LOIS SUR LE COMMERCE ET L INDUSTRIE. — IMPOTS
L'indépendance politique et le renouvellement social furent parmi les Italiens, cause et effet d'accroissement pour l'industrie et de développement pour le commerce. Alors comme aujourd'hui les richesses actives d'un pays étaient la mesure et l'élément de la force publique. L'organisation civile de nos ancêtres fécondait le pays, tandis qu'ailleurs les institutions féodales répandaient la stérilité. Les croisades, qui avaient appauvri la plupart des royaumes de l'Europe, avaient enrichi les républiques italiennes. Les arts inventifs, l'élégance du luxe, l'urbanité du langage marchaient de pair avec les conceptions magnanimes et les entreprises hardies. Tout était mouvement, activité, vie, espérance. Trop heureux nos pères, s'ils avaient compris les intérêts du gouvernement de la patrie, aussi bien
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L'association élail le plus puissant lien, lo plus prompt véhicule de ces enircprises commerciales qui mettaient les marchands à la hauteur des princes. Les plus riches s'associaient à ceux qui l'étaient moins pour asseoir, comme le fait remanjuer un écrivain français ', « leur aristocratie financière sur la démocratie des petits capitaux. »
Le commerce s'étendait et prenait de la vigueur, sous les auspices de la liberté, dans les grandes communes. Nous avons déjà dit avec quels nombreux privilèges on maintenait au dehors la prépondérance des marchands italiens. Mais nous insisterons sur ce point, pour faire remarquer avec un élégant écrivain dans ces matières - que le propre de nos républiques était qu'une grande partie de leur correspondance en Italie et au dehors s'attachait au bon état du commerce.
Plus qu'aucun autre, le gouvernement de Florence se montrait soucieux du commerce de ses citoyens trafiquait sur toutes les côtes de l'Europe, en Asie et en Afrique. Il suffit de parcourir les registres des lettres que ce gouvernement envoyait dans les Etats et aux princes d'ItaUe et étrangers, pour être convaincu que la moitié au moins de ces lettres concernent les intérêts commerciaux des Florentins.
Les trois plus puissantes républiques de l'Italie,
^ M. Troplong dans son introduction au commentaire sur le titre du contrat de société.
'2 M. Canestrini dans son discours sur les relations de Florence avec la Hongrie, inséré. au tom. ÎV des Archives historiques de l'Italie ; Florence 1843.