‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 240 sur 284 · CHAPITRE XIV. — ACTES, QUESTION^ ET DOCTRINES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV. — ACTES, QUESTION^ ET DOCTRINES

auparavant, François I^r, roi de France, en s' alliant avec Soliman II , avait résolu autrement la question , au grand scandale de l'Europe.

Dans les plus notables transactions politiques qui se sont accomplies en Europe, depuis plus de deux siècles, les grands intérêts communs de l'Italie ne furent ni débattus ni réglés, cependant les souverains de certains Etats de la Péninsule y prirent part, et à leur têfe nous mettrons les princes de la maison de Savoie, devenus puissants par la valeur de leurs armées, par la fidélité de leurs peuples, et par l'importance géographique de leur territoire. Et lorsque l'intérêt italien n'était pas le principal but de la négociation , le nom italien y figurait néanmoins comme l'organe de l'habileté impartialement employée. Ainsi à la paix de Westphalie ^ , qu'on considère encore aujourd'hui comme le point de départ du droit public général en Europe , on y fait une mention spéciale de l'habile médiation de Louis Contarini, ambassadeur de Venise ^

elle ne Tétait pas; et admettait comme possible, dans le premier cas, l'alliance avec les Turcs.

^ Les intérêts italiens qui furent réglés par le traité de Munster, concernaient les prétentions du duc de Savoie sur les duchés de Mantoue et de Montferrat, la cession de Pignerole, la dette du duc de Savoie envers le duc de Mantoue et payée par la France, et la destination de certains fiefs.

^ Voy. le préambule du traité de Munster du 24 octobre 1648, où l'on trouve au bas de la liste des plénipotentiaires de l'empfreur et du roi de France, Interventu et opéra illustrissimi et eccellenti^simi legati senalorisque veneti domini Aloysii Contarini, eguitis, qui mediatoris munere. procul a partium studio totos pêne quinque annos impigre perfunctus est. On sait en effet que les conférences de Munster ou d'Osnabruck durèrent cinq ans.

A l'appui de ce que nous avons avancé plus haut, nous ajouterons que le duc de Savoie, eut place à la paix de Westphalie, pour la confir-

500 DK LA F.KGISLATION ITAMKNNK.

Le traité d'Utrecht on 1713, celui do la ([uadniplo alliance, et celui de Passarovitz en 171X, eurent une grande influence sur le sort do l'Italie. On crut, avec les deux premiers, avoir pacifié la Péninsule, mais une paix durable se fit longtemps attendre encore, puisqu'on ne l'obtint que par le traité d'Aix-la-Cliapollo en 1748. Les stipulations de Passarovitz portèrent spécialement sur Venise, et l'on ne peut pas dire qu'elles aient amélioré la condition de la république, puisque les avantages qu'elle en retira, étaient bien loin de valoir la perte de la Morée.

' Nous n'irons pas plus loin, parce que nous n'entendons pas faire l'histoire des traités politiques et commerciaux, dans lesquels l'Italie a pu être intéressée; mais nous terminerons ce chapitre en exprimant le désir que la jeunesse italienne s'occupe de plus en plus de l'étude du droit public international d'Europe , objet d'une grande importance même pour elle, que plusieurs croient savoir, et que peu de personnes connaissent. En voyant quelques-uns de nos compatriotes tomber dans des erreurs graves sur cette matière, sur laquelle il a paru en Italie peu d'ouvrages importants, nous nous sommes permis d'émettre ce vœu. Le motif qui nous l'a dicté suffit à lui seul pour le justifier.

mation des stipulations de Cherasco de 1631 ; il en eut une autre plus profitable et plus glorieuse au traité d'Utrecht en 1713. Devenu roi de Sardaigne, il intervint utilement dans le traité d'Aix-la-Chapelle en 1748. Il ne fut pas, comme chacun sait, étranger au traité de Viennre en 1814 et 1815, et prit part aux conférences de Paris en 1856.

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