‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 23 sur 284 · CHAPITRE II. — DROIT PUBLIC ET DROIT CIVIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — DROIT PUBLIC ET DROIT CIVIL

La soif de l'argent fut encore plus grande chez l'empereur Vinceslas qui vendit à Jean Galéas Visconti, avec le titre de duc de Milan , presque toute la meilleure partie des droits régaliens que les empereurs d'Allemagne avaient sur l'Italie. Ce fut aussi dans le but de se procurer de l'argent et de recevoir des honneurs qu'on pût invoquer, en temps opportun, pour le soutien de l'empire, que passèrent en Itahe les empereurs Robert, Sigismond, Frédéric III et Maximilien I^r, mais il ne paraît pas qu'ils aient publié des lois, ou rendu des ordonnances de telle importance, qu'elles méritent d'être consignées dans cette histoire.

Les empereurs demeurant ordinairement en Allemagne et ne venant en Italie qu'à de longs intervalles et dans des circonstances spéciales, avaient cherché un moyen de faire respecter la majesté impériale, et de se rendre Uges les seigneurs les plus puissants, en créant (les vicaires investis de leur autorité. Le vicariat était donné à temps ou à perpétuité, sans qu'il résultât pour celui qui en était investi , l'obligation d'un hommage particulier. Parfois on trouve dans l'histoire la qualification de vicaire des empereurs, que quelques-uns croyaient plus bornée que celle de vicaire de Tempire.

Il semble que le vicariat était connu en Italie, dés le temps de la grande comtesse Mathilde, puisque, dans les mémoires de ces temps là , il est question du

rcgimine cmlalis :... în civitntc Senarum... fuit anuis fere ocloginfa quidam ordo hominum divitum regentium civitatem hene et pru denier, tamen quia populi multitudo indignahatur, oportebat eis prœstare cuin magna forlia militari. Qui ordo dcpositus est in adventu Cu" roli IV illust. Romanor. imperatoris tum regnantis.

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vicaiial du royaurrH; dr Liguric doril ilcnii V avait investi cette princesse '.

Sous les (Miipercurs Je la maison de Souabe, la paitie supérieure de la Péninsule était divisée en divers vicariats. Henri Vil, par un diplùine octroyé de son camp devant Rrescia, en 1811, réduisit le vicariat à la forme d'une magistrature populaire, en accordant que la commune de Padoue lui proposât tous les six mois, (juatre individus parmi lesquels l'empereur en choisirait un , qui serait investi de l'autorité de vicaire , et (jui gouvernerait cette contrée -. Après lui, Charles IV, par un diplôme du 9 mars 1355, octroya aux anciens de Pise le vicariat impérial sur l'état de Lucques et ses dépendances. Les vicaires généraux de l'empire étaient revêtus d'une plus grande autorité et partant, étaient d'un rang plus élevé. Parmi ces derniers tinrent une place éminente, les vicariats de Milan en la maison des Visconti, de Manloue dont étaient investis les ducs, et celui de Savoie. Les princes de celte maison furent les plus distingués parmi les vicaires de l'empire, et ils conservèrent ce titre jusque dans ces derniers temps.

Les principaux devoirs des vicaires consistaient à défendre et à recouvrer les droits de l'empire, à maintenir en paix et en bon état les pays compris dans leur vicariat, et à faire une guerre acharnée aux ennemis de Tempire ^ En même temps, on conférait au vicaire

^ Leibnitz, Scriptores rerum Brunsw., tnm. I, p. 682.

2 iMussatus ïa Memoriatempor. p. 7, parlant de ces temps écrivait : Omnes fe.re Lombardiœ civilaics Cremona ab alpibus hinc Veronam usque et Mulinam inchisive, vicnrios suscepere novis legum sanction nibus, ad régis phicilum vitœ necisgue polestatem hnbiluros.

^ Telles sont les attributions textuellement consignées dans le

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