‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 157 sur 284 · LE CONCILE DE TRENTE. — LES PAPES · texte numérisé non relu

LE CONCILE DE TRENTE. — LES PAPES

Le concile de Trente marque une époque mémorable dans les annales de la législation ecclésiastique du monde catholique. S'il ne mit pas fin aux agitations qui dans l'ordre des idées travaillaient la société civile, il produisit au moins une longue pause dans le cours de ce mouvement.

Si nous remontons aux causes qui motivèrent la convocation du concile de Constance, nous voyons les doutes se propager, les anxiétés croître. Dans cet ordre d'idées le passé se décompose, un avenir nouveau se prépare.

Les vicissitudes de cette assemblée et celles du concile de Bâle, furent les premiers élans de l'esprit investigateur sur les origines et les limites des pouvoirs suprêmes, les premières secousses qui ébranlèrent le système de l'autorité préétablie, secousses auxquelles

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on n'avait apporlf; (ju'iiii laildo rfirind*; par les ados du concile (le I.alran, réuni sous Jules il et Léon X. Les novateurs, coiunic de coutume, réunissaient leurs eiïorts pour donneur une forte impulsion à leur œuvre; ?ion perdnnt ininimum lemporis mnmnnlvm, écrivait au pape Eugène IV,. Julien, cardinal de Saint-Ange, pendant qu'il était légat en Allemagne. Ceux, au contraire, qui étaient pour l'ancien état de choses, tenaces et lents, s'accommodaient peu de ces réformes d'abus (pie la raison et le temps exigeaient impérieusement.

Les difficultés survenues tant dans les délibérations prises à Constance et à Bàle, que dans l'exécution des décrets qui y avaient été rendus; le développement journalier que prenaient la désunion des esprits, et le scandale des abus, empêchaient que les dissensions auxijuelles on voulait mettre un terme aboutissent à la conciliation ou fussent vaincues par une autorité incontestée. De là les plaintes sans cesse renouvelées, et parmi les remèdes indiqués, revenait toujours l'idée de la convocation d'un autre concile. On suivait aussi en cela la doctrine sanctionnée dans la trente-neuvième session du concile de Constance, qui prescrivait que le pape devait convoquer un concile tous les dix ans. Si cette doctrine eût été mise en pratique, elle eut produit dans l'Eglise un ordre tout à fait nouveau et de graves conséquences.

Bien que les* actes d'un concile œcuménique entrent

dans le nombre des faits qui appartiennent à l'histoire

' générale de la législation, plutôt que dans l'exposition

des faits de la législation d'un pays distinct, nous avons

cru cependant devoir en parler dans notre narration.

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