‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 244 sur 284 · CHAPITRE XV. — LOIS DE VENISE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. — LOIS DE VENISE

pas. Les dépêches des ambassadeurs étaient adressées au doge, mais il ne pouvait les ouvrir qu'en présence de ses conseillers, qui pouvaient les lire et y faire réponse même à son insu. Il ne pouvait sortir de Venise sans la permission de ses conseillers, et une fois sorti, il n'était plus qu'un simple citoyen; il lui était défendu de recevoir des cadeaux de la part d'un prince étranger, et comme tous les autres patriciens, il était soumis au Conseil des Dix. Ses frères, ses parents, étaient exclus des charges les plus importantes de l'Etat , et ne pouvaient ni demander ni recevoir des bénéfices émanant de la cour de Rome. Il avait une petite suite et point de gardes.

Les prérogatives du doge se bornaient à nommer aux emplois de peu d'importance. Lorsqu'il se montrait en public comme chef de la seigneurie^ on n'épargnait ni les solennités ni la magnificence.

A la mort du doge, sa statue était exposée dans la salle ducale de VEcu ; c'était une espèce de mannequin portant un masque représentant le visage du défunt et les ornements de la dignité ducale. — Pendant les funérailles, la statue était transportée dans la salle dite du piovego (lieu de réunion des magistrats ayant la surintendance des eaux publiques) ; en attendant, on élisait trois inquisiteurs et trois correcteurs de la p7'omesse ducale ^ Cette promesse ducale était le recueil des lois destinées à contenir l'autorité du doge et que ce dernier, à son arrivée au pouvoir jurait de respecter.

^ Promission Ducale.

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