‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 236 sur 284 · II · texte numérisé non relu

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M)H m: la législation italienne.

l'esprit de C(;ux (|iii n'acceptaient pas, comme règle de conscience, la théorie des faits accomplis.

L'attachement qu'ils conservaient pour l'ancienne lihertc perdue, ou pour la forme du gouvernement aboli, se confondait dans leur ressentiment contre ceux (lui l'avaient confisquée à leur profit.

Plus s'étendait la domination d'un petit nombre ou d'un seul, moins on laissait à l'opposition le droit de se manifester, et par suite, les opinions personnelles s'enracinaient profondément dans les cœurs

L'étude des anciens classiques, les souvenirs de Savonarole, les doctrines de Machiavel alimentaient ces opinions, et elles étaient plus ou moins ouvertement enseignées par d'illustres historiens, qui écrivirent sur la marche des affaires publiques de Florence, à celte époque, comme Benoît Varchi et Bernard Segni *.

François Guicciardini lui-même, quoiqu'il fût l'un des plus chauds partisans des Palleschi, laisse entrevoir que Charles V avait abusé de son pouvoir au préjudice de la liberté de Florence.

Mais comme il arrive qu'à une longue patience, succède, dans les esprits enflammés, une espèce de rage qui dévore, ainsi le désir de liberté se changea souvent en désir et en tentative de vengeance, et les conséquences furent les conspirations renouvelées et l'apologie de l'assassinat politique hautement prononcée. Et Vapologie de Laurent, de Pierre-François de Médicis, laquelle pour être, ainsi qu'on l'appelle, un miracle

^ Il suftit de lire l'histoire de Bernard Segni pour se convaincre que bien qu'il se fut rapproché des Médicis, il ressentait néanmoins, au fond du cœur, la perle de la liberté de sa patrie.

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