‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 174 sur 284 · II · texte numérisé non relu

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^70 i)i; La législation italienne.

c'est qu'on donnait la faculté aux prcrnicres familles de Rome de créer, à leur profit, des Monts, qui proléj^és à leur origine par le crédit de ces familles, suivaient avec le temps les oscillations de leur fortune. On les appelait Monts baroniaiix, et ils étaient institués avec l'autorisation du souverain.

Plut à Dieu qu'on eût pourvu alors à l'arbitraire que ces puissantes familles exerçaient au détriment du public en général, et spécialement de la ville de Rome! Au xviie -siècle, les monuments de l'antique splendeur de Rome sont détruits pour subvenir aux exigences du faste moderne. Qui croirait aujourd'hui, qu'on ait pu concéder à une famille privée, un privilège semblable à celui qui fut, dit-on, accordé à la famille Borgliése ', de pouvoir impunément dévaster les anciens monuments! Qui a parcouru Rome sans avoir la vue blessée par les dévastations des Barberini?

Au xviii^ siècle on comprit mieux le respect dû aux restes d'une civilisation éteinte et d'une puissance qui ne connut pas de rivale; et la munificence des papes s'exerça noblement pour mettre en relief les traces de cette vénérable antiquité.

Du règne de Benoit XIV à l'explosion de la révolution française, il ne survint aucun changement notable dans la législation des Etats de l'Eglise. Clément XIV par son hvQÏ Dominus ac Redemploi\ du 21 juillet 4773, publié au mois d'août suivant, supprima la Compagnie de Jésus; mais cet événement sur lequel on a tant parlé et

' Ranke, Histoire de la papauté, etc., liv. Vlil, num. 80.

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