LEGISL. DE ÉTRUSQUES. CH. IV
Malheureusement la religion , que la législation protégeoit cependant , n'étoit pas aussi ^vorable aux moeurs qu'elle éroit soumise aux lois. Elle avoit bien plus des usages, des formalités, des actions, que des doctrines. Je ne sais même si, en vieillissant , elle n'avoit pas douté quelquefois de la vérité, ou plutôt de Tinfluence de ce qu'elle ordonnoit ou . vouloit consacrer en implorant les dieux : mais pour les consulter, on n'avoit que des oiseaux ; et on trembloit devant une menace de la foudre (^i ).
La plupart des familles romaines étoient tos- Prétentions de (•-
«• • • i^fft > /***^f* T millet romaines À
canes aorigine. Elles s en raisoient gloire. Les ^^ j.^^,^., générations remontoient jusqu'au-delà de la fbn- «•"«• dation de Rome. Elles mettoient même quelque orgueil à élever jusqu'à cette époque et au-delà leur arbre généalogique (22).
me tos-
{% I ] yoir ci- dessus , pog. 294 et sttiv.
( s a) Voir Lanzi , troisième partie , chapitre }^, pag. 6 et 7 du tome II ; il y cite ce vers de Perse :
Stemmaa quùd Tusco ramum miOesimè ducis ;
et le commentaire de Casaubon sur ce passage. II cite égatemenc Florus sur ce que ia Toscane avoit fourni à !a population de Rome et sur tes noms communs aux deux peuples, p. ^7 et suw.
3o8 HISTOIRE DE LA LÉGISLATION.