‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 104 sur 284 · CHAPITRE VIII. — LOIS SUR L'INLUSTRIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. — LOIS SUR L'INLUSTRIE

» chaque galère ait un équipage de 240 hommes, sous » la direction d'un habile subrécargue, qui soit même » eu état d'aider le capitaine, la dépense pour neuf » mois s'élèverait à soixante-dix mille florins . Un florin » vaut deux gros sous de Venise. Pour avoir de bonnes » galères, poursuit Sanuto, Votre Sainteté pourra s'en » procurer une chez les Zaccaria, Génois maîtres de )) l'ile de Chio; l'autre chez Guillaume Sanudo de » Venise, et par la famille Gisi, dans les îles voisines; )) la troisième serait fournie par le patriarche et le » clergé de Constantinople. Les vassaux qui demeurent » dans l'île de Négrépont pourraient être chargés de » fournir ce qui serait nécessaire à leur équipement. » L'ordre des Hospitaliers est en état d'en fournir deux; » la sixième serait fournie par l'archevêque, le clergé » et la noblesse de Candie. Le roi de Chypre, avec » son clergé et ses barons, en fournirait aisément » quatre, etc, » Et de cette manière l'économiste vénitien nous laissait, sans s'en douter, une statistique des forces navales que les diverses m.arines de la Grèce pouvaient facilement réunir sous le pavillon de l'Eglise romaine.

En dernier lieu, nous ferons observer que les intentions du gouvernement vénitien étaient que les sujets de la république s'occupassent exclusivement du commerce maritime, en négligeant le commerce de terre ferme, surtout avec les peuples d'au-delà des monts. Un décret du Sénat de 1475, défendit aux sujets vénitiens d'aller en Allemagne et de faire le commerce avec les Allemands, excepté avec l'entrepôt que cette nation avait à Venise.

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