CHAPITRE I
Du premier Gouvernement de la Crète; de ses Rûis ; de Minos en particuRer.
jLàK Crète fiit également célèbre par h naissance et le séjour des premiers dieux du paga* nisme , par sa navigation ^ par ses institutions politiques, par les lois d'un de $e% princes » et les soins accordés par l'autre k l'administration de la justice.
Des traditions y fàisoient naître Saturne et Jupiter; elles en (àisoient les premiers rois du
pays- Quelques écrivains parlent des institutions
qu'on leur attribuoit. Minos étoit regardé comme le fils du second de ces dieux ; il devint le législateur des Cretois.
II est des époques dans l'histoire o\x la vérité s'enveloppe de tradidons populaires que Figno-
rance y a jointes : mais sous ce voile on aperçoit encore un mouvement communiqué à Fesprit humain ; la fable est encore de la vérité. Ce n'est pas le fils de Rhée qui est apparu pour donner des leçons aux hommes : mais celui qui les leur a données est devenu sacré pour eux ; ses bienfaits l'ont placé, dans leur reconnoissance» audessus de la nature humaine.
Les récits des historiens ne commencent qu'oii finissent les narrations des poètes. Les fables même se prolongent dans les premiers temps de Thistoire ; ce n'est que peu à peu qu'elle s'en affranchit ( I ). Celle de Crète nous a conservé quelques faits antérieurs à la civilisation même de ceux qui l'habitèrent (2}. Dès les temps les plus reculés, l'île étoit entièrement occupée par un peuple sauvage ( 3 ) . Une appellation particulière désigna les descendans de ceux qui Favoient d'abord occupée; on les nommoit Etéocrètes ou véritables Cretois (4).
(i) La guerre je Troie est l'époque à laquelle Diodore commence à fixer les temps. L'histoire (TÉphore commençoît a« retour des Héraclides. Voir Diod. préf. S. 5 î IV, S. « .
(1) Voir la note D aux Éciaircissemens.
(3) Hérodote y 1,5. 173. . (4) Dfod.V.SS.^4ct8o.
Des Pélasges vinrent ensuite s'y établir, ainsi que des peuplades qui n'appartenoient point à la Grèce (5).
Les Pélasges avoient été conduits par Teuctame, fils de Dorus, petit- fils d'Hellen, arrièrepetit-fils de Deucalion, suivant une tradition que rapporte Diodore de Sicile (6). Teuctame épousa la fille de Crétès, devint roi, et eut pour successeur Astérius son fils. Astérius s*unità Europe , qu'on supposoit avoir été Famante de Jupiter p et, n'en ayant pas d'enfans , il adopta ceux qu'elle avoit eus de ce dieu, Minos, Rhadamanthe et Sarpédon. Minos gouverna la Crète après la mort d* Astérius.
Eusèbe nomme , pour premiers souverains de nie, Crès, Cydon, Aptéras et Lapés. Un des curetés y gouvernoit, avant que Crès en devînt roi. Selon d'autres , Crès étoit l'aîné de dix fi-ères , qui sont les curetés; le pays reçut de lui le nom qu'il porta (7). Diodore (8j lui fait donner ce nom par une de ses soeurs , appelée Crète elle-même : nie étoit auparavant l'île S Idée (9). Je pourrois rap^
(5) Diod. IV, s. 60; V, s. 80. PWr Strabon, X, pag. 475. (^ IV, S. 60 ; V, S* 78. Voit aussi Apoli. lll , chap. I, SS« 1 et a.
(7) Meursias, Cnta , m » chap. i et il.
(8) III, S* 70. Meursius, ihid. chap. I.
(9) Vdr h fin de la oote D , aux Ëclaircùsemens.
porter d'autres traditions encore » si elles n'étoient pareillement incertaines ( i o) : du moins viennentelles toutes se réunir à un prince appelé Minos » quelque obscurité , quelques contradictions même que présente l'histoire des siècles antérieurs.
Minos régnoit dans le XV.'' siècle avant Tère chrétienne. Quelques écrivains Font appelé fils de l'Océan , c'est-à-dire qu'ils le croyoient étranger et venu par mer en Crète. Homère ne partage pas cette opinion ( 1 1 } , et la sienne est presque universellement adoptée. Les généalogies fabuleuses dont nous avons parlé donnent toutes à Minos la Crète pour patrie. II se montra digne de la gouverner.
Pour assurer davantage le succès des lois qu'il méditoit, Minos les proposa c^mme une inspiration du ciel. Homère et Platon (12] racontent ses
(10} La Crète eut plusieurs historiens, mais à peine a-t-on le souvenir de leurs travaux. Diodore , V, S* 80 , nomme Épiménide ie théologien, Dosiade (mr Pline, iv. S* 12; Solin» chap. XVII ; et Athénée, iv. S- 10; VI, S. 18), Sosicrate (dont Suidas parle, ainsi que Strabon, X, pag. 474)» ^ Laosthénide. Athénée cite ailleurs , Xlll, S, 8 , Échémène. Voir encore Strab. pag. 466, et Meursius , chap. i.
(11) JUaJe, XIII , V. 450. Voir Strab. x, pag. 477. Diodore ne fait pas de tVlinos un étranger , quoique Marsham le dise, p. 25 3 ^ il le fait naître en Crète, IV, $. 60,
(1 1) Odyss. XIX, V. 179. Platon, des Lois, i, tom. U, p. 6a4f
entretiens secrets avec Jupiter. Recueillies par MinoSy les réponses du dieu devinrent comme autant de lois , comme des lois sacrées. On les grava sur des tables d'airain (13).
La victoire de Minos sur les Athéniens , et le tribut qu'il leur imposa, est une des actions les plus éclatantes de son règne. Ce qu'elle a de. vrai paroît encore à travers les narrations des poètes* Androgée, fib de Minos, avoit vaincu tous les athlètes dans des jeux célébrés à Athènes. Egée, qui y régnoit, en fut d'autant plus jaloux, qu'une étroite amirîé unissoit le jeune prince Cretois aux fils de Pallas, dont le roi craignoit l'ambitieuse rivalité. Une trahison fît périr Androgée (i4)* Minos équipa tine flotte, et vint demander justice du meurtre de son fils : on la lui refusa; il Tobtint par les armes ; un tribut de sept jeunes garçons et de sept jeunes filles fut imposé aux Athéniens (15). Le voyage de Thésée en Crète,
tx Minos, pag. 319. Voir Strab. x, pag. 476; xvi, pag. 762; Pausan. Ill, S. a; Diod. V, S- 78; Héradidc de Pont, p. J07; Maxl de Tyr, Dissertât, xxil ; lambiique, l, chap. 5. (1 )) Platon, Alinos, tom. II, pag. 319.
(14) Fo/V Pausan. S.ij,ct Apollodore, m, c. XV, $S. 7 et 8.
(15) Diod.lV, S. ^oet 61. Apollod. lli, chap. XV, S$. 8 et 9. Pausan. I , $. 27. Le tribut étoit annuel suivant Apollodore et Pausanias, septennal suivant Diodore, de neuf en neuf ans suivant Plutarquc, T'^^S/V, S. 18.
Famour d'Ariane , le labyrinthe de Cnosse, la mort du Minotaure , offrent des narrations trop connues pour être rappelées » trop étrangères d'ailleurs k Fobjet de cet ouvrage.
Minos étoit déjà le dominateur des mers. Nous verrons , dans un des chapitres suivans {i6]j tout ce qu'il fit pour les progrès de la navigation et du commerce maritime»
Les écrivains grecs rappellent un horrible tyran (17). On conçoit qu'ils fussent peu justes envers un prince qui avoit soumis une de leurs nations au plus humiliant des tributs. Les impré*. cations se renouveloient souvent contre Minos sur les théâtres d'Athènes (18} : quelques poètes sur-tout ont aisément écouté une indignation plus âvorable à leur talent; la vérité historique n'étoit pas un devoir pour eux. Homère cependant , le grand Homère, donne les plus hauts éloges à Minos (19); Strabon n'ose approuver les accusateurs de ce roi (20). Les pubiicistes ies plus illustres, Platon et Aristote, ont constamment
(1 6] Voir ci-après, chap. vu , pag. 158^/ suiy,
(17) Strab. X, pag. 476. Philostr. Vkd'ApolL III, chap. 7 Voir aussi le Minos de Platon , pag. 3 1 8.
( 1 8) Platon , ibid. Pluurq. Thésée, %.\Z. ( 1 9) Odvssée , XI , V. 5 ^7 et suiy,
(ao) Uv. X, pag, 477,
LiGISLATION DES CRitOIS. CH. I. 69
célébré, quoique Grecs, les institutions données par Minos [2,1) : ils aimoient la Grèce , mais ils aimoient encore plus la vérité. Et ce furent les poètes eux-mêmes qui le proclamèrent juge, aux enfers, des actions des hommes ; ils mirent dans sei mains un sceptre d'or et Fume terrible : Jupiter avoit trouvé Minos digne par sa sagesse de cette imposante fonction (22).
Les traditions historiques ne sont pas moins favorables k la gloire de ce prince , que les traditions febuleuses« Strabon et Diodore (23) lui attribuent fa division de la Crète en trois pardes dans chacune desquelles ii bâtit une cité considérable. Les peuplades dont file se composoit auparavant ne fbrmoient pas , dit-on , une association commune; les autochthones et les étrangers , Pélasges ou autres , y étoîent réunis sans s'y être confondus ; chacune de ces peTipIades avoit conservé ses usages et ses mœurs : un lien entre elles fut formé par Minos. La royauté, dans cette opinion , du moins une royauté universelle , n'auroit commencé que sous la domination de ce prince; et dans le fait , de quelque roi qu'on parle
(» i) Plat. Lois , 1 , pag. 6i/^etsuiu. ; Arist. Politiq, II, chap. X.
(il) 0/iyss. ibid. Erteid, VI, v. 43 1 et suiu,
(2 j) Strab. X, pag. 476. Diod. V, SS- 78 et 8o.
avant lui , on fe proclame véritablement le premier monarque des Cretois, en le déclarant le fils et Torgane des dieux, Finstituteur du gouvernement et des lois.
Minos périt, loin de ses états, en Sidie, d'une mort violente , chez un prince qui lui avoit pourtant offert l'hospitalité (24.). Une des tragédies de Sophocle eut pour sujet le trépas de ce grand homme (25). Ses soldats lui érigèrent un tombeau dans le lieu où il avoit perdu la vie. Ce tombeau fut ensuite démoli , et Ton rendit aux Crétojs les ossemens de Minos {2.6).
Si i*on en croit Diodore (27) , Minos , dont les états s'étoient accrus par des conquêtes maritimes , avoit d'abord voulu en partager le gouver* nement avec Rhadamanthe son frère. Craignant ensuite les effets de ce pouvoir même qu'il lui avoit si indiscrètement confié, il Fenvoya sur les côtes d'Asie , à Fextrémité de son empire. Rhadamanthe survécut à Minos , mais il ne lui succéda pas. Diodore veut pourtant que ce prince ait disposé de quelques îles et de quelques cités
(24) HcroA VII , S. 170. Diod. iv, S- 79. (a j) Clém. d*Alex. Stromates', vi, pag. j\6, (16) Diod. de Sicile, iv, S. 79.
(27) v, S* ^4* Strabon suppose un Rhadamanthe antérieur à Minos, et lui attribue ia civilisation de la Crète, pag. 476.
LÉGISLATION DES CRiTOIS. CH. I. 71
en faveur d'un de ses fils , et des principaux offi^ ciers de son armée (28).
Le successeur de Minos est même assez mal connu; on nomme généralement Lycaste, dont on fait naître un second Minos et ensuite Deu* caKon (29) ; d'autres font au contraire de Deucalion le fils aîné de Minos et son successeur immédiat (30).
S'il a existé un second roi du même nom ^ n'est-ce pas lui qui fut véritablement le législateur des Cretois l Marsham , RoIIin , Banier , Goguet, Larcher, sont de cette opinion (3i). Un autre savant distingué , M. le baron de Sainte-Croix , est loin de s'y soumettre; il combat avec force Fexistence de deux rois du nom de Minos (32). Parmi ies écrivains de l'antiquité, Diodore seul en parle, et encore n'est-il pas toujours bien d'accord avec lui-même (53). Homère , Hésiode , Platon , Arîstoie , Hérodote , Thucydide ,
(18) Lîv. v, s. 79.
(29) yoirDioé. IV, S. ^o.
(50) Jliaffe, XIII , V. 45 1 .
{ } I j Marsh, pag. 25^ et 2 90 ; Roliin , fihi, étnc. IV, pag. 494 ; Banier, Mém, de V Acad. t. III, p. 45 '/ i»/V. Goguet , III, p. 61 ; IV, 2^9, Larcher, Trad, d* Hérodote , tom. VI, p. 573. Voir aussi Prideaux , Marhr, d'Oxf. part. Il , pag. 27, 28 et 181.
(32) Me'm, sur la législat, de Crète , pag. m et suiv,
(33) Comparer le $. 63 du Hv. IV et le S- 78 du liv. v.
71 HISTOIRE DE LA l£GISLATIOK.
Strabon , Plutarque , ÂpoIIodore , n'en admeitenC qu'un seul.
Quoi qu'il en soit , Deucalion régnoit dans le XI v/ siècle avant l'ère chrétienne ; Idoménée , son petit-fils suivant les uns , son arrière-petit-fils sus* vant les autres , étoit sur le trône au moment où éclata la guerre des Grecs et des Troyens.
Avant de partir pour cette guerre 9 Idoménée voulut régler comment la Crète seroit gouvernée pendant son absence ; il nomma Leucos» son fils adoptif. Leucos assassina la femme et la fille de son bienfiiiteur ( 34} ; et quand Idoménée revint dans ses états , menacé de la mort , il n'osa s'y montrer , et s'éloigna des rivages long-temps témoins de sa puissance. D'autres écrivains , car la vérité se dérobe ici une fois de plus à nos recherches ^ substituent à l'usurpation de Leucos une insurrection générale pendant l'absence d'idoménée, et l'abolition de la royauté (35); d^autres attribuent la révolte des peuples à la superstition barbare de ce prince, faisant luimême périr son fils y comme une victime promise
(34) Le schoiiaste de Lycophron dit au contraire quldoinénée vainquit Leucos et lui fit arracher les yeux. Voir Meursius, m, chap. iv, vers fa fin.
(3;) Sainte-Croix, pag. 350. Aristote, PolUiq, II, chap. x p. 33i, parle d*UDe abolition de la royauté.
LiGIStATION DES CR£toIS. CH. I. Jj
aux dieux (36). Ceux qui prétendent qu*Idomenée ne put rester en Crète, le transportent en Italie, où il fonda la colonie deSalente (37). £h perdant le trône, la Emilie de Minos conserva du moins parmi les Cretois toute la considération que pouvoit obtenir , sous un gouvernement si diffèrent, le souvenir des bien&its «Tun grand roi et d'un législateur illustre.
On a écrit (38) que Minos avoit eu lui-même la pensée de substituer au gouvernement monarchique un gouvernement populaire (39). Ceux qui le disent n'avoient pas médité sur le caractère et les insdtutions de ce grand homme. Un conquérant a peu ce désir ; tous ses penchans Tentraînent vers le despotisme. Mais d'ailleurs Minos venoitde fonder ou d'affermir en Crète la royauté ; il avoit fait de file entière un seul état ; il avoit agi et parlé comme Torgane des dieux : qui auroit pu lui donner cette volonté ! comment l'auroît-il
( j6) Voir fa note de Servius sur VEnéUe, ni , v. 1 2 1 .
{^y) Servius , ibid. Voir aussi les v. 400 et 401.
(38) Voir Rollin, tom. IV, pag. 486, et de Real, qui ne fait que copier Roliin, tom. I.", pag. 197. Voir aussi Giilies, Hbt. de la Grèce, tom. I.*', pag. 1 63 , et KH'ist. des hommes, tom. XV, pag. 1 37 ff suhf, Ubbo Emmius i*avoit dit plus d*un siècle avant ^ tom. III, pag. 178.
(39} Êphore, sur Tautorité duquel on s*appuie, ne dit pas ipie ic législateur dont il parle fût Minos.
74 HISTOIRE DE LA LiciSLATION.
conciliée avec les besoins d'un peuple qu*il venok de tirer de la barbarie , et k qui il avoit ouvert les premières communications avec les nations voisines ! II fadoit plusieurs rois oppresseurs et indignes du trône (4o) , pour faire naître le desar d'un autre gouvernement. L'abandon qu'Idoménée fit de ses sujets , dix ans passés dans les régions étrangères pour servir la haine d'un peuple contre Fautre, sa conduite méprisable envers les Grecs (40» Tassassinat de son fils , ou Finsolente tyrannie du prince chargé du pouvoir pendant sa longue absence, sont des motift plus vrai^semblabies , en réfléchissant sur-tout à ce caractère inquiet qu'ont si ordinairement les insulaires» caractère que les Cretois montrèrent encore pendant tant de siècles après Fabolition de la royauté.
Avant de terminer ce chapitre , recueillons quelques faits politiques jetés au milieu de Fhis« toire , où on les aperçoit à peine , et dont la réunion peut servir à mieux connoître Fétat de la législation concernant les souverains de l'île de Crète , leur famille et la succession au trône.
Astérius devint roi étant encore enfant (42) ;
(40) Oa trouvera ci<après quelques exemples de leur tyrannie crimmelie. Voir les pag. iio et 1 37.
(4 1 ) Voir ci-après, chap. m , pag. 1 04. (4a) Voir Mearsius , Creta , m , chap. u*
Minos n*étoit pas son fifs , mais le fils d'Europe , qu'Astérius avoit épousée.
Une adoption , à défaut d'enfans , le rendit capable de succéder (43)*
Astérius laissa plusieurs fils ; Faîne , Deucalion , le remplaça sur le trône (44) ; Deucalion eut pour successeur Catrée ou Crétée , son
frère (45).
Le fils de ce dernier, Althémène, à qui un oracle avoit prédit qu'il deviendroit Fassassin de son père, s'étant exilé de Crète, son père même, qui n'avoit pas d'autre enfant mâle, dit Diodore de Sicile (46) , n'oublia rien pour Fy ramener, et assurer ainsi un héritier à la couronne. Le soin que prend l'historien de rappeler à quel sexe appartenoit Fenfant dont Catrée vouloit obtenir le retour , doit encore faire présumer que le sceptre ne pouvoit être abandonné aux mains d'une femme.
Un second fait , rapporté par Dîciys de Crète (4/) f peut même convertir en certitude
(43) Diocl.iv, s. éo.
(44) Diod. IV, s. 62.
(45) Voir Meurs. Ill , chap. m.
(46) Liv.v,S.;9-
(47) Liv. I , in principlo. On a fait de Dîctys le compagnon d'Idoménée à Troie , son secrétaire mcme. yoir Suidas et Eustathe sur V Iliade, pag. ^-^y.
la conjecture que le premier nous avoit fournie; il concerne les dispositions testamentaires dn prince et la distribution de son héritage : le prince laissa son argent et ses troupeaux à ses petits-en* fans du côté des femmes ; la postérité mâle eut le trône ; Idoménée descendoit de Deucalion (48).
(48) Voir la page précédente. Dictys suppose que Mérioa fut aosst appelé au trône ; ce qui eût fait deux rois en même temps. Voir à ce sujet les notes 9 et 10 , pag. 2 6c la Guerre ait Trok, et celle de Jos. Mercier » à la suite de l'ouvrage, pag. a«