‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 196 sur 284 · CHAPITRE XII. — TRIBUNAUX ET lURISPRUDENCE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. — TRIBUNAUX ET lURISPRUDENCE

moribond, mais sain d'esprit, suppliait encore le pape, de prendre garde de se laisser resserrer entre quatre murs, de se tenir éloigné de la connaissance des besoins de VEtat et de ses sujets, parce que chez un prince, cela constitue le plus grand des maux. Dans ce cas, la justice 7}! est plus libre, les ministres ne sont plus fidèles ; les peuples ne sont plus gouve^més, mais perdus ; le prince n"* est plus ni aimé, ni respecté.

Nous avons indiqué dans le cours de celte histoire , que Tusage du duel judiciaire n'était pas encore tombé en désuétude au xvi^ siècle. Et cela est démontré par les écrits de ceux qui ont traité de l'art militaire et du duel, ce à quoi se réduisait souvent la guerre. On ne manque pas de faits importants qui attestent la prédominence de cette justice barbare, même à cette époque de civilisation plus avancée. Ainsi entre autres , on pourrait citer le duel entre Ludovic Martelli et Jean Bandini et leurs témoins, lequel eut lieu sous les murs de Florence, pendant fe siège de 1530, et que Bernard Segni décrit avec tant d'éclat dans le IV^ livre de ses Histoires florentines *.

Nous n'irons pas plus loin dans cette matière pour passer aussitôt aux réformes que firent les princes en Italie, dans le cours du xviu^ siècle.

^ Voy. Morbio, histoire des municipes italiens, enrichie de documents inédits, Ferrare, Pavie et Lodi. Appendice second, num. 3, où l'on trouve un cartel de défi avec un sauf conduit pour un duel judiciaire en 1654-55.

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