‹ Histoire de la législation italienne (volume 2)Chapitre 270 sur 284 · CHAPITRE XVI. — ÉTUDES SUR LE DROIT PUBLIC · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. — ÉTUDES SUR LE DROIT PUBLIC

tionné d'Albéric Gentile pour se convaincre combien il a tiré parti des lumières de cet illustre interprète du droit civil, antérieur à lui de quelques années seulement ^

Les criminalistes lui reconnaissent le mérite d'avoir marqué un véritable progrès dans la jurisprudence criminelle, en formulant le premier une définition exacte de la tentative {conatd) l'un des points les plus graves de l'évaluation de l'imputabilité. Alciat traça la ligne de la culpabilité, en prenant pour point de départ la volonté de faillir, et pour dernier terme la consommation de l'acte; il appela tentative tout l'intervalle qui se trouve entre ces deux extrémités ^. On nous pardonnera cette courte digression , si l'on tient compte que les théories du droit pénal font partie du droit public.

Nous avons déjà parlé dans cette histoire du frère dominicain, qui agita Florence par la puissance de sa parole, et qui se posa, par son livre du Gouvernement des Etats, au nombre des publicistes italiens. Ce fut un éclair, une détonation, sans qu'il en restât de trace audelà de la première impression. Un autre dominicain d'un esprit peut-être plus élevé que celui deSavonarole,

discours d'ouverture pour l'année scolaire 1810-11 à l'Université royale de Pavie. Milan 1811, p. 62 et s.

^ Alciat naquit à Milan en 1494, et mourut à Pavie le \% janvier 1550, du ciiagrin qu'il éprouva à la suite d'insultes que lui firent ses élèves.

« ^ Aliud est crimen, aliud conatus, h^cin itinere, illud in meta. » Voy. Des vicissitudes et des progrès du droit pénal en Italie, depuis la renaissance des lettres jusqu'à nos jours, par le chev. Pierre Ulloa dans le journal napolitain le Progrès, livraison de janvier et février

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