‹ Histoire de la législation (volume 3)Chapitre 33 sur 62 · LÉGISL. DES ÉTRUSQUES. CH. V · texte numérisé non relu

LÉGISL. DES ÉTRUSQUES. CH. V

et d*argent| les douze vriles dont secomposoit la fédération se réunirent pour délibérer sur I*état de la patrie , et ie résultat de leur délibération fut d'offrir à Servius l'ullius le renouvellement de Tancien traité , aux mêmes conditions que Tarquin leur avoit accordées. Servius TuIIrus y consentit pour neuf des cités , après avoir témoigné à toutes qu'elles mériteroient de rigoureux traitemens pour leur ftlonie et le mépris fait des dieux en violant un traité dont ils furent les témoins, les Romains ayant assez de clémence pour leur pardonner quand elles témoignotent leur repentir avec toutes les marques de supplians. La |)aix leur fut donc accordée, sans exiger aucun dédomibigement et en leur conservant leurs propriétés et leurs lois. Les trois autres cités furent moins heureuses, Véies, Gère et Tarquinie. C'étoient elles qui avoient commencé la révolte et entraîné les autres par leur exemple; pour les punir, Servius Tuiiius leur ôta une partie de leurs terres, qu'il distribua aussitôt à ceux qu'on avoit nouvellement reçus au nombre des citoyens romains (34-)«£U^s avoient refusé de conserver cette alliance, sous le prétexte que Servius Tullius n'étoit pas d'une naissance illustre. Cet homme, trop ol)scur pour

(34) Henys d'Halic. iv, S 17.

être leur allié , avoi.t été trois fois leur vainqueur.

Restitution de- Quaiid le successeur de ce prince eut été chassé

•ennsdeibiengprit àe RoiTie, il trouva encore en Étrurie des alliés

.«r de. Étrusque.; préts à ic défendre. Porsenna, roi dc Clusium (gj),

traite conclu ; con- ' \ -^ / / ^

ditiontet ouj^et de n'est pas le moins célèbre , et ne fut pas fe moins

ce tf&itff

dévoué ; mais peu sûr de la victoire ^ au milieu de toutes les agitations et de toute la confiance que le nouveau gouvernement inspiroit, il se borna à demander qu'on rendit à Tarquin ses biens et ceux que Tarquin l'Ancien lui avoit transmis; et dans le cas où on ne pourroit les rendre en nature, qu'on en restituât la valeur de la manière que les Roiiiains préféreroient, soit en la prenant sur le trésor public, soit en la réclamant des possesseurs actuels de ces biens. Porsenna rédamoit d'ailleurs pour lui-même les sept bourgs ( ; 6 ) , et il demanda pour garantie du traité ou assurance de la foi don* née, des otages choisis parmi les ^milles les plus illustres. La paix fut acceptée; un décret du sénat accorda tout. Le peuple se montra peu favorable

(35) Deaufort, pagezo de son discours préliminaire, reproche à Denys d^Halicarnasse de l*appeler roi des Étrusques. Le reproche n*est pas fondé ; c'est de Clufium qu*it l'appelle roi. H fait un reproche semblable à quelques historiens Jatioi ; mais n est-ce pas plutôt roi en Ëtrurie , un des rois étrusques, qu'ils veulent exprimer î

(36) Voir ci -après, pag. 323 et 324; PItttarque, Vu dt Publicola, $S )\ ft suiv.

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aux restitutions exigées; et cependant il fit prier Porsenna de prononcer lui-inéme , relativement à. ces restitutions , en arbitre judicieux et équitable , sans rien donner ni à la faveur ni à la haine. Les otages furent envoyés , et les consuls de la république furent des premiers à donner ieurs enfans pour gages du traité (37). Barbeyrac , qui a publié cet acte dans son recueil historique et chronologique ( 38) , fait observer qu'une autre condition fut imposée , condition dont aucun auteur de l'histoire romaine ne parle, et que Pline seul rapporte (39) ; c'est que les instrumens de fer ne serviroient plus désormais que pour l'agriculture (4o),

()7) Dcny« d'Halfc v, SS }o et )i. Plut. rt/V.

(38) Pagcf 79 et 80, Y voir aiusl , pag. 14 et suiv, , les traité» précédent.

()9) In fadtH, dlt-il , if uod populo rçmano dedU Porstnna , nominatim compnhensum inpcnimm, ne Jlrro , niù ht agrkuliurfï , uiemur, Hiit nat. xxxiv, S i4*

(40) Et même qu'ils nVcrIrolcnt pns avec des pofnçoni de fer, ajoute Barbey^rac d*après Pline.

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