de Tullus HostHIus. Mab elle avoh eu lieu dès les premiers règnes.

ic Quand une guerre se déclaroit, un des douze Lucumons étoit choisi pour commander l'armée. On le désigna également par la qualîficatiot\ que les Grecs donnaient au chef de leurs guerriers (4) • Cette puissance même, exercée en faveur de tous et pour leur défense , lui assuroit nécessairement le premier rang dans la fédération générale, et quand il la présidoit ou qu'il inarchoit pour défendre ses concitoyens, les haches des douze magistrats étoient portées devant lui [ j ) , sans qu'on puisse dire cependant , comme on l'a fait (6) , que, dans ces circonstances, les douze étau se trouvassent sous la domination d'un seul. Une juste prépondérance étoit accordée pour tout ce qui appartenoit aux mesures guerrières et même politiques, pour tout ce qui appartenoit k l'association entière , mais chaque cité devoit conserver ses formes et son. autorité accoutumée pour l'administration intérieure, pour celle de la justice en particulier; toujours, cette double qualité, ce double pouvoir, fût un de ceux qui lui appartinrent exclusivement. C'est par elle qu*étoient

(4) Ki/flet Q««r. n)miiMMdePiutar<|ue, pag. 17J. (t) Dtod. V, S 40. Straban , v, pug. 110, Dcnj'i d'Holicurn. Il ,SS ^1 « 84i Vlll,544>ScrTlu}, A'a/i^, vill.v. }oiJe(;D7.

(«) ///«, uitip. Mgl. t. XrV, pa(!. 119.

LiCtSU DES ÉTRUSQUES^ CH« II. 169

toujours choisis ses magistrats ordhmires (7)* Au M*«^««ni

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reste « le Lucumon» en y présidant « a voit autour |^,<«. s«m ân^tn de lui et sous son inspection des inamstrats qui le *'*^' /** rw«^«« secondoient» Les actions civiles et les crimes corn* mis avotent des )uges spéciaux» Le temps n'étoit plus oii« comme Tavoient dit ceux qui supposoiem Pexistencede Saturne et sa souveraineté « aucune supériorité ne plaçoit un citoyen audessus d*un autre; aucune propriété n>xi$toit sans appartenir également et individuellement k tous (8). On avoit vu dans la terre sur laquelle on étoit placé des moyens d'un travail udie et Pespérance d'un pn^mpt succès ^ et hientt[\t on avoit reçu du cultivateur même Ae^^ terres qu^il labourott « de leurs productions nécessaires et des limites du champ qu^il fêcondoit» ime richesse due à sa prévoyance ^ à ses lumières , à sa K)rce « à ses observations sur le présent pour améliorer Pavenir. Le travail» l'industrie « Pagricuiture» avoieiit aussi créé ou offert des possessions que les lois favorisèrent « que le père laborieux qui les avoit acquises pouvoit échanger, veiKlre» transmettre à ses eniàns. Le commerce > la navigation , des relations constantes et étendues avec d'autres

,7) I Wr le dcuiièinc clviphr« de Mktil» t» It » (Mg« 5 h ttrit*. (8) I Wr ci«<le»us » chttp» I > pig« a ( j et t ^4.

peuples au-delà des rivages même d^Icalie , ajou* tèrent leurs soins et leurs fruits aux bienftits du labourage (p). Les domaines s^étoient successivement multipliés au point qae des fortunes considérables préparoient les moyens de parvenir à ime aristocratie et même de la conserver. Aussi la voyons -nous présider au gouvernement de Tétat (10).

ctnntte» de u La propriété reçut dès lors toutes les garanties lllurtll"'^^* ' qu'elle peut obtenir. C'est par les Toscans que le

dieu Terme avoit été créé (11); c'est par eux qu'avoientété prises d'abord et enseignées à d'autres peuples tant de mesures salutaires pour les limites des champs , de toutes les propriétés en gé^ néraL Les Romains même encore barbares fiirent tellement persuadés que l'assurance des possessions individuelles est une des bases de ia société civile que ce dieu fut un des premiers qu'ils honorèrent; et ce respect en général parut si important à plusieurs des législateurs de l'antiquité, qu'après avoir entouré les propriétés de bornes tutélaires, ih voulurent encore que ces bornes fussent sacrées. C'est inspiré par les Étrusques que Numa avoit

(9) yoir ci*après notre cbap. VIL ( I o) yoir ci-dessus , chap, 1 , pag. 2^9 etsut'u, (il) Voir Varron, De Ung, lat/nû, \iv, IV, pag, (} et to; De re rutticù , Il , pag. 4 et suiv.

LiGISL. DES éTRUSQUBS. CH« IL ^7!

déchue cdiii qui en reculerait une , sacrilège , en* nemi des dBeux ( 1 1)« Une Aie annuelle 6ii établie par lut pour le dieu Terme, quand il eut «dopté encore cette institution ( i ))*

Quant à la propriété et aux droiu des pères De u r^n^^ sur le domaine tfes enâuns , les Romains purent le ''***''^^ devoir aux Étrusques; mab je ne vois pasqu% en aient reçu cette terrible autorité paternelle qui s'étendoit sur la vie même. Les Romains durent être i^us durs , plus absolus ; cVst les armes à la nwin qu'Hs s*étab!irent, s^agrandirent et subpiguè» rent des rivaux ou des ennemis vaincus : tfes goAts commerciaux , et les associations comme les rapporta qui en naissent » avoient donné nécessaire* ment aux Etrusques d^autres travaux , dVutres dé* sdrs , d*autres mœurs.

Le cas où un enfant naltroit après la mort de son i««4taMi»i4iii^4« père avoît été prévu et réglé par la législation ( 1 4)» T u*!Irti|{k!r^^

Le caractère des lots sur le mariage laisse peu ^<^*^*^^^^ de doutes sur son indissolubilités Consacré par eUes, il Tétoit encore par la religion. Llnterven-

(i a) Plut JltJi NffMA, S aS* Denyx dUAlîcâfu, I , J aç; « .

(i^) Plut. MfifN^ma,

(14) Fa^The-Uve, l, s H> SdKMx^^JwispniJiiitkAMjt Juitinl^n^ , Ib. Il , rit. ni ; Bynker^h. 11 , c, xil, Hht, de U jurli* pnKknrc romaine, th. i,c. 11, |Mg, «^t.

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