‹ Histoire de la législation (volume 3)Chapitre 38 sur 62 · ai · texte numérisé non relu

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les organes et les interprètes de la volonté des

dieux (tz).

I^sarts s'associèrent à la religion. Ils ajoutèrent aux moyens d'offrir au culte public ce qui pouvoit en accroître la magni^cence extérieure et la noble splendeur* D'autres sentimens encore , la reconnoissance des cités, la tendresse des familles, une gloire méritée, des succès obtenus, firent élerer des statues.

Diodore veut (13) que les Étrusques aient imaginé ies premiers de construire des portiques au devant de leurs maisons pour éloigner le bruit que font d'ordinaire le peuple qui passe , les esclaves et les- autres serviteurs du maître* Des arts plus difficiles et plus in^osans y furent cultivés avec un grmd succès : la poésie et la musique , la peinture et ia sculpture sont de ce tiombre ( r 4)* La rdfgion

(f t) OéîfAent six enfans de chacune 6e$ douze cités , et non «Il 9€a\, comme le dftBeaufort, t.1, pag« 13. D'atttres même portent ce nombre à dix. \a\. Mut, l,c.h

(i 3) Lir. y, S 40» y<oir aussi Varron , De Uuguâ latinâ, iv, pag. 3 38, et les Origines de Caton , dans Festus, au root Atrium.

(14) On peut voir sur ces ans chez les Étms^es, les Origina de Caton encore ; Pline , VII , S |<$ ; Siliui lulicos, il . ▼• 19; IV, ▼« \6j', V, ▼. 11; X, T. 488; Buooarotti^ pag. 167 enuh.f Dempster, ui , c. lx, lxx et Lxxx ;V, c. xix ; Gori, t. n, taUe LXXX VI de la ciasK iv, pag. 385 «r $m,f Niébnhr, 1. 1, pag. 193 et 194*

LiGISL. DES ÉTRUSQUES. CH. Vil. 339

encore les tvoit souvent consacrés* Elle ne fut pas seule toutefois à les inspirer. Pline dit (15) qu*avant le temple de Cérèsi au grand cirque de Rome, tous les ouvrages d'art y étoient toscans ( 1 6 ) • Il dit encore que Volsinie seule avoit deux mille de ces statues , et qu'elles en firent entreprendre le siège. Plusieurs d'entre elles étoient consacrées à des divinités; les autres étoient un témoignage des autres sentimens que nous venons d'exprimer, quelquefois aussi peut-être d'une amidé sans caractère ou d'une vaine adulation. Tarquin l'ancien contribua beaucoup à cet embellissement; Démarate son père et lui profitèrent à cet égard » l'un du grand nombre d'artistes habiles qu'il avoit amenés de Corinthe , l'autre de l'avantage de régner à Rome (17).

Nous avons dit que les Toscans furent en Italie les fondateurs âa les instituteurs des arts (i8)» Plusieurs découvertes ajoutèrent à leur gloire.

(ij) Hisi,»ai.xxVtS ta*

(16) Lfv, xxxtv» S 7. Il parle encore dei statuei totcanei à Rome, ybir Gorï ,%. Il , table Lxxxvt de ia dasteiv» pag. ^85 it tuh» , et LantI » t. )1 1 pag. 171 et tuh,

(17) Strab. V» pag. aao. Voir sur cei diftreiis arti le chapitre XxtU de MIcall , t. II » pag. t ; 1 ei iiriV. c. xxvt , et pag. 106 et suh, même tome. Dans les premiers sticles de Rome» les ouvriers (|u*oii y fabolt venir étoient presque tous des Toscaot.

( 1 8) Voir cl-deisus , pag. ) )4.

Parmi ceux qui vinrent habiter leur pays , ii en est qui , arrivant de Grèce , leur apportèrent des lumières utiles (19). Tout ce que TÉtrurie possédoit avant l'existence de Rome caractérise la civilisation depuis plusieurs siècles, tout ce qu'elle pouvoit au moins produire, étendre. et conser-. ver, dans l'état où se trou voit alors le reste de l'Europe (20].

Les encouragemens et la protection que les arts dévoient recevoir ne furent pas seulement l'effet des mœurs ; ils avoient été permis et recommandé» par la loi (21). Les arts s'associèrent aux événemens publics et politiques, aux sentimens que pouvoient inspirer ia naissance d'un fiis , Punion conjugale, la mort de ceux qu'on cfaérissoit (22).

(19) On a même supposé qu'ils en reçurent d*Égypte. Voir ci-aprcs, pg. 347.

(xo) Voir l'ouvrage du prince Canino sur ies vases étrusques , pag. 14 a suiv. Voir aussi Lanzi, t. II, pag. ^6\ et suiv,, et ies Ohtrvations de Niébuhr, 1. 1 de la traduction , pag. 1 89 et sut»,

(a I ) Voir Tite-Llve , VU , S a i i Strab, V, pag. 2 20 ; Athén. XII, S 3 ; Macrobe^ Sot, I , c. ix, v. 525 ; les liv. xxxix et suivans de Pline; Dempster» i» c. xxil et suiv,; Micoli, u II, pag. 93, c. XXV; Plutarq. sur la Colère, t. II, pag. 460; V Histoire uttit^, angl, t. XIV, pag. 241 .

(22) Sur les chants nuptiaux en particulier, voir Macrobe, Sat, u, c. IV ; la première épître d*Horace; Servius , sur le lll.* livre de V Enéide, y. 4^6 ; et le chap. xxxvii du livre v des Àutiq. rom, publiées d'après Rosin par Dempster.

LÉGisiw. v>rn àrauHQur.s. cii. vu. }4i

Des écoles avoient été fondées en ce pays (23); c'est là surtout que , pendant plusieurs siècles , les enfans des I^omains venoient s'instruire (24 )•

Dans le cinquième siècle encore de Rome, Tite-Live parle du frère d'un consul de la république, élevé chez un des hâtes de son père, dans une des principales villes d'Étrurie , avec la connoissance de leur langue et une instruction étendue (aj). Nous avons parlé de ceux qu'on y envoyoit de chaque cité pour étudier l'art de la divination , pour se former dans la science des augVLve» {z6 ). Quelques écrivains mêmes s^y étoient fait connoitre , avant la construction de la ville qui devoit être la capitale du monde. Varron nomme un poète qui fut l'auteur des premières pièces de théâtre fouées en Étrurie (27). Tite-Live dit que les premiers historiens de Rome étoient Toscans (28).

Une observation qui peut avoir quelque force contre ce que l'on a osé dire, d'après Théo-

(33) TItc-LNc, IX, S )<$.Mfc. tlip. 99 et i;o;t»ll,p. 18.

(24) Tlto-Llvo et Mfciili , IHd, Nlébuhr aumI , 1. 1, pag. 17}. Koild , Hv. 1 p c, m , pag, 18 f .

{if) Uv. IX f S }<$.

{%(*) y0/rcï-dcM\xit pag* 3)7*

(x7) De lingufl Intin/l» Ilv. iv, page i/5. On c#t même Mé |uic|u*k vouloir faire un Atruique d'Homfrc. Cunrnacrli p. 113.

(18) Ltv. vil , S 1. ypir Suldttft, m mot Tu/>^'itrm. On peut voir ttuoi (e que riItT'rtdu, Ànmilo, l|v. XIV, $ »i.

94^ HISTOIHE DE LA LiGfSLATlOff*

pomp6 (2p) , du désordre mord de% deux sexes , du mépris le plus prononcé contre les moeurs en général 9 contre les devoirs les plus sacrés, contre ce que présentent tous les intérêts f toutes les zfiêctions , est que les noms des épouses se trouvent souvent placés , dans les monumens funéraires qui nous restent» à côté des noms de leurs maris ()o). Cest un témoignage de plus contre les écrivains qui n'ont pas craint de profaner ainsi Iliistofre*

()o) Voir b page joo du cbap* iv.

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