‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 226 sur 284 · CHAPITRE XIV. — ACTES, QUESTIONS ET DOCTRINES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV. — ACTES, QUESTIONS ET DOCTRINES

la pierre et cacher la main, et les Palleschi les plus importants, lesquels se résignaient à accepter le duc, mais ne voulaient pas le demander. La réforme s'accomplissait entre le pape , ses confidents de Rome et les Florentins Guicciardini, gouverneur de Bologne, et Barthélémy et Valori, président des Romagnes. Cinq des plus renommés parmi les Palleschi ont donné des avis par écrit sur cette matière : ce furent François Vettori, Robert Acciaiuoli, François et Louis Guicciardini et Philippe Strozzi ; les consultations des quatre premiers sont parvenues jusqu'à nous*.

Benoît Varchi dit que l' Acciaiuoli et Guicciardini étaient les deux plus fortes tètes de V Italie, et c'est peut-être vrai, si l'on considère les ressources de l'esprit qu'ils employèrent à la recherche des moyens pour élever autrui au pouvoir, afin d'en jouir eux-mêmes, plutôt que l'intégrité de leurs sentiments. Nicolas Machiavel était mort en 1527.

Bien que le pape et Tempereur fussent pour les Médicis et fissent tous leurs efibrts pour asservir Florence, il ne leur était pas bien facile de réussir dans leurs projets. La faveur populaire n'accompagnait plus cette ûuTiille qui avait voulu se constituer seule dominatrice.

Nous avons pour ennemi tout un peuple , écrivait François Guicciardini, le 30 janvier 1531-32 -, et la jeunesse plus encore que les vieux, de sorte quHl y a lieu

^ Voy. sur le caractère particulier de quelques uns de ces hommes qui jouèrent un grand rôle dans le gouvernement de Florence, ce qu'en dit M. le baron Alfred Reumont, dans son récent ouvrage sur la Diplomatie italienne. Florence, 1857, p. il et s.

^ Eu égard à la différence de Tannée qui, à Florence, commençait alors le jour de l'Incarnation.

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