‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 140 sur 284 · II. i · texte numérisé non relu

II. i

auraicnl pu tomber les iiKjuisileurs; on défendait à ceux-ci d'abuser de la permission de porter des armes, et d'extorquer de l'argent par des moyens illicites '.

Au xivc siècle, l'inquisition se relàcba de sa rigueur. A Venise on laissa tomber en désuétude l'usage d'imposer au podestat le serment d'exterminer les hérétiques. A Florence il fut défendu à l'inquisition d'avoir des prisons particulières, et de s'immiscer dans la connaissance des affaires temporelles -,

Dans les procès contre les hérétiques, on comprenait ceux dirigés contre les sorciers. On croyait communément que la secte des sorciers datait, dans ces contrées, du xiiie siècle environ, et comme on soutenait que l'exercice des arts diaboliques était une chose positive, on distinguait l'usage récent de l'ancien, lequel , selon la doctrine consignée dans le canon douzième , cause vingt-sixième, question cinquième du décret de Gratien, était réputé fantastique ^

Par de justes considérations de prudence et d'autorité, la plupart du temps, on exigeait des gouvernements civils, que des docteurs laïques assistassent à ces procès contre les sorciers *.

Pour ceux qui recherchent certaines délicatesses mo- (-

1 Cap. Il, lib. II, tit. III, Clementin.

2 Voy. chap. v Je ce livre.

^ Bernardin de Como dans son traité intitulé : Lucerna inquisitorum hœreticœ prauitatis, inséré dans le tom. XI, partie 2 du recueil Tractatus illustr., Venise \b^i, dit que la secte des sorciers n'existait pas « tempore quo compilatum fuit decretum per dominum Gratia- » num... prsedicta autem strigiarum secta pullulare cœpit lantum » modo a centum quinquaginta annis citra, ut apparet ex processibus » inquisitorum, qui sunt in archiviis inquisitionis nostre Comensis. »

'* Ponzinibio, dans le traité De Lamiis, inséré dans le vol. Tractatus illustr.

Page 1