CHAPITRE XI. — CONCILE DE TRENTE
serait inutile de raconter ici, se trouvent décrites avec précision jusqu'au pontificat d'Alexandre Vil, dans le livre cité du cardinal Deluca *, et donnent un ample aperçu du caractère de semblables institutions dans l'Etat romain.
Conformément aux principes reconnus alors par les gouvernants et les peuples, le souverain, selon les circonstances, réduisait l'intérêt payé par ces Monts. Ainsi par exemple le Mont de la Foi dont nous venons de parler, établi à raison de 10 0/q par Clément VII, fut réduit à 7 1/2 par Paul III, à 6 par Sixte V, et à 5 par Paul V. Innocent XI ordonna une réduction générale de l'intérêt à 4 1/2 0/q qu'Alexandre VII abaissa à 4. Il en résultait que beaucoup de créanciers du Mont^ vu le grand nombre de vexations qui se commettaient, finissaient par ne toucher que 3 O/q par an.
Les Monts dont nous parlons se rapprochaient beaucoup de la nature des rentes constituées , dont on empruntait souvent les règles.
Le caractère de rédimibililé étant admis, il en découlait la justification des réductions qu'on y apportait. C'est pourquoi on tenait pour absolument nécessaire l'offre au créancier du capital déboursé. C'était ainsi qu'on opérait ce que nous appelons aujourd'hui conversion , ou , pour mieux dire , on supprimait un Mont ancien , et l'on en créait un nouveau , à intérêt réduit.
Ce qui paraîtra un peu plus étrange aujourd'hui ,
^ Particulièrement an chap. vi.