CHAPITRE VIII. — LOIS SUR L'INDUSTRIE
dans son organisation intérieure et dans sa marche progressive après qu'elle eut perdu son activité, a fourni l'objet de plusieurs recherches et de quelques discussions. Sans nous engager dans des questions de détail nous avons principalement suivi le récit des historiens de la république de Gênes *.
L'existence de la république fut mise en grand péril, lorsque le maréchal Boucicaut, envoyé par le roi de France, malheureusement élu conseiller et protecteur de l'Etat, se conduisait en tyran plutôt qu'en pacificateur.
En 1407, le gouverneur convoqua le conseil des anciens avec l'assistance des commissions des provisions et de la monnaie, et l'on décida de confier à une commission extraordinaire le soin d'aviser aux moyens de décharger la commune de la masse écrasante des charges qui pesaient sur elle.
Les membres de cette commission - eurent pleins pouvoirs de racheter et de libérer les revenus de la commune, de liquider et d'exonérer les placements des achats, de revoir les comptes, de faire entrer les assignations , d'en délivrer les revenus , de réformer les
* Voy. sur ces questions : Discorso del marchese Gerolamo Serra iotorno aile compère di S. Giorgio, inséré dans le 4^ volume de ?on histoire de Gênes. Safjgio sopra la bancadi S. Giorgio, par le comte Louis Corvetto.
Lobero : Memorie sulla banca di S. Giorgio.
Cuneo : Memorie sopra l'antico debito publico mutui, compère, e bancadi S. Giorgio. Rivista ligure, juillet 184.3, etc.
^ Ces citoyens, dont les noms doivent être vénérés tant que les vertus civiques seront honorées, furent George et Jean Lomellini, Frédéric de Promontorio, Barthélémy dePagana, Raphaël Vivaldi, Antoine Gmstiniani, Lucien Spinola et Lazare Tarigo.
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rèf^lcmenls (ît les privil<-^(;s , o( (1<; r.iii-o toutes les réfiuclions ou [)laccments (ju'ils auraienl jugés nécessaires ou utiles, selon leur conscience, sans l'orrnalités administratives, et autant que possible, sans nuire à personne '.
Cette commission, qui prit le titre de vénérahU nfficd des Jndt scUpieurs experts char y es de C amortissement des achats ^^, conduisit à bon terme cette œuvre difficile et périlleuse.
Elle fit appeler et entendit les actionnaires et les intéressés, et en peu de temps elle liquida et supprima les vieilles acquisitions, en payant à ceux qui l'exigeaient, 100 livres par coupon de placement et l'intérêt à raison de sept livres par an.
De tous les emprunts (compère) qui restèrent on en institua un seul fonds consolidé sous l'invocation de Saint-George , on lui attribua une quantité de revenus des gabelles suffisants pour payer les intérêts et les frais d'administration; pour renouveler les reliquats de rachat {code di redenzione), institution ingénieuse dont nous parlerons par la suite, et pour mettre en réserve un fonds de caisse déclaré inviolable.
Le revenu annuel à payer aux créanciers fut taxé à 7 0/q. On déclara insaisissables les placements de Saint-George, sauf pour les cas prévus et spécifiés de constitution de dot, de paiement de legs et de succession.
Sans entrer dans les détails des règlements par les-
1 Cuneo, L. C. p. 77.
^ Venerando uficio degli otto prudenti signori incaricati deW esdebitazione délie compère.