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\H2 b\: LA LK(iISLATJO.N ITALIENNE.
de craindre pendant cent ans encore ; nous sommes donc forcés de désirer tonte résolution qui assurera [Etat.
Et Robert Acciaiuoli prévoyait qu'en défaisant ce qui existait déjà , il y avait des dangers à courir. // me semble, disail-il dans une lettre adressée à l'archevêque de Capoue ', qu outre les oinemis naturels que nous avons dans la ville^ iious faisons tout pour en accroître le nombre ; parce c^ue tous ceux qui oit à restituer les biens acquis des ecclésiastiques et des arts et métiers ; ceux qui ojit à restituer les meubles et les armes des rebelles ; ceux qui ont à craindre de se voir privés de leurs charges^ sont assez nombreux pour quon en tienne compte ; et si l'oîi ne purge pas la ville de ces tristes résidus , on doit s'attendre à les voir s^ accroître au point que nous en serons écrasés ^.
Ces notables citoyens différaient tant soit peu de manière de voir, bien qu'ils connussent tous la pensée de Clément VII. Acciaiuoli croyait que le pape devait donner à la ville un gouvernement libre, mais limité dans sa forme, et auquel tous les citoyens de mérite
* C'est-à-dire à frère Nicolas de la Magna qui gouvernail alors Florence, au nom du pape Clément VIL
^ Pendant le siège de Florence pour faire face aux dépenses on obtint une délibération du conseil, laquelle autorisait la vente de tous les biens des corporations des arts et métiers de Florence et de Prato, de ceux qui avaient été donnés ou légués, à titre d'aumône ou autrement, aux établissements pieux. Une autre délibération du conseil prescrivait la vente des biens ecclésiastiques appartenant aux religieux séculiers et rég^uliers. Bernard Segni, dans le livre III de son histoire de Florence, écrit : qu'après l accord, c'est-à-dire la reddition de Florence aux impériaux, après X annulation de la loi, plusieurs se trouvèrent ruinés au point qu'ils ne se sont pas encore relevés. C'est à ces faits que fait allusion Acciaiuoli.